Kwango : les députés de Feshi s’inquiètent de «l’envahissement» des éleveurs non identifiés sur leur sol

Le collectif de députés nationaux élus du territoire de Feshi se dit vivement préoccupé de la présence des éleveurs non identifiés dans la province de Kwango. Dans une déclaration à la presse faite jeudi 8 février au Palais du peuple, ces élus dénoncent l'occupation surprenante de leurs terres par ces éleveurs-munis, selon eux, d'armes à feu-sans en informer au préalable la population locale.

«Vous vous réveillez un matin, et on vous dit qu’il y a un troupeau de 300 bêtes qui arrivent sur votre territoire. Les éleveurs à travers le monde ont toujours eu des armes pour défendre leurs bêtes, mais lorsque vous arrivez sur un territoire où les gens n’ont jamais été informés qu’ils vont recevoir une présence étrangère, la population est traumatisée», affirme le coordonnateur de ce collectif, le professeur Bruno Lapika.

Selon lui, les députés élus de Feshi exigent une enquête parlementaire afin d’éclairer la population «le plus vite possible» sur la présence de ces éleveurs et environ 300 vaches sur leur sol.

Des troupeaux de zébus arrivent dans les provinces du Kwango et Kwilu depuis 2017. Le passage de ces bovidés, qui ne sont pas de races locales, suscite beaucoup d’interrogations auprès des habitants de l’ex-province du Bandundu.
Dans une interview accordée la semaine dernière à Radio Okapi, Enock Ruberangabo Sebineza, membre de la communauté Banyamulenge, avait indiqué que ces troupeaux sont venus du Sud-Kivu et du Tanganyika depuis 2017 pour la vente à Kinshasa. D’après lui, les éleveurs ont trouvé un marché florissant de la viande dans la capitale de la RDC.

Des propos corroborés par le ministre de l’Elevage et Pêche, Daniel Paluku. Il a affirmé que ces vaches appartiennent aux Congolais qui viennent de l’Est de Kalemie pour Kinshasa où ils veulent écouler leurs produits.

radio okapi

Le collectif de députés nationaux élus du territoire de Feshi se dit vivement préoccupé de la présence des éleveurs non identifiés dans la province de Kwango. Dans une déclaration à la presse faite jeudi 8 février au Palais du peuple, ces élus dénoncent l'occupation surprenante de leurs terres par ces éleveurs-munis, selon eux, d'armes à feu-sans en informer au préalable la population locale.