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Indemnités pour les anciens 1er ministres et ministres sortants : Bruno Tshibala répond aux attaques contre son décret

Le décret du Premier ministre Bruno Tshibala en date du 24 novembre 2018, publié dans le journal officiel du 15 décembre 2018, qui octroie aux anciens Premiers ministres et ministres du gouvernement une rémunération et des avantages multiples comme indemnités de sorties le tout pour un budget annuel estimé à 28,8 millions de dollars qui avait provoqué un véritable tollé, tant du côté de la société civile qu’au sein d’une frange de la scène politique ne serait rien d’autre, selon son auteur, qu’une mise en application de la « loi Modeste Mutinga » portant statut des anciens chefs d’État élus et des avantages qui leur sont au moment de quitter le pouvoir telle qu’adoptée au Parlement et promulguée, le 26 juillet 2018 par le Président sortant, Joseph Kabila Kabange. Bruno Tshibala Nzenzhe, le Premier ministre encore en fonction, « n’en aura fait que la codification en termes de mesures d’application. »

Ainsi, tous ses Décrets signés en date du 24 novembre 2018, loin d’être une « affaire ‘stricto sensu’ personnalisée, comme d’ailleurs d’aucuns l’ont peut-être interprété jusqu’ici, répondaient à une préoccupation soulevée, depuis 2013, concernant les droits et avantages à accorder aux anciens Présidents de la République, anciens Premiers ministres, anciens ministres et anciens chefs des corps constitués ». Ces droits et avantages qui n’ont, cependant, pas d’effet rétroactif, s’étendent également à leurs enfants mineurs d’âge ainsi qu’à leurs veuves encore en vie.

Samedi 2 février dernier, Bruno Tshibala, lui-même, lors d’un échange avec les médias, s’est dit surpris de la tournure qu’a prise cette affaire alors qu’il s’agissait ni plus, ni moins que d’une question d’application d’une loi adoptée au Parlement et promulguée par le Chef de l’Etat sortant. Il n’y trouve « aucun péché, ni aucune raison de jaser, pour chercher à alimenter l’intox, à créer de l’amalgame ou, alors, à jeter l’anathème sur ses réalisations » après cette longue et âpre chevauchée ayant finalement culminé sur la tenue, le 30 décembre 2018, de la présidentielle jumelée aux législatives nationales et provinciales à l’issue desquelles, la RD Congo, à environ 59 ans après son indépendance, aura réussi à concrétiser, pour sa première fois, l’alternance démocratique au sommet de l’Etat.

Sans aller dans les détails, Tshibala, confiant en lui-même, renvoie tous ceux qui l’accusent de tous les péchés d’Israël, à la lecture de la loi n°18/021 du 26 juillet 2018 portant statut des anciens Présidents de la République élus et fixant les avantages accordés aux anciens chefs des corps constitués.

Par ailleurs, il considère avoir agi en toute légalité et déclare ne pas les avoir signés en catimini. Sinon, « comment se sont-ils retrouvés au Journal Officiel ? » Interroge-t-il ? Avant de se demander : « Pourquoi la mise en application de cette loi devient-elle un problème, pour lui et de ses ministres, de s’assurer des lendemains plantureux, comme s’il était, lui, l’auteur de cette loi ! »

Et Bruno Tshibala de paraphraser Saint Thomas d’Aquin, en parlant, par contre, « d’un minimum vital accordé aux anciens dirigeants congolais sans lequel, aucun d’eux ne peut ni vivre, ni pratiquer la vertu ».

Des avantages taillés sur mesure ?

Le hic, dans ce document, est que le chef du gouvernement sortant donne l’impression de s’être organisé pour s’octroyer des avantages indus et les étendre même aux ministres et vice-ministres, qui ne sont nullement concernés par la loi votée au Parlement.

On constate par exemple qu’un ancien Premier ministre a droit à une indemnité mensuelle fixée à 30 % de ses derniers émoluments de fonction.

En outre, il devrait lui être versé mensuellement une indemnité de logement de l’ordre de 5.000 dollars américains. Les autres avantages lui reconnus sont un titre de voyage par an en business class sur le réseau international, la prise en charge de ses soins médicaux par le Trésor public.

Quant aux autres membres du gouvernement arrivés fin mandat, ils devraient bénéficier chacun d’une indemnité mensuelle fixée a 30 % de leurs émoluments de fonction, d’une indemnité de logement équivalente à 1.000 dollars américains, d’un titre de voyage par an en business class sur le réseau international, de la prise en charge des soins médicaux par le Trésor public.

Le même Décret du Premier ministre Tshibala octroie des indemnités de rémunération et de logement faramineuses aux anciens présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale, de la Commission électorale nationale indépendante, du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, de la Commission nationale des droits de l’Homme, du Conseil économique et social, de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation.

La prise en charge la vie, par le Trésor public, est également garantie aux Procureurs généraux près les Cours constitutionnelle et de cassation, aux Chefs d’état-major des FARDC et de la Police, aux chefs d’état-major de la force terrestre, de la force aérienne et de la force navale, à l’Administrateur général de l’ANR et au Directeur général de la DGM, etc.

Tollé même au sein du PPRD

Certes, les personnalités civiles et militaires bénéficiaires des libéralités décidées par Bruno Tshibala ont rendu d’éminents services à la Nation.

Mais d’autres filles et fils du pays, qui servent la Nation en dehors des institutions de la République pendant 20, 30 ou 40 ans seraient en droit de revendiquer, eux aussi, des statuts spéciaux.

Beaucoup pensent que dans ce pays où des millions de concitoyens tirent le diable par la queue, les avantages scandaleux accordés aux chefs de corps constitués et assimilés constituent une insulte à leur misère.

« Octroyer autant de privilèges, à vie, à tout un ancien gouvernement, n’est pas en phase avec notre contexte socio-économique. Le Premier ministre, oui, mais tout le gouvernement, c’est excessif et inutilement coûteux pour le Trésor public », a notamment déploré Patrick Nkanga, ancien président de la ligue des jeunes du PPRD.

Évoquant des mesures « totalement incompréhensibles » tant le niveau des avantages est aux antipodes du « quotidien de la population », Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), dénonce un décret « scandaleux » et exige son « annulation ».

« Le décret du Premier ministre n’a pas force de loi ! Il doit être purement et simplement annulé », a pour sa part réagi Adam Bombole, secrétaire général d’Ensemble changeons le Congo (Ecco), parti membre de la coalition de l’opposant Moïse Katumbi.

La Prospérité

RDC : “Tshisekedi n’est qu’un bénéficiaire de la fraude, ce n’est pas avec lui qu’il faut discuter parce qu’il n’a pas le pouvoir” (Muzito)

Invité du Journal Afrique dimanche 03 février dernier sur TV5 Monde, Adolphe Muzito un des leaders de la coalition LAMUKA a déclaré qu’ils ne peuvent pas discuter avec Félix Tshisekedi puisqu’il n’a pas le pouvoir.

Selon lui, l’actuel président de la République Démocratique du Congo n’est qu’un bénéficiaire d’une fraude électorale orchestrée par l’ancien président Joseph Kabila.

“Nous ne pouvons pas discuter, il n’y a pas de discussion. S’il faut discuter c’est avec monsieur Kabila. C’est lui qui finalement a le pouvoir, c’est lui qui a la majorité parlementaire mais aussi présidentielle. C’est lui qui a confisqué le pouvoir et organisé la fraude. Tshisekedi n’est qu’un bénéficiaire de cette fraude là. Donc, ce n’est pas avec lui qu’il faut discuter parce qu’il n’a pas de pouvoir et c’est pas lui qui a pris le pouvoir c’est monsieur Kabila qui a pris le pouvoir”, a déclaré Adolphe Muzito.

Pour rappel, la coalition de l’opposition LAMUKA continue de contester la victoire de Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle du 30 décembre dernier malgré l’arrêt de la Cour Constitutionnelle.

Lors de son meeting populaire organisé samedi 02 février dernier à Sainte Thérèse dans la commune de N’djili à Kinshasa, Martin Fayulu a annoncé une descente dans toutes les provinces du pays pour impliquer le peuple congolais dans la lutte devant aboutir à obtenir la vérité des urnes qui lui consacrerait président de la République Démocratique du Congo.

Jephté Kitsita

Muzito sur la gestion de Tshisekedi : “J’ai constaté que son cabinet, en son nom, a tendance à donner des instructions aux ministres sans passer par la primature. C’est une procédure illégale”

Adolphe Muzito, un des leaders de la coalition de l’opposition LAMUKA a désapprouvé l’approche du chef de l’État sur certaines décisions prises durant sa première semaine de gestion de la République Démocratique du Congo.

Selon cet ancien membre du Parti Lumumbiste Unifié, qui intervenait dimanche 3 février 2019 sur le Journal Afrique de TV5 Monde, la procédure utilisée par Félix Tshisekedi est illégale.

“Je désapprouve son approche du moins du point de vue de la forme. J’ai constaté que son cabinet et en son nom a tendance à donner des instructions aux fonctionnaires, aux ministres sans passer par la primature, leur demandant de suspendre, de révoquer tel ou tel autre directeur général. C’est une procédure qui est illégale dans la mesure où le président de la République, chef de l’État dans le cadre de nos institutions n’a pas pouvoir de gestion des compétences qui relèvent du gouvernement”, a déclaré Adolphe Muzito.

L’ancien premier ministre de la RDC martèle que la première semaine de gouvernance de Félix Tshisekedi est négative du point de vue de la forme.

“Je n’apprécie pas cette façon de faire où le directeur de cabinet au nom du président de la République a tendance à donner des instructions aux collaborateurs de ministres ou aux ministres eux-mêmes sans passer par le chef du gouvernement”, conclu-t-il.

Depuis sa prestation de serment le 24 janvier dernier, Félix Tshisekedi a pris un certain nombre de mesures (via son directeur de cabinet) et signé quelques ordonnances (portant nomination), entre autres la suspension du directeur général de TRANSCO ou encore l’annulation du contrat AGI sur le contrôle des flux téléphoniques.

S’agissant des nominations, figurent notamment celles de Vital Kamerhe comme son directeur de cabinet, François Beya comme son conseiller spécial en matière de sécurité ou encore Roland Kashantuale comme directeur général de la DGM.

Rappelons par ailleurs que Félix Tshisekedi se rend ce lundi à Luanda en Angola avant les étapes de Nairobi (Kenya) et Brazzaville ( République du Congo).

Jephté Kitsita

RDC : Le Grand Kasaï a organisé un repas pour célébrer l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême

Évariste Boshab, Adolphe Lumanu, Nzuzi Wa Mbombo…et la Communauté du Grand Kasaï ont organisé dimanche 03 février 2019 à Kinshasa, un repas en faveur du président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Cet événement était une opportunité pour la communauté Grand Kasaï de célébrer l’accession à la magistrature suprême du fils biologique de feu Étienne Tshisekedi Wa Mulumba.

À cette occasion, un message de soutien de ladite communauté au chef de l’État a été lu par Catherine Nzuzi Wa Mbombo.

Dans son allocution, cette ancienne ministre de la solidarité et des Affaires Humanitaires dans le gouvernement de transition a conseillé au président de la République de toujours privilégier la compétence sur l’origine des individus.

“Le choix des hommes et des femmes qui seront les bras armés de ta politique sont la clef du changement qualitatif de notre société. En ma qualité de mère, de femme, d’acteur politique et économique, je ne puis oublier de te rappeler le combat des femmes qui veulent contribuer à l’édification de leur pays. La lutte contre la corruption et la nécessité d’un pouvoir judiciaire animé par des hommes d’une probité morale exemplaire constituent un autre chantier à prendre en considération”, a déclaré Nzuzi Wa Mbombo.

Dans la foulée, elle a au nom de l’espace Kasaïen, présenté leurs chaleureuses félicitations à Félix Tshisekedi et applaudi le passage de flambeau pacifique.

“Notre communauté voit aussi en votre élection, la continuation de l’œuvre de l’esprit des pères fondateurs du Congo indépendant. Ils croyaient au potentiel qu’offre la diversité des groupes ethniques qui composent notre pays pour assurer la direction de l’avenir politique de la République Démocratique du Congo”, conclut Catherine Nzuzi Wa Mbombo.

Pour rappel, Félix Tshisekedi est officiellement devenu le 5ème président de l’histoire de la République Démocratique du Congo le 24 janvier 2019 au terme de la passation du pouvoir et de sa prestation de serment qui sont intervenues après la confirmation par la Cour Constitutionnelle des résultats provisoires de l’élection présidentielle publiés par la CENI.

Félix Tshisekedi a ainsi succédé à Joseph Kabila Kabange qui a dirigé la RD Congo pendant 18 ans, soit de janvier 2001 à janvier 2019.

Jephté Kitsita

Le président Félix Tshisekedi apporte son soutien à une femme désespérée !

VIDEO. Le président Félix Tshisekedi apporte son soutien à une femme désespérée. Regardez

Intégralité ya Fara Fara ya président Félix Tshisekedi et Martin Fayulu na Eglise

VIDEO. Intégralité ya Fara Fara ya président Félix Tshisekedi et Martin Fayulu na Eglise. Regardez

RDC: Bitakwira rejette les propos anti-Tshisekedi qui lui sont attribués sur les réseaux sociaux

Ministre sortant du Développement Rural, Justin Bitakwira, a réagi au sujet d’une sortie médiatique lui attribuée sur les réseaux sociaux critiquant les premiers actes du nouveau président de la République Félix Tshisekedi.

« En dehors de l’émission faite sur Radio Okapi au sujet de l’insécurité dans l’Est et sa position sur la proposition de l’AFDC sur le partage des responsabilités au FCC, Monsieur Bitakwira n’a jamais fait une déclaration qu’on lui colle dans les réseaux sociaux. C’est une bande organisée qui le fait en son nom », dit une mise au point signée par lui même.

« La convocation des anciens membres du FCC, ministres, ADG et DG… que Félix Tshisekedi et son ami sachent qu’ils ont une limite à ne pas franchir, si non c’est la fin de leur règne », tel est le message attribué à Justin Bitakwira qui est partagé sur les réseaux sociaux.

Le ministre de Développement Rural assure par ailleurs, qu’il donnera son avis sur la marche du pays, au moment opportun.

actualite.cd

Fally Ipupa dans sa nouvelle voiture « BENTLEY » lance un message fort aux congolais d’Angola

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Mariage de Nana Boduga et Eddy Badiata de Fally Ipupa

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RDC : « Tshisekedi n’a pas le pouvoir » selon Adolphe Muzito

RDC : Adolphe Muzito, ancien Premier ministre congolais et membre de la coalition Lamuka, était sur le plateau du journal Afrique. Il revient sur la stratégie de Lamuka, les relations de cette dernière avec le nouveau pouvoir et la question de la résistance pacifique.

Concert Live : Koffi Olomide chante « Félix Tshisekedi Président »

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Shaka Kongo met en garde Koffi Olomide et akebisi ye pona dossier na ye na justice

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URGENT : Réaction de Ndeko Eliezer sur l’agression de son caméraman au Meeting de Lamuka

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« J’ai couché avec mon chien et Démons » témoigne Clarisse Lizarazu, ex chroniqueuse

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Élection de Tshisekedi : “Je remercie Dieu pour avoir rendu possible le départ de Kabila”, (Moni Della)

L’élection de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC, continue de susciter des réactions au sein de la politique et sociale. La dernière en date est celle de Moïse Moni Della, président des Conservateurs de la Nature et Démocrates, CONADE, parti membre d’Ensemble de Moïse Katumbi.

Via twitter, Moni Della s’est dit satisfait du départ de Kabila.
“Je remercie Dieu pour avoir rendu possible le départ de Kabila. Il y a les hommes Tshisekedi, Monsengwo, Katumbi et autres leaders de l’opposition qui étaient emprisonnés et frôlés la mort. Organisations telles que La CENCO, CLC, mouvements citoyens. Journalistes et les personnes tuées”, a-t-il indiqué.

Plusieurs cadres, responsables des regroupements politiques Katumbistes, membres de Lamuka dont Lubaya, Ewanga, Sesanga, Kyungu, sont également parmi les personnes ayant salué l’élection de Félix Tshisekedi comme président de la République Démocratique du Congo.

Jeff Kaleb Hobiang

RDC : Zoé Kabila félicite Tshisekedi et appelle les congolais à la paix et la cohésion nationale

Via Twitter, le frère de l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a félicité l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi en mettant un accent particulier sur la paix et la cohésion nationale.

“La RDC a tourné la page. C’est une occasion pour nous de féliciter le nouveau président élu et tous les élus aux législatives nationales et provinciales. Nous remercions tous ceux qui se sont impliqués dans notre campagne. Que la paix, la cohésion et le développement soient nos priorités”, a écrit Zoé Kabila.

Pour rappel, Zoé Kabila a été réélu député national dans le Manono dans l’ex province du Katanga.

Jeff Kaleb Hobiang