C’est en ces termes que le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Marc Kabund s’est exprimé cet après-midi devant les militants de son parti qui, à la suite de la disparition de l’antonov 72 affrété par la présidence, accusent le Front Commun pour le Congo d’être à la base de cet accident et exigent la dissolution de la coalition au pouvoir.
« Je vais comprendre. Quel lien faites-vous entre la coalition et le crash. Comment vous voulez vous en prendre au siège du parti ? Je ne comprends pas. Il faut que tout soit clair ! Ce pays se dirige selon les règles institutionnelles, pas l’anarchie. La constitution repartit les rôles entre les différents pouvoirs. Dites-moi ! Faut-il décider de supprimer le parlement ? », s’est-il interrogé lors de sa descente ce vendredi à la permanence de l’UDPS pour tenter de calmer les militants en colère.
Une centaine de militants de l’UDPS ont brûlé des pneus et ont bloqué la circulation ce matin de la 10e à la 12e rue Limete pour exiger des informations sur les causes du crash. Certains parmi eux, évoquaient la thèse d’un « coup d’Etat » comploté par le prédécesseur de Tshisekedi.
Selon le premier bilan, une dizaine de personnes seraient mortes dans le crash de l’antonov de l’armée. L’Autorité de l’aviation civile parle de 8 morts dont quatre membres de l’équipage.
Djodjo Vondi
MCP














