La RDC prise à son propre piège : visa Schengen à Brazzaville !

En attendant la décision officielle de la cessation de ses activités, annoncée comme imminente par le gouvernement congolais, la « Maison Schengen » de Kinshasa a pris les devants en affichant, un communiqué faisant état de la fermeture de ses bureaux pendant 48 heures, soit du 1er au 2 février 2018, certainement dans l’attente de la suite du bras de fer entre Kinshasa et Bruxelles. On rappelle que le 24 janvier dernier, le ministère congolais des Affaires Etrangères et Intégration Régionale a communiqué au gouvernement belge, par le biais d’une note verbale, sa décision de fermer l’Agence Belge de Développement et son intention de faire autant, incessamment, pour la Maison Schengen de Kinshasa.

Il était dit, dans la même note verbale, que les 17 Etats membres de l’espace Schengen devraient prendre les dispositions requises pour les formalités de délivrance de visa au niveau de leurs ambassades respectives installées dans la capitale congolaise. Alors que l’ambassadeur de Belgique à Kinshasa, rappelé la semaine dernière à Bruxelles n’est toujours pas de retour, des fuites d’information en provenance de la capitale belge font état de la position commune de la Belgique et ses 16 partenaires de l’espace Schengen de délocaliser, dans l’hypothèse de la fermeture définitive de la Maison Schengen de Kinshasa, toutes les formalités relatives aux demandes et octroi de visa, vers la Maison Schengen de Brazzaville.

A en croire des sources diplomatiques, les « 17 », à savoir la Belgique, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la République Chèque, l’Estonie, l’Italie, la Lituanie, la Lettonie, la Hongrie, l’Autriche, le Portugal, la Finlande, la Suède, la Slovénie et la Slovaquie, ont décidé de constituer « front commun » contre Kinshasa. Il n’est pas question, soutiennent-ils, de violer l’Accord d’Etat à Etat qui les lie en matière d’octroi de visa pour satisfaire à ce qui passe, à leurs yeux, pour une saute d’humeur des autorités congolaises. Par respect pour l’accord Schengen, il n’y aura pas d’autre alternative que d’aiguiller, vers Brazzaville, les demandeurs de visa du même nom.

La RDCongo, qui pensait avoir fait le plus dur et mis l’espace Schengen en difficulté, est prise à son propre piège. Ses ressortissants ainsi que ceux qui l’ont choisie comme leur seconde patrie, devraient se préparer, au cas où Kinshasa ne reviendrait pas sur sa décision de mettre une croix sur la « Maison Schengen » établie sur l’avenue ex-24 novembre, à mettre la main à la poche en termes de frais de voyage et de séjour de l’autre côté du fleuve Congo. Cela ferait de plantureuses recettes pour l’ex-Onatra et l’ATC, qui exploitent en pool le trafic entre Kinshasa et Brazzaville, mais aussi pour les hôteliers, restaurateurs et chauffeurs de taxi de Brazzaville, pour ne citer qu’eux. Quant aux Congolais et étrangers résidant à Kinshasa, leur chemin de la croix est tout tracé. Kinshasa va-t-il franchir la « ligne rouge » dans les jours qui viennent ? La question vaut son pesant d’or.

Kimp

En attendant la décision officielle de la cessation de ses activités, annoncée comme imminente par le gouvernement congolais, la « Maison Schengen » de Kinshasa a pris les devants en affichant, un communiqué faisant état de la fermeture de ses bureaux pendant 48 heures, soit du 1er au 2 février 2018, certainement dans l’attente de la suite du bras de fer entre Kinshasa et Bruxelles. On rappelle que le 24 janvier dernier, le ministère congolais des Affaires Etrangères et Intégration Régionale a communiqué au gouvernement belge, par le biais d’une note verbale, sa décision de fermer l’Agence Belge de Développement et son intention de faire autant, incessamment, pour la Maison Schengen de Kinshasa.