Lettre des sénateurs américains à Donald Trump : la ligue des jeunes du PPRD s’en moque

La correspondance d’un groupe de sénateurs américains adressée au président des Etats Unis, Donald Trump, l’invitant à s’impliquer davantage dans la crise en RDC, est interprétée de diverses manières dans le camp du pouvoir.

Alors que les conseillers diplomatiques du chef de l’Etat se disent être surpris par cette prise de position d’un groupe de sénateurs américains, le conseiller politique de Joseph Kabila et président de la Ligue des jeunes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Patrick Nkanga banalise la démarche.

Sur son compte twitter, Patrick Nkanga minimise l’affaire et évoque un fait bénin. « Les trois sénateurs américains ne sont pas représentatifs dans l’échiquier politique de leur pays. On sait d’où ça vient, un fait bénin... », écrit-il.

Pour rappel, les signataires de la lettre estiment qu’au cas où Kinshasa continue de « refuser » de mettre en œuvre « l'esprit et la lettre » de l’accord de la Saint Sylvestre, les États-Unis devraient « utiliser les moyens dont nous disposons, y compris les sanctions […] des règlements anti-blanchiment et des outils supplémentaires disponibles […] pour affecter le calcul des individus qui ont une forte influence sur le président Kabila pour l'exhorter à changer de cap ».

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Raymond Tshibanda, envoyé spécial de Joseph Kabila aux USA se dit surpris. « Nous sommes surpris par le fait qu’ils reviennent sur un argumentaire dépassé, alors que nous avons eu à les expliquer en long et en large la situation réelle, politique et sécuritaire, en RDC. Nous avons l’impression qu’ils ne nous écoutent pas », déplore le diplomate.
« C’est très inquiétant, s’ils se contentent de ce que leur disent des opposants intéressés qui ne cherchent qu’à en découdre avec le pouvoir en place à Kinshasa », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Jeune Afrique.

MCNTEAM

La correspondance d’un groupe de sénateurs américains adressée au président des Etats Unis, Donald Trump, l’invitant à s’impliquer davantage dans la crise en RDC, est interprétée de diverses manières dans le camp du pouvoir.