Après les violences du 31 décembre, le Rassemblement décrète un deuil national le lundi 8 janvier

Le Rassemblement a présenté lundi son bilan de la répression des marches de la veille, organisées par le Comité des Laïcs de l’église catholique. Contrairement au gouvernement qui a compté 5 morts et à l’ONU, qui a fait état de 8 victimes, la principale coalition de l’opposition a avancé le chiffre des 11 personnes tuées, dans un communiqué lu par Félix Tshisekedi.

Par conséquent, l’opposition entend bien rendre hommage à ces victimes. Elle annonce un deuil national, à le lundi 8 janvier. Soit, le jour prévu pour la rentrée des classes.

« Joseph Kabila n’a plus qualité d’engager la RDC »

Sur le plan politique, le Rassemblement a affirmé ne plus reconnaitre le chef de l’État Joseph Kabila, qui ne jouit plus de légitimité, à ses yeux, avec l’expiration de la période transitoire décidée dans l’Accord de la Saint Sylvestre. Par conséquent, les prochaines manifestations n’auront plus besoin de l’autorisation du gouverneur de Kinshasa, a assuré la plateforme de l’opposition.

« Pour le Rassemblement, les élections n’ayant pas été organisées, conformément à l’accord du 31 décembre 2016, Joseph Kabila et toutes les institutions à mandat électif ont perdu toute légalité et toute légitimité. Par conséquent, Joseph Kabila n’a plus qualité d’engager la RDC tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », a déclaré Félix Tshisekedi.

Il a ainsi demandé au peuple congolais et à la communauté internationale de ne plus reconnaitre Joseph Kabila comme président de la République démocratique du Congo.

Cas-info / RO / MCN

Le Rassemblement a présenté lundi son bilan de la répression des marches de la veille, organisées par le Comité des Laïcs de l’église catholique.