Marche du 31 décembre : l’ex PM, Samy Badibanga et Les Progressistes appellent à une mobilisation générale de la population

Le leader des Progressistes, Samy Badibanga, et les têtes d’affiche de cette plateforme de l’opposition politique, ont lancé jeudi 28 décembre un appel à la mobilisation de la population pour la marche du 31 décembre, après avoir pris acte et adhéré à l’initiative entreprise par le Comité Laïc de Coordination.

Des voix se sont élevées, au sein de la plateforme, pour dénoncer les principaux blocages imposés par le régime Kabila au processus politico-électoral en cours. Indignés,
les ténors des « Progressistes » estiment ne plus rester silencieux devant l’injustice criante.

Ainsi, ils rappellent que la marche pacifique du 31 décembre 2017, pour libérer l’avenir du Congo, sera l’occasion pour le peuple congolais, longtemps marginalisé, de faire voir à la face du monde, le respect de sa dignité et surtout son désir de changement.

Voilà pourquoi le leader des Progressistes invite déjà la population et les forces de l’ordre qui seront mobilisées dimanche, au respect des valeurs démocratiques et humaines.

Cependant, il déplore le fait que « toutes les démarches pour conduire le pays vers des élections démocratiques, crédibles et apaisées, sont restées lettres mortes », se désole S. Badibanga.

Preuve, selon lui, que le pouvoir n’a aucune intention de tenir parole. Face à de tels dérapages, Badibanga prévient qu’il dénoncera toujours à haute voix ce qui va entraver le processus démocratique et la marche de la nation.

Déjà que la loi électorale controversée promulguée le 25 décembre, contient des germes de confits et constitue un acte de non respect de dispositions pertinentes de la constitution.

A cela, il faut ajouter un calendrier électoral non consensuel publié par la commission électorale, sans budget détaillé, ni même un plan de décaissement de fonds.

Le leadership des Progressistes considère qu’il ne s’agit ni plus ni moins que « d’un leurre en vue de flouer l’opinion publique ».

En plus, les mesures de decrispation sont renvoyées aux calendes grecques. Pour l’ancien chef du gouvernement, l’intention de nuire à la démocratie est manifeste. D’où, il faut arrêter cette situation qu’il juge anormale.

Alphonse Muderhwa

Nous, les forces politiques de l’opposition réunies au sein des PROGRESSISTES constatons avec regret :

1. Que les multiples tentatives et appels lancés pour une normalisation de la vie politique en vue de conduire le pays vers des élections transparentes, libres et apaisées sont restés lettres mortes;

2. Que la très controversée, loi électorale promulguée en date du 25 décembre 2017, est une preuve de non respect de certaines dispositions pertinentes de la Constitution et de la marginalisation des principes fondamentaux de la démocratie au profit des ambitions démesurées d’une frange de la classe politique soucieuse de se maintenir au pouvoir par des raccourcis;

3. Que la non application jusqu’à ce jour des mesures de décrispations, démontrent à juste titre la témérité et la volonté de nuire à la démocratie par certaines classes politiques dirigeantes;

4. Que le calendrier électoral proposé par la CENI n’offre aucune garantie quant à son application car n’étant pas issu d’un consensus, ne présentant aucun budget détaillé, aucun plan de décaissement et encore moins l’identification des ressources. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un leurre en vue de flouer l’opinion publique;

5. Que la situation sécuritaire et humanitaire dans certaines parties du pays notamment au Kivu et au Kassaï ne cessent de se détériorer au fil des jours.

De ce qui précède :

1. Nous estimons qu’il est de notre devoir en tant que citoyens et leaders politiques de dénoncer toutes situations portant atteinte à la Constitution et à l’avancement de la Nation congolaise ;

2. Nous considérons le fait que face à l’injustice sous toutes ses formes, nul ne peut rester silencieux et indifférent;
3. Nous prenons acte et adhérons à l’appel lancé par le Comité Laïc de Coordination pour UNE MARCHE PACIFIQUE LE 31 DECEMBRE 2017 ;

4. La marche pacifique du 31 décembre 2017, pour libérer l’avenir du Congo, sera l’occasion pour le peuple congolais, longtemps marginalisé, de faire voir à la face du monde, le respect de sa dignité et surtout son désir de CHANGEMENT ;

5. Nous invitons aussi bien la population que les autorités à respecter les valeurs démocratiques lors de cette journée (de marche pacifique) en s’abstenant de recourir à toutes formes de violences.

Fait à Kinshasa le 28/12/2017

Pour les PROGRESSISTES

Hon. Samy BADIBANGA TITA, Premier ministre Honoraire.

Le leader des Progressistes, Samy Badibanga, et les têtes d’affiche de cette plateforme de l’opposition politique, ont lancé jeudi 28 décembre un appel à la mobilisation de la population pour la marche du 31 décembre, après avoir pris acte et adhéré à l’initiative entreprise par le Comité Laïc de Coordination.