Nikki Haley arrive très en colère à Kinshasa

L’Ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley arrive très en colère à Kinshasa, après l’élection de la RDC au Conseil des Droits de l’homme. 

Les spéculations vont bon train dans la capitale congolaise, alors que l’Ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU devrait arriver ce week-end. Nikki Haley est attendue à Kinshasa le 21 octobre, alors que sa visite intervient au moment même que les Etats-Unis protestent farouchement contre le pouvoir congolais.

A Kinshasa, on a toujours placé l’arrivée de Mme Haley sous les bons signes, annonçant notamment une certaine normalisation des relations tendues entre les Etats-Unis et la RDC. “En diplomatie, la visite d’un officiel dans un pays déterminé est toujours un signe de normalisation et de consolidation des relations diplomatiques car elle permet un échange sur les questions d’intérêt commun qui est noté dans les annales communes et nécessite un suivi de réciprocité“, nous expliquait un officiel congolais.

“[L’ambassadrice] Nikki Haley [qui] fera sa première visite en Afrique, au Congo, affirme ne pas venir en donneur de leçons mais pour comprendre“, expliquait même les Affaires étrangères dans un tweet poster peu après la rencontre du vice-Premier ministre et ministre congolais des Affaires étrangères She Okitundu avec Mme Haley jeudi dernier à New York.

Toutefois, les choses semblent avoir changé. En effet, les Etats-Unis ne décolèrent toujours pas après l’élection de la RDC au Conseil des droits de l’Homme, qu’ils qualifient de “preuve de plus du manque de crédibilité” de cette institution onusienne.  “L’élection d’aujourd’hui est un exemple parmi tant d’autres de la raison pour laquelle le Conseil des droits de l’homme (CDH) manque de crédibilité et doit être réformé pour être préservé. La république démocratique du Congo (RDC), pays notoire pour sa répression politique, sa violence à l’égard des femmes et des enfants, ses arrestations et détentions arbitraires et ses assassinats et disparitions illégales, a été élue comme membre de ce qui est censé être l’instance la plus prééminente au monde en matière de droits de l’homme“, a déclaré l’Ambassadrice américaine à l’ONU.

Tout à coup, les spéculations vont bon train à Kinshasa où les opposants espèrent une fermeté des autorités américaines pour obtenir le départ de Joseph Kabila. Selon la presse belge, il “est envisageable que Nikki Haley, ambassadrice des Etats Unis aux Nations Unies, profite de sa prochaine visite au Congo pour avertir Kabila qu’il risque de comparaître devant la Cour pénale internationale (CPI) s’il tire sur des  manifestants“.

L’Église catholique et d’autres acteurs travaillent à la possibilité que l’ambassadrice de l’ONU Nikki Haley envoie un message univoque à Kabila lors de sa visite du 21 octobre : “si vous tirez sur vos citoyens, vous encourerez une persécution de la Cour pénale internationale“, explique MO.be.

“En effet, Nikki Haley peut soumettre personnellement cette question au Conseil de sécurité de l’ONU afin que celui-ci, en vertu de l’article 13 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, qualifie cette violence envers la population d’acte d’agression et la renvoie à la Cour pénale internationale,”

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L’Ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley arrive très en colère à Kinshasa, après l’élection de la RDC au Conseil des Droits de l’homme.