Kinshasa : un couvent des religieuses visité par la police

Dans une alerte faite le mardi 30 janvier 2018 dans la soirée, le défenseur des droits de l’homme, Paul Nsapu Mukulu, président du Conseil d’administration de la Ligue des Electeurs (LE) et secrétaire général en charge de l’Afrique centrale à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), déplore l’attaque du couvent de Sœurs Joséphites de Kinzambi, dans la commune de Limete, par la Police.

Selon Paul Nsapu Mukulu, la police a attaqué le couvent pour mettre la main sur Mme Léonnie Kandolo, porte-parole du Comité Laïc de Coordination (CLC), une des initiateurs des marches pacifiques exigeant l’application intégrale de toutes les dispositions de l’Accord du Centre interdiocésain.

Quelques minutes après cette attaque, la MONUSCO et le chef de la Police/ville de Kinshasa sont descendus sur le lieu afin de s’enquérir de la situation.

Depuis un temps, un mandat d’arrêt a été lancé contre les membres du CLC. Ce qui fait que la plupart d’entre eux vivent en clandestinité depuis la marche du 31 décembre 2017. D’après une source proche du dossier, ce mandat existe bel et bien.

« Cher Landu, nous venons d’apprendre qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre vous et l’équipe de coordination. Vous avez notre soutien total et voudrons vous exprimer qu’à travers vous c’est un mandat qu’ils adressent à tout peuple congolais. Leur échec est donc certain car ils ne sauront pas nous mettre tous en prison », tel est le message d’encouragement du Dr Denis Mukwege au CLC.

Cette attaque prouve les menaces auxquelles font face les religieux, pasteurs et imams engagés ces derniers temps contre les antivaleurs.

C’est ainsi qu’au cours d’une conférence de presse tenue dernièrement à Kinshasa, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) et la Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) ont appelé la MONUSCO à poursuivre et assurer pleinement sa mission de protection des populations civiles, surtout des religieux et religieuses, ainsi que les pasteurs et imams engagés dans la promotion des droits humains et le respect de la dignité humaine.

De faits similaires se sont passés à Kakenge, localité située à 50 kilomètres du territoire de Mweka où un couvent des religieuses a été attaqué.


MCN Team

Dans une alerte faite le mardi 30 janvier 2018 dans la soirée, le défenseur des droits de l’homme, Paul Nsapu Mukulu, président du Conseil d’administration de la Ligue des Electeurs (LE) et secrétaire général en charge de l’Afrique centrale à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), déplore l’attaque du couvent de Sœurs Joséphites de Kinzambi, dans la commune de Limete, par la Police.