A propos d’un éventuel 3e Dialogue, la MONUSCO s’en tient à la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre

Le débat sur un éventuel 3e dialogue alimente la vie politique en RDC. Pour sa part, la MONUSCO en appelle à la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre.

« La MONUSCO continue, et cela a encore été renforcé par les déclarations qui ont été faites la semaine dernière à New York, suite aux réunions qui se sont déroulées en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Je vous le rappelle : une première réunion consacrée à la RDC et également une rencontre entre le Secrétaire général des Nations Unies et le président Kabila. Dans les deux cas, les Nations Unies ont demandé au gouvernement et aux acteurs politiques congolais de s’engager fermement dans la mise en œuvre effective et à temps de l’accord politique du 31 décembre 2016. Donc, nous réaffirmons le rôle central de la mise en œuvre effective et à temps de l’Accord politique du 31 décembre 2016. C’est ce qui nous est demandé par la Résolution 2348. Et c’est ce qui reste notre feuille de route », a dit Florence Marchal, porte-parole ad interim de la MONUSCO au cours de la conférence hebdomadaire de la MONUSCO ce mercredi 27 septembre.

Ce qu’en pense la CENCO

 « Nous sommes logiques et cohérents envers nous-mêmes. L’Accord du 31 décembre souffre de sa mise en œuvre à 90%. Nous ne pouvons pas piloter un 3e dialogue alors que le précédent n’est pas appliqué », a dit Monseigneur Utembi au cours d’une conférence de presse au siège du  Réseau européen pour l’Afrique centrale (EurAc) à Bruxelles. « A voir la délinquance de l’homme politique congolais, un autre dialogue irait dans le sens de  saper l’accord du 31 décembre. C’est possible de sortir de la crise sans un autre Dialogue. Tout est encore possible », a ajouté Mgr Fidèle Nsielele qui a participé à la même conférence de presse.

Ce qu’en pense le Rassemblement

«Le Rassemblement ignore tout de l’organisation et de la tenue d’un troisième dialogue. Le Rassemblement profondément attaché à sa nouvelle feuille de route adoptée à l’unanimité à l’issue de son deuxième conclave et à ses nombreuses prises de positions subséquentes, rejette l’idée d’un troisième dialogue orchestrée et véhiculée par Joseph Kabila et ses acolytes. Le Rassemblement considère que Joseph Kabila a délibérément bloqué le processus électoral et sabordé l’Accord de la Saint sylvestre constate en conséquence que Joseph Kabila a renoncé et donc perdu la légitimité que seul l’Accord lui conférait, il ne peut en aucune manière se prévaloir de la qualité de président de la RDC, s’étant lui-même disqualifié, il n’est dès lors plus un interlocuteur crédible, il est un problème intégral, le processus prévu par l’accord, doit aboutir, se poursuivre sans Joseph Kabila », avait dit Félix Tshisekedi, Président du Rassemblement, le 14 septembre dernier.

Ce qu’en pense Kabila

 « A l’instar de la paix, la stabilité politique constitue pour nous un objectif constant de politique intégré. Dans cette optique, depuis près d’une année, nous avons recouru au dialogue qui, pour nous, est un mode permanent de règlement des différends politiques (…)», a dit Joseph Kabila à l’Assemblée générale de l’ONU le 23 septembre 2017 à New York.

actualité.cd

Le débat sur un éventuel 3e dialogue alimente la vie politique en RDC. Pour sa part, la MONUSCO en appelle à la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre.