Voici le Plan de sortie de crise de l’UDPS remis à l’ONU: démission de Kabila, transition de 6 mois, désignation Président consensuel, nomination PM proposé par l’UDPS

La 72ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies a vécu.

N’ayant pas le statut d’ officiels et donc pas habiletés à prendre la parole du haut de la tribune de l’ONU, les opposants congolais, avec en tête l’UDPS, ont néanmoins adressé un mémo aux membres de la plus grande Organisation internationale au monde.

A l’intérieur de ce document dont 7SUR7.CD a réussi à se procurer un exemplaire, le parti du Sphinx de Limete donne son Plan de sortie de crise en RDC.

Il se résume en 6 points :

1. La démission pure et simple de Joseph Kabila au plus tard le 31 décembre 2017,

2. Une concertation entre les forces politiques et sociales pour identifier une personnalité consensuelle capable de diriger une courte transition d’environ 6 mois pour préparer essentiellement les élections,

3. Nommer un Premier ministre proposé par l’Udps,

4. Mettre en place un gouvernement de 25 ministères avec un mandat électoral,

5. Mettre en place un parlement de transition,

6. Entreprendre des réformes, notamment dans les médias publics, à la CENI et dans les milieux judiciaires.

D’après ce document de l’UDPS, ce plan permet d’espérer l’organisation réellement les élections libres, transparentes et démocratique en RDC au cours du premier trimestre 2018.

S’agissant de la réussite de ce Plan dit de redressement et de sortie de crise qui sévit au Congo, l’UDPS formule une série de recommandations surtout à l’endroit de la communauté internationale qui se résume essentiellement au rejet de l’idée d’un 3ème dialogue avec l’actuel président et sa famille politique.

La fille aînée de l’opposition martèle sur la nécessité d’une courte transition sans Kabila, seul cadre qui selon elle va garantir l’organisation des élections dans le délai convenu par tous.

Par le biais de son secrétaire général qui a signé ce mémo, l’UDPS invite la communauté internationale à appuyer son schéma de sortie de crise mais également à renforcer le mandat de la monusco souvent accusé de mollesse devant les multiples violations des droits humains.

Au regard de ce mémo, l’on est tenté de parler d’un rétropédalage de l’Opposition qui jusqu’ici ne jurait que par la tenue des élections d’ici le 31décembre 2017.

Pendant ce temps, certains analystes qui se sont déjà procuré ledit document relève un certain nombre de contradictions qui méritent d’être éclairées par l’Union pour la Démocratie et le Progrès Sociale.

Élysée Odia

La 72ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies a vécu.