La police disperse des débuts de marche à Kinshasa

Comme annoncé par le chef de la police dans la capitale, tous les rassemblements sont dispersés ce dimanche matin à Kinshasa.

Alors que le général Kasongo demandait, samedi, aux kinois de vaquer, ce 31 décembre 2017, à leurs occupations habituelles, il est fait état de fidèles catholiques empêchés d’accéder à leur paroisse.

Des coups de feu auraient même été tirés en l’air, « une messe a été dispersée à coup de gaz lacrymogène », selon des témoins.

Dans d’autres paroisses, les fidèles disent à TOP CONGO FM, se rendre normalement à la messe.

Mais constatent de nombreux barrages de contrôles, érigés par la police, et une forte présence policière autour de leurs églises.

« La police cherche à mettre la main sur des infiltrés qui veuillent endeuiller la population », explique le colonel Muana Mputu, le porte-parole de la police nationale.

À Goma, où les usagers de l’internet, pour contourner l’interruption, se connectent sur les opérateurs du Rwanda voisin.

« Les fidèles vaquent à leurs occupations. Au quartier commercial Birere, le transport en commun fonctionne même normalement et quelques boutiques ont ouvert pour les derniers soldes », annonce la correspondante sur place de la BBC.

« La police militaire à été renforcée en ville et dans certains points ».

Dans un communiqué pastoral aux fidèles du diocèse de Goma (photo), Mgr Theophile Kaboy, rappelant la recommandation de la CENCO « à un moment de prière intense et de jeûne pour la nation », rappelle que l’église catholique « n’organise pas une marche quelconque, mais encourage l’organisation sans violence, conformément aux dispositions de la constitution. Si les autorités jugent qu’il est ppportun de prendre des mesures pour éviter des dérapages possibles, elles en portent la responsabilité ».

tcfm

Comme annoncé par le chef de la police dans la capitale, tous les rassemblements sont dispersés ce dimanche matin à Kinshasa.