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Le vote a lieu dans la matinée, tous les députés ont voté pour sa destitution. Lundi, Jean-Claude Kazembe a annoncé qu’il ne se présentera pas à l’Assemblée provinciale où les députés ont jugé recevable la motion de censure contre son gouvernement.


Le week-end dernier, l’assemblée de cette province issue du démembrement a déclaré « recevable » à l’unanimité cette motion introduite par le député provincial Jean Mwandwe. Un rapporteur  a été présenté préalablement aux députés provinciaux, mettant en exergue la mauvaise gestion de la province, les relations tendues entre le gouverneur et ses collaborateurs,  des cas de passation des marchés publics en violation de la procédure ainsi que la non-exécution du budget tel que voté par l’assemblée provinciale…

Porté à la tête de cette province issue du démembrement en mars 2016, Jean-Claude Kazembe hérite de la lourde tâche de faire oublier le populaire Moïse Katumbi, qui rejoint l’opposition et entre en guerre ouverte avec le Pouvoir congolais. Un an après, l’homme semble plutôt boire la tasse: alors que le Haut-Katanga montre de plus en plus son opposition au président Kabila, qui est pourtant un fils du coin.


En décembre dernier, alors que Kinshasa a eu une journée pour taire ses envies de voir Kabila quitté ses fonctions, à la fin de son mandat; Lubumbashi, deuxième ville du pays a laissé place à un début d’insurrection dans les zones défavorisées, notamment les communes du sud. Aux huit morts et 47 blessés selon les autorités, l’opposition parlera de plus de 50 tués. Des postes de police et des maisons communales du grand marché ont été pillés ou incendiés.

Comme le signale le journal Le Monde, dans un article publié en décembre dernier, la ville a depuis fait l’objet de toute l’attention des services de sécurité. Les leaders de l’opposition, dont Gabriel Kyungu, charismatique chef historique de la mouvance indépendantiste katangaise, aurait l’objet d’attaques. Des militants de l’opposition et des activistes de la société civile seraient traqués,  ou emprisonnés pour certains.

Symbole de cette décadence du pouvoir, le Gouverneur Kazembe est même filmé le 21 décembre dernier, prenant fuite sous des jets de pierres de la population, alors qu’il avait décidé de se rendre à pied avec des partisans à l’occasion d’une « marche de la paix » destinée à montrer que les autorités avaient le contrôle de la situation dans cette province.

(Politico via www.diaspordc.com)

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