Le budget publié par Joseph Kabila est évalué à 11 301 343 655 581 FC

Un coup d’épée dans l’eau !
Impossible de finaliser l’épineuse question électorale sans la loi portant organisation du Cnsa, celle relative à la répartition des sièges, sans oublier la loi électorale révisée, étant donné l’importance la priorité accordée à la tenue des élections par le gouvernement Tshibala


Les Congolais attendaient cela depuis le 15 juin dernier. Il a fallu donc 9 jours de patience pour voir le président de la République, Joseph Kabila, apposer sa signature sur ce document pour promulguer la loi des Finances exercice 2017.
C’est en effet depuis samedi 24 juin 2017, à Lubumbashi, que l’ordonnance a été signée.
Deux jours après, soit lundi 26 juin, elle a été rendue publique sur les antennes de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC). Ce budget est évalué à 11 301 343 655 581 FC (7 783 294 528,637052 USD).

Fini donc le système de crédit provisoire qui a caractérisé une partie du règne de Samy Badibanga, ainsi qu’une bonne période sous Bruno Tshibala. A six mois des élections, le gouvernement peut désormais affecter tous les frais liés au financement du processus électoral afin que ce rendez-vous se tienne dans le délai fixé par l’Accord de la Saint Sylvestre, soit au plus tard le 31 décembre 2017, pour éviter la dangereuse crise qui se pointe déjà à l’horizon.
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Les deux objectifs principaux de l’actuel gouvernement étant l’organisation et l’amélioration du social de la population, des actions à moyen et court terme doivent être initiés pour juguler, tant soit peu, la souffrance du peuple congolais clochardisé à souhait, et quasi abandonné à son triste sort. Il faudra abattre un travail de titan pour arrêter l’inflation, stabiliser le cadre macroéconomique et revaloriser la monnaie nationale, le Franc Congolais, en vue d’éviter la surchauffe des prix sur le marché.

1 169 milliards pour les élections

Pour rappel, les recettes proviennent du budget général en raison de 10 013, 4 milliards de Francs congolais et du budget annexe et comptes spéciaux de 1287,9 milliards des FC. Le chef de l’Exécutif avait fait remarquer que ce projet trouvera des ressources grâce à la moralisation de la vie publique, à la lutte contre la corruption, la fraude, l’évasion fiscale et douanière et aux sanctions sévères contre les corrompus. Bruno Tshibala a souligné que 1 169 milliards des FC sont prévus dans ce budget pour l’organisation des élections prévues pour cette année.

Devant les élus nationaux, le Premier ministre avait promis d’appliquer rigoureusement « une politique de la dépense publique basée sur la dépense qualitative et le respect de la chaîne des dépenses ». D’après lui, l’ambition du gouvernement est de réduire le chômage, d’arrêter la dégradation de la vie des Congolais, d’étendre la couverture de la protection sociale et l’augmentation de l’enveloppe de la rémunération.

Comparé aux 4,5 milliards de dollars américains proposés par Augustin Matata, alors Premier ministre démissionnaire, le projet actuel de budget est en nette hausse. On attend alors voir si son exécution respectera toutes les rubriques contenues dans cette loi des Finances que les Congolais attendaient depuis janvier 2017.

Par LM

Impossible de finaliser l’épineuse question électorale sans la loi portant organisation du Cnsa, celle relative à la répartition des sièges, sans oublier la loi électorale révisée, étant donné l’importance la priorité accordée à la tenue des élections par le gouvernement Tshibala