Didier Reynders - 504 jours de Nangaa: "On ne peut pas imaginer qu'on lance de chiffres comme ça"

Les élections tant attendues en République démocratique du Congo n’auront pas lieu avant au moins avril 2019, laisse entendre le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Corneille Nangaa a affirmé dans une déclaration à la suite d’une réunion avec des représentants de la société civile mardi qu’il faudrait au moins 504 jours pour organiser le scrutin une fois l’enrôlement des électeurs terminé.

L’annonce de Corneille Nangaa a créé une véritable colère auprès de l’opposition, qui accuse le pouvoir et le président de la CENI d’avoir “déclaré la guerre au peuple congolais”.

Un sentiment quasi-partagé avec le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders. “On ne peut pas imaginer qu’on lance de chiffres comme ça sans qu’il ait un vrai dialogue entre la majorité et l’opposition“, recommande-t-il dans une intervention à la RTBF.  “Nous demandons un calendrier, un calendrier qui soit précis, concret et qui soit raisonnable, et puis consensuel“, ajoute-t-il.


Le chef de la diplomatie belge a eu une série de rencontres avec les acteurs politiques congolais en septembre dernier à New York, en marge de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies.

A son homologue Léonard She Okitundu, le chef de la diplomatie belge a appelé à la publication d’un calendrier pour les élections “simultanées” en RDC. “Je m’attends dans les prochains jours ou semaines à ce que la Ceni (Commission électorale nationale indépendante, ndlr) publie un calendrier permettant la tenue d’élections simultanées“, a indiqué à l’issue d’un entretien qualifié de “franc et direct” avec M. Okitundu.

“Tout doit en tout cas être fait pour qu’on aboutisse vraiment à des élections“, a poursuivi le chef de la diplomatie belge. Ce dernier a précisé qu’il souhaitait effectuer une visite à Kinshasa d’ici la fin de l’année.

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Les élections tant attendues en République démocratique du Congo n’auront pas lieu avant au moins avril 2019, laisse entendre le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Corneille Nangaa a affirmé dans une déclaration à la suite d’une réunion avec des représentants de la société civile mardi qu’il faudrait au moins 504 jours pour organiser le scrutin une fois l’enrôlement des électeurs terminé.