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L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a décidé de renvoyer le rapatriement de la dépouille de son président, Étienne Tshisekedi, initialement prévu pour ce vendredi 12 mai à une date ultérieure et dénonce les manœuvres du pouvoir de tenter de l’en empêcher.


Dans un communiqué rendu public ce mardi 9 mai dans la soirée, le parti d’Etienne Tshisekedi dit vouloir faire échec à un plan du chaos orchestré par le pouvoir et a décidé « au nom de la paix », de renvoyer « sine die » le rapatriement de la dépouille de l’illustre disparu à Kinshasa

«Pour faire échec au plan machiavélique programmé par la mouvance Kabiliste, d’engager notre pays dans une voie de la violence lors des obsèques de notre héros national, au nom de la paix, et après concertation avec la famille biologique du défunt, l’UDPS a pris, en toute responsabilité, la décision de renvoyer à une date ultérieure, le rapatriement de la dépouille de son président»


Par ailleurs, l’UDPS dément avoir attaqué la police et incendié un camion et deux tentes mardi 9 mai 2017 près de sa permanence à Limete et parle d’une “nouvelle cabale montée par le pouvoir qui tente par tous les moyens” d’empêcher l’arrivée à Kinshasa de la dépouille d’Etienne Tshisekedi.

«L’UDPS est scandalisée d’apprendre qu’un soit-disant groupe d’assaillants a attaqué les éléments de la police en faction devant sa permanence, brûlant par la même occasion un camion de marque Kamaz et deux tentes. L’inertie des éléments de la police et les récits tels que relatés démontrent, qu’il s’agit encore une fois d’un scénario macabre monté par la mouvance Kabiliste, en vue de justifier l’occupation de la permanence, afin d’empêcher l’exécution des travaux de la construction du mausolée», dit le communiqué.

L’UDPS affirme avoir alerté la Monusco pour sécuriser sa permanence et décline la responsabilité de «toute perte tant en vies humaines qu’en biens matériels, et exige la libération de son siège national ainsi que la restitution de tous ses biens, sans délai», conclut le communiqué.

Patrick Maki

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