A 67 jours de la date du 31 décembre, la tension monte en RDC

67 jours séparent les Congolais de la date fatidique du 31 décembre 2017, fixée pour l’organisation des élections, selon l’accord du 31 décembre. Du coup, la tension monte.

Nikki Haley, oiseau de mauvais augure, selon l’Opposition congolaise, arrive à Kinshasa cette semaine, non pas en tant qu’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, mais comme envoyée spéciale du président américain Donald Trump au Raïs Joseph Kabila. Ça tremble du côté de la Majorité Présidentielle qui ignore, jusqu’ici, l’essentiel du message du président américain. D’où, on la compare déjà à Bill Richardson qui a vu Mobutu alors que l’Afdl progressait déjà à l’Est, pour lui demander de démissionner. De même que Madeleine Albright qui a harcelé Laurent-Désiré Kabila dans le même sens.

Dans cette ambiance de peur, Pierre Kangudia, ministre du Budget, démissionne, au nom du Bureau politique de son parti, l’UNC. Pour cause, la non organisation des élections cette année. Du coup, ce geste fragilise l’exécutif en cette période difficile.

Au même moment, depuis la dernière tripartite Cnsa-Ceni-gvt, il y a bras de fer entre Bruno Tshibala et Joseph Olenghankoy. Ce dernier accuse le premier de l’ivresse du pouvoir, au point d’exposer le pays dans un chaos qui ne dit pas son nom. Et le Rassop/Kasavubu est au bord de l’implosion. Car la fracture est sérieuse, et les ailes de dessinent déjà : les pro Tshibala et les pros Olengha.

Alors que la Majorité envisage déjà de se remettre autour de la table pour traverser la date du 31 décembre prochain avec un nouveau compromis, « plus question de dialogue », rétorque le Rassemblement/Limete qui ne jure que sur une courte période de « transition sans Kabila ».

La communauté internationale, quant à elle, tient toujours à l’application de l’accord de la Cenco pour trouver la solution à la crise au Congo.

Coreneille Nangaa, patron de la Commission électorale nationale indépendante, annonce 504 jours, à dater de l’enrôlement du dernier électeur, avant d’envoyer les Congolais aux urnes, mettant ainsi en colère la population et une frange importante de la classe politique comme de la société civile.

On tend vers un scénario analogue à celui de la fin de Mobutu, en 1997, il y a de cela 20 ans.

MCN Team

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67 jours séparent les Congolais de la date fatidique du 31 décembre 2017, fixée pour l’organisation des élections, selon l’accord du 31 décembre. Du coup, la tension monte.