Marche du 21 janvier : des possibles cas des crimes de guerre et crimes contre l’humanité identifiés

Le Réseau d’organisation des Droits humains et d’éducation civique d’Inspiration chrétienne en RDC (RODHCIC) indique avoir documenté lors de la marche des catholiques laïcs le 21 janvier dernier des cas des violations des droits humains commis par les agents de l’ordre et qui pourraient être assimilés à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Dans une communication à la presse faite jeudi 8 février à Kinshasa, le secrétaire exécutif de cette organisation Paul Kabeya pointe notamment l’usage des gaz lacrymogènes pour disperser des cultes et l’usage des mêmes gaz à la maternité de Delvaux à Kinshasa.

Ces actes sont identifiés dans le Statut de Rome comme des crimes de guerre, soutient M. Kabeya.

«Nous faisons allusion à l’article 8B, alinéa 9 du statut de Rome qui considère le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, à l’enseignement, à l’art, à la science ou à l’action caritative comme des crimes de guerre», argumente-t-il.

Le RODHCIC a également noté des cas que le statut de Rome qualifie de crimes contre l’humanité lors cette manifestation. M.Kabeya cite notamment l’usage des gaz lacrymogènes périmés contre les fidèles de la Paroisse St Joseph de Matonge.

«Le cas de celui qu’on a ramassé dans la paroisse St Joseph de Kalamu. L’article 7K du statut de Rome identifie comme crime contre l’humanité les actes inhumains causant intentionnellement les grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mental», prévient-il.

D’après lui, son organisation se prépare à déposer tous les éléments de preuves des différentes violations des droits humains à la commission d’enquête mise en place par le ministère des Droits humains afin que les coupables soient sanctionnés.

radio okapi

Le Réseau d’organisation des Droits humains et d’éducation civique d’Inspiration chrétienne en RDC (RODHCIC) indique avoir documenté lors de la marche des catholiques laïcs le 21 janvier dernier des cas des violations des droits humains commis par les agents de l’ordre et qui pourraient être assimilés à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.