Passeports: le gouvernement ordonne aux missions à l’étranger d’appliquer la décision

Alors que la décision d’interdire les passeports semi-biométriques fait toujours polémique, le gouvernement a ordonné à toutes les missions diplomatiques de la RDC à travers le monde, de faire respecter la mesure. 

Le gouvernement semble tenir sur sa décision controversée au sujet des passeports semi-biométriques. Dans un message adressé à toutes les missions diplomatiques de la République démocratique du Congo à travers le monde, le vice-ministre congolais aux Affaires étrangères appelle à l’application de sa mesure interdisant les passeports semi-biométriques dès 16 octobre 2016.

“J’ai l’honneur de porter à votre connaissance du profit de nos compatriotes congolais résident dans vos juridictions respectives et porteurs de passeports semi-biométriques établis avant le 10 novembre 2015 que ces derniers cesseront d’avoir cours légal à partir du 16 octobre 2017“, annonce la communication signée par le vice-ministre Aggée Aje Matembo.

“Aussi, est-il demandé aux porteurs desdits passeports de procéder au changement de ceux-ci en passeports biométriques, mise en circulation depuis le 16 décembre 2015”, ajoute-t-il.

Dans un communiqué, le ministère congolais des Affaires étrangères indique qu’à partir du 16 octobre les passeports semi-biométriques encore en circulation n’auront plus cours légal en République Démocratique du Congo. “Les citoyens qui détiennent ces passeports ne pourront plus être autorisés à franchir la frontière tant à l’entrée qu’à la sortie du territoire national” note le document, signé par Aje Matembo Toto, vice-ministre des affaires étrangères.

La décision a créé une véritable tôlée au pays, où e député UNC Juvénal Munubo annonce avoir adressé une question orale au vice-Premier ministre et ministre congolais des Affaires étrangères Léonard She Okitundu pour s’expliquer sur ce dossier. Une pétition a également été lancée contre cette mesure, alors que plusieurs cadres de la majorité au pouvoir ont exprimé leur désaccord.

De son côté, le Parti Liberté, dirigé par Germain Kambinga, appelle le gouvernement à prendre en charge les frais de remplacement des passeports semi-biométriques pour mettre fin à la querelle.

“Que le gouvernement de la République prenne en charge tous les frais liés au remplacement des passeports semi-biométriques. Cela va du principe du respect des droits acquis qui exige que les Congolais qui avaient déjà payé pour ces documents ne subissent pas le préjudice d’un nouveau paiement“, explique ce communiqué dont POLITICO.CD s’est procuré une copie.

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Alors que la décision d’interdire les passeports semi-biométriques fait toujours polémique, le gouvernement a ordonné à toutes les missions diplomatiques de la RDC à travers le monde, de faire respecter la mesure.