C’est une voix nouvelle, mais bien connue du paysage social et militant congolais, qui entre dans la sphère gouvernementale. Mme Grâce Kutino a été officiellement nommée ministre de la Jeunesse dans le nouveau gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa, selon l’ordonnance présidentielle rendue publique vendredi à l’aube.
Quelques heures après sa nomination, elle a pris la parole sur ses réseaux sociaux, livrant un message empreint de fermeté, de sensibilité et de vision :
« Je serai une oreille, une main tendue, un pont. Je vous servirai avec honneur, lucidité et loyauté », a-t-elle déclaré.
Un style direct, une posture de proximité
Dans un pays où la jeunesse représente plus de 60 % de la population, cette nomination suscite une attente considérable. Grâce Kutino a choisi un ton résolument inclusif, s’adressant directement à cette jeunesse souvent décrite comme oubliée ou marginalisée dans les décisions politiques.
« Je ne suis pas là pour donner des ordres, mais pour écouter, comprendre et agir », aurait-elle confié à ses proches.
Une ministre aux racines militantes
Fille du célèbre évangéliste Fernand Kutino, Grâce Kutino est connue pour son engagement social et son discours en faveur de l’autonomisation des jeunes, des femmes et des communautés marginalisées. Son parcours, mêlant activisme, entrepreneuriat social et accompagnement des jeunes dans les quartiers populaires, donne un crédit symbolique fort à sa nomination.
Mais son défi est immense : lutter contre le chômage de masse, restaurer la confiance des jeunes envers les institutions, et canaliser l’énergie de la rue vers des projets structurants.
Une jeunesse en attente de résultats
Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été mitigées :
👉 Certains saluent une nomination rafraîchissante et méritée,
👉 D’autres appellent à la prudence face aux promesses déjà entendues sans suite.
« Nous jugerons sur pièces, mais son message inspire confiance », écrit un jeune activiste sur X (ex-Twitter).
Conclusion : un pont à construire, vite et solidement
La balle est désormais dans le camp de Mme Grâce Kutino. Ses paroles résonnent comme une profession de foi républicaine. Mais dans un pays miné par la précarité, l’exode des talents et les frustrations sociales, c’est l’action concrète qui fera la différence.














