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L’Union européenne (UE) affirme, dans un communiqué rendu public le 8 avril, que la désignation du nouveau Premier ministre est contraire à lesprit et à la lettre de l’Accord du 31 décembre 2016.


Les Européens font observer que la nomination de Bruno Tshibala le vendredi 7 avril au poste de Premier ministre n’est pas consensuel.

Pour cela, l’UE dit etre dans « une grande inquiète ».

Pour elle, il faut rétablir un large consensus national pour former un gouvernement mandaté pour les élections avant la fin. C’est-ce prévoit l’Accord dit-elle.

L’UE rappelle dans le même communiqué qu’elle est attachée à la Résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations-Unies adoptée à l’unanimité qui prie toutes les parties à mettre en oeuvre l’Accord du 31 décembre en toute bonne foi et dans son intégralité.


S’agissant des manifestations prévues par l’opposition, l’UE demande au gouvernement de ne pas faire usage un usage disproportionné de la force.
Elle dit suivre la situation en RDC de près.

L’UE brandit la menace de sanctions pour les personnes qui se rendront coupables de graves violations des droits de l’homme et envers tous ceux qui feront obstacle à une sortie consensuelle et pacifique à la crise politique.

Cette prise de position de l’UE n’augure rien de bon. Le gouvernement Tshibala risque d’être aussi isolé que l’était celui éphémère de Samy Badibanga.

(Ci-dessous le communiqué de l’UE)

La Délégation de l’Union européenne (DUE) publie cette déclaration en accord avec les Chefs de mission des pays membres de l’Union européenne en République démocratique du Congo (RDC).

Auteur
Press and information team of the Delegation to CONGO (RDC)
Press and Information
CONGO (KINSHASA)
Kinshasa, le 8 avril 2017
L’Union européenne (UE) prend note du discours du Président Kabila du 5 avril sur l’état de la Nation, suivi par la désignation d’un nouveau Premier Ministre, contrairement à la lettre et à l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016. Elle observe le manque de consensus sur cette nomination et marque sa grande inquiétude à ce sujet. Le rétablissement d’un large consensus national pour un gouvernement mandaté pour des élections avant la fin de l’année est au cœur du dit Accord. A cet égard, l’UE appuie pleinement la nouvelle résolution 2348 que le Conseil de Sécurité des Nations Unies vient d’adopter à l’unanimité, qui prie toutes les parties prenantes en RDC de mettre en œuvre sans délai l’Accord du 31 décembre 2016, en toute bonne foi et dans son intégralité.

En vue de la tenue des manifestations prochaines annoncées par une partie de l’opposition, l’UE rappelle que le droit de manifester pacifiquement est le corollaire de tout processus politique. Elle demande à tous les acteurs politiques de tout faire pour éviter les débordements et invite les autorités à garantir le respect de l’espace public et à éviter l’utilisation disproportionnée de la force par les responsables du maintien de l’ordre.

L’UE continue de suivre la situation de près, en partenariat avec les pays de la région et les autres membres de la communauté internationale. En référence à ses Conclusions du 6 mars 2016, elle rappelle à tous les responsables politiques et aux membres des forces de sécurité que de nouvelles mesures restrictives individuelles pourront être adoptées contre ceux qui seraient responsables de graves violations des Droits de l’Homme, inciteraient à la violence ou qui feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l’aspiration du peuple congolais à élire ses représentants

Israël Mutala

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