Washington – Kinshasa: vers la normalisation?

Donald Trump s’est exprimé pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir sur la République démocratique du Congo ce jeudi, affirmant “suivre la situation de près”, en décidant même d’envoyer une émissaire à Kinshasa. Les autorités congolaises y voient un signe de “normalisation” des relations dégradées entre les Etats-Unis et la RDC. 

Huit mois après son arrivée au pouvoir, le président américain Donald John Trump s’est enfin exprimé publiquement sur la République démocratique du Congo, durant une réunion avec  des dirigeants africains en marge de la 72ème Assemblée générale de l’ONU.

Associant la RDC au Soudan du Sud, le président américain dit “suivre la situation” de près: “Des millions de vies sont menacées et nous continuons à fournir une aide humanitaire, mais des résultats réels pour arrêter cette catastrophe nécessiteront un processus de paix dirigé par les Africains et un engagement sincère et vraiment sincère de toutes les parties impliquées“.

A la différence de Barack Obama, le président Trump ne parle ni des Droits de l’homme, encore mois du départ de Kabila durant cette réunion certes généraliste. Il annonce par ailleurs l’arrivée prochaine en RDC, de Nikki Haley représente les Etats-Unis auprès des Nations unies. “Le voyage de Nikki Haley est prévu de longue date en RDC pour octobre et il est même souhaité par le vice-Premier minsitre Okitundu [Chef de la diplomatie congolaise] pour qu’elle se rende compte de la situation réelle en RDC pour éviter qu’elle ne prenne des positions souvent excessives en dehors des réalités sur base de rapports diplomatiques ou d’ONG et médias souvent biaisés“, explique-t-on à POLITICO.CD du côté des Affaires étrangères.

En effet, Mme Haley ne porte par les autorités congolaises dans coeur. Elle s’est attaquée en juillet dernier à la candidature de la RDC Conseil des droits de l’Homme.  «Quand des pays du groupe Afrique avancent la candidature d’un pays comme la RD Congo pour qu’il devienne membre du Conseil des droits de l’homme, cela n’affaiblit pas seulement cette institution, mais alimente également le conflit qui provoque tant de souffrances sur ce continent », affirmait-elle.

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Donald Trump s’est exprimé pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir sur la République démocratique du Congo ce jeudi, affirmant “suivre la situation de près”, en décidant même d’envoyer une émissaire à Kinshasa. Les autorités congolaises y voient un signe de “normalisation” des relations dégradées entre les Etats-Unis et la RDC.