31 décembre: Aubin Minaku met la population en garde

La marche pacifique que projettent les laïcs catholiques est contestée par le Secrétaire général de la Majorité présidentielle, qui met en garde la population face "aux dérapages qui peuvent survenir au cours de cette manifestation."

Le président de l’Assemblée nationale, intervenant en sa qualité de Secrétaire général de la Majorité présidentielle, a réagit depuis vendredi 29 décembre 2017, par rapport à une marche dite pacifique que projettent les laïcs de l’Eglise catholique le dimanche 31 décembre 2017 afin d’exiger l’application de l’accord signé le 31 décembre 2016. 

Aubin Minaku estime que le pays se trouve aujourd’hui « en pleine démocratie, instaurée notamment et particulièrement grâce au leadership assumé par Joseph Kabila Kabange depuis 2001. » Et l’exercice des libertés fondamentales est établi. « Mais dans tout pays, tout Etat de droit, tout Etat organisé, il y a point d’abus de droit en l’espèce. Parce que, assumer sa liberté de manifester, c’est très bien. Mais il faut en même temps respecter le droit de la collectivité, de l’Etat congolais, le droit du prochain. C’est cela assumer réellement la démocratie », a-t-il souligné.

Aubin Minaku rappelle que pour la Majorité présidentielle, c’est vraiment contradictoire que de faire un appel à une manifestation pacifique pour faire « partir le Président de la République, élu et exerçant ses fonctions sur base de la Loi fondamentale jusqu’en ce moment, jusqu’au jour où, il y aura un autre président élu. « 

« Ceux qui appellent la population à pouvoir aller prier, je n’ai aucun pouvoir pour dire le contraire. Parce que, communier avec son Dieu à chaque instant de sa vie, c’est un devoir sublime pour tout être humain. Mais ceux qui veulent instrumentaliser les chrétiens, particulièrement catholiques, pour les récupérer après l’eucharistie, et les conduire dans un schéma de coup d’Etat (puisque, faire partir un Président de la République établi démocratiquement ça s’appelle coup d’Etat), conduire les chrétiens vers une démarche devant aboutir à un coup d’Etat, c’est dangereux ».

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La marche pacifique que projettent les laïcs catholiques est contestée par le Secrétaire général de la Majorité présidentielle, qui met en garde la population face "aux dérapages qui peuvent survenir au cours de cette manifestation."