Bukavu : Vive tension à l’ISP, la police massivement déployée

La tension est vive ce vendredi 8 décembre 2017 à Institut Supérieur Pédagogique/Bukavu. Les étudiants réclament la démission de l’actuel comité de gestion et la reprise des cours suspendus depuis environ deux mois. La police s’est déployée aux abords du campus et tente de contenir près de deux cents étudiants prêts à se rendre au gouvernorat pour obtenir gain de cause.

« Nous, étudiants de l’ISP/Bukavu, avons respecté le délai qui nous a été donné par le Maire de la ville de Bukavu en rapport avec notre marche pacifique qui aurait eu  lieu le lundi 04 décembre. Ce délai étant expiré, la crise persiste et les étudiants sont abandonnés à eux-mêmes. C’est ainsi que pour exiger la reprise des cours, nous appelons de nouveau tous les étudiants de l’ISP/Bukavu, les anciens de l’ISP/Bukavu, les élèves de l’EDAP/ISP, les parents des étudiants de l’ISP/Bukavu  et toutes les organisations de jeunes de la ville de Bukavu, tous les activistes des droits de l’homme, la société civile dans sa diversité, tous les camarades d’autres institutions et universités de la place et d’autres personnes touchées par cette crise longtemps vécue à l’ISP/Bukavu à une marche pacifique ce Vendredi 08 Décembre pour exiger la reprise de cours », avaient prévenu les étudiants la veille.

Les cours étaient suspendus suite à la manifestation des étudiants qui protestaient contre l’exclusion de deux de leurs camarades.

En septembre dernier, les mêmes étudiants avaient organisé un sit-in devant le bâtiment occupé par certains des professeurs de cette institution dans la commune d’Ibanda.  Ils disaient dénoncer la spoliation de ce bâtiment, patrimoine de l’ISP /Bukavu.

Roberto Tshahe

La tension est vive ce vendredi 8 décembre 2017 à Institut Supérieur Pédagogique/Bukavu. Les étudiants réclament la démission de l’actuel comité de gestion et la reprise des cours suspendus depuis environ deux mois. La police s’est déployée aux abords du campus et tente de contenir près de deux cents étudiants prêts à se rendre au gouvernorat pour obtenir gain de cause.