Querelle au sein de la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement

La fameuse tripartite tant attendue entre le gouvernement, la CENI et le CNSA a ouvert ses portes le samedi dernier à Kinshasa. Le chose n’iraient toutefois pas très bien entre Joseph Olenghankoy et les autres parties prenantes.

A en croire le journal kinois “Le Soft International”, réputé proche de la majorité, alors que l’ouverture des travaux de cette tripartite est d’abord mal tombée, avec l’arrivée dans la capitale congolaise du président sud-africain Jacob Zuma, une querelle entre Joseph Olenghankoy, la CENI et le gouvernement, gangrène ces assises.

“Président contesté de cet organe, Joseph Olenghankoy Mukundji avait refusé de se rendre il y a un mois au Kasaï à Kananga où avait eu lieu une première évaluation finalement appelée pré-évaluation, estimant qu’il lui revenait à lui et à nul autre, de prendre une telle initiative, non au Gouvernement, ni à la Centrale électorale“, fait remarquer le journal congolais.

“Ensuite, poursuit-il, la réunion ouverte samedi au Palais du Peuple aurait dû avoir lieu au Kongo Central, à Kisantu, et, à nouveau, ce site n’était pas du goût de Joseph Olenghankoy qui avait opposé un refus catégorique. En même temps, nombre de membres du CNSA se plaignent d’avoir l’impression de subir la loi de la Céni et de la Majorité présidentielle”

Le Soft International tient pour preuve le fait que c’est le Premier ministre Bruno Tshibala et non le Président de la République qui a présidé la séance inaugurale. “Joseph Olenghankoy estime que le président de la CENI a mis le CNSA devant un fait accompli en faisant des annonces préalables consistant à ne pas envisager des scrutins en 2017 mais en 2019 et réclamant au moins 504 jours à compter de la fin des opérations d’enrôlement qui se poursuivent encore dans les Kasaï“, explique-t-il dans son édition de ce lundi.

Dans son discours d’ouverture, le président du CNSA a fait une toute autre lecture des accords de la Saint-Sylvestre… Parlant notamment des élections, il a rappelé, selon lui, ce qui est écrit dans l’accord de la Saint-Sylvestre: si les élections n’ont pas lieu au plus tard en décembre 2017, il revient au CNSA d’apprécier unanimement ou de manière consensuelle avec le Gouvernement et la Céni le temps nécessaire pour pouvoir parachever lesdites élections.

“En clair, c’est au CNSA d’évaluer seul le processus électoral quitte à faire venir, s’il échec, la CENI et le Gouvernement“, dit Le Soft International qui affirme que “pour l’instant, toutes les parties jouent à calmer le jeu.”

Plus étrange, la résidence de Joseph Olenghankoy a été visitée par des hommes armés ce matin, tirant deux balles sur le portail. Le président du CNSA n’était néanmoins pas sur place.

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La fameuse tripartite tant attendue entre le gouvernement, la CENI et le CNSA a ouvert ses portes le samedi dernier à Kinshasa. Le chose n’iraient toutefois pas très bien entre Joseph Olenghankoy et les autres parties prenantes.