Machine à voter : le M 17 Augustin Kikukama appelle les partis politiques à exiger le recours de l’expertise extérieure pour inspecter la programmation et la technologie utilisée

Le chef du M17, Augustin Kikukama appelle les partis politiques à se mobiliser pour obtenir une contre expertise sur la « machine à voter ». Il s’agit d’inspecter la programmation et la technologie utilisée. Une technologie qui viole la souveraineté du pays. Devant la presse mercredi 27 décembre à Kinshasa, le leader du M 17 a dénoncé la violation de la constitution par le législateur lui-même.

Pour Kikukama, accepter la machine à voter, c’est violer intentionnellement la constitution. Il rappelle que la machine à voter ôte le rôle essentiel que jouent les témoins lors de dépouillement dans les bureaux de vote.

« Que la commission électorale accepte, autorise que chaque parti politique amène des experts pour détecter la manière dont les machines ont été programmées et de comprendre surtout leur fiabilité. Les partis politiques doivent avoir accès à la programmation pour lever tout soupçon », explique-t-il.

Le plus grand combat, aux yeux de Kikukama comme la loi est déjà promulguée, passe maintenant par la mobilisation de tous les partis et regroupements politiques afin de voir clair dans la programmation de ces machines à voter.

Il croit que la centrale électorale ne peut pas imposer sa technologie sans accepter, au nom de la transparence, une contre expertise pour éviter qu’on crie à la fraude et à la tricherie.
Plus réaliste, le leader du M17 pense qu’il faut utiliser d’autres mécanismes pour faire entendre sa voix et non recourir à des marches de contestation, qui devaient être faites, selon lui, avant la promulgation de cette loi électorale contestée.

Par ailleurs, le M 17 s’étonne du silence du procureur près la cour constitutionnelle qui s’est curieusement tu sur cette forfaiture, au lieu de se saisir de cette loi électorale, pour exiger sa conformité à la constitution.

Au sujet du seuil de représentativité, le M 17 considère que le problème ne se pose pas. Cependant, le centriste Kikukama s’oppose au maintien de centre national de compilation au niveau de Kinshasa. Il plaide pour que chaque circonscription électorale publie les résultats de vote. Il n’est pas normal que le centre national de compilation continue à jouer le même rôle néfaste dénoncé, décrié lors des élections chaotiques de 2011.

Alphonse Muderhwa

Le chef du M17, Augustin Kikukama appelle les partis politiques à se mobiliser pour obtenir une contre expertise sur la « machine à voter ». Il s’agit d’inspecter la programmation et la technologie utilisée. Une technologie qui viole la souveraineté du pays. Devant la presse mercredi 27 décembre à Kinshasa, le leader du M 17 a dénoncé la violation de la constitution par le législateur lui-même.