Marche du Rassemblement : des dizaines de militants de l’UDPS arrêtés (Police)

La police nationale congolaise (PNC) dit avoir étouffé mardi 19 décembre dans plusieurs villes de la RDC la marche initiée par le Rassemblement de l’opposition. Le porte-parole de la PNC, le colonel Pierrot Rombeau Mwanamputu, indique que des dizaines de militants et cadres de l’UDPS ont été arrêtés lors de cette manifestation interdite par les autorités.

En prévision des manifestations prévues ce mardi,  les directives avaient été données par les responsables de la police pour sécuriser la population et lui permettre de vaquer à ses occupations, affirme le colonel Mwanamputu.

Néanmoins, il confirme que certains militants « fauteurs de troubles » ont été arrêtés.

«Au niveau de la province du Kasaï-Oriental, quelques tentatives d’attroupements hostiles des militants de l’UDPS ont été dispersés. Dans cette circonstance, la police a mis la main sur le président fédéral de l’UDPS pour trouble à l’ordre public. Au niveau de la province du Maniema, à Kindu, au total, vingt-sept fauteurs des troubles ont été appréhendés», a-t-il mentionné.

A Tshikapa (Kasaï), selon la même source, le président sectionnaire de l’UDPS a été aussi appréhendé pour troubles à l’ordre public et incitation à la révolte.

«Sortant de la permanence l’UDPS [à Kinshasa], Felix Tshilombo a voulu s’engager sur la chaussée. [Mais], il s’est buté nez à nez avec la police. Les services de l’ordre lui ont fait savoir qu’il n’était pas avantageux pour lui de caresser un quelconque désagrément en opposant un bras de fer à la police. Il a vite compris», a rapporté le porte-parole de la PNC.

Les activités ont été paralysées mardi 19 décembre dans plusieurs villes de la RDC. L’UDPS estime que son appel à la marche a été entendu, expliquant que le déploiement de la police sur la voie publique partout dans le pays constitue une « forme de terrorisme ».

Le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, soutient que le pouvoir a peur de voir la population manifester :

«C’est un résultat qui nous satisfait, dans la mesure où le pouvoir a démontré une fois de plus qu’il a peur du peuple. Aujourd’hui, on sait situer dans quel camp est la peur… Parce que le fort déploiement des services de sécurité de l’ordre dans la ville de Kinshasa et partout ailleurs, à l’intérieur du pays prouve à suffisance que non seulement le régime de Kabila n’offre pas la possibilité d’une expression démocratique, mais aussi, il a peur de l’expression du peuple, qui ne veut plus le voir diriger le pays après le 31 décembre 2017».

Cette marche avait été initiée par le Rassemblement de l’opposition pour exiger l’organisation des élections en RDC sans le président Kabila.

Radio Okapi /MCN

La police nationale congolaise (PNC) dit avoir étouffé mardi 19 décembre dans plusieurs villes de la RDC la marche initiée par le Rassemblement de l’opposition. Le porte-parole de la PNC, le colonel Pierrot Rombeau Mwanamputu, indique que des dizaines de militants et cadres de l’UDPS ont été arrêtés lors de cette manifestation interdite par les autorités.