La Coordination nationale des présidents interfédéraux de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), a dénoncé le dysfonctionnement qui, à l’en croire, règne dans les cabinets ministériels, depuis l’installation du gouvernement Ilunkamba.
Le porte-parole de cette coordination, Didier Kondo Pania, a, dans une déclaration à la presse dimanche 09 février, affirmé que le dysfonctionnement qui bat record dans différents cabinets ministériels est orchestré par le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba qui, jusque-là, tarde à envoyer au Président de la République le projet de l’organisation et du fonctionnement du gouvernement ainsi que le projet fixant les attributions des membres du gouvernement.
« Sur base des orientations du Premier ministre, chef du gouvernement, le secrétariat général du gouvernement prépare le projet de l’organisation et fonctionnement du gouvernement et le projet fixant les attributions des ministres. Considérant le comportement actuel des membres du gouvernement de la coalition, c’est le Premier ministre, chef direct du secrétaire général du gouvernement, qui doit fixer clairement l’opinion sur l’absence de ces outils de travail jusqu’à ce jour », a déclaré Didier Kondo à la radio Okapi.
A l’en croire, les membres du gouvernement manquent des outils indispensables pour réaliser un bon travail et pour permettre une meilleure collaboration.
Il a rappellé que les ordonnances de l’organisation, fonctionnement et modalités de collaboration du gouvernement de Bruno Tshibala ont été signées moins de 60 jours après l’investiture de ce gouvernement par l’Assemblée nationale.
Des affirmations que balaye d’un revers de la main, les services de la communication du premier ministre. Contrairement aux affirmations de la Coordination nationale des présidents inter-fédéraux de l’UDPS/Tshisekedi, relayées par Radio Okapi, le cabinet du premier ministre précise que Sylvestre Ilunga Ilunkamba a déjà transmis au Cabinet du Chef de l’Etat, depuis plusieurs semaines, le projet de loi portant organisation et fonctionnement du gouvernement, ainsi que le projet de loi fixant les attributions des ministres, et ce, après harmonisation entre les experts de la Présidence de la république et ceux de la Primature, sous la coordination du Secrétaire Général du gouvernement.
La corporation des journalistes congolais a menacé lundi d’appeler au boycottage de la radio britannique BBC en République démocratique du Congo (RDC), après le licenciement d’un journaliste congolais, auquel on reproche d’avoir réalisé une interview controversé d’un écrivain franco-camerounais critique envers Kigali. « Nous invitons la radio BBC à revenir sur sa décision injuste de révocation de notre confrère Jacques Matand. A défaut, nous allons inviter tous les Congolais à ne plus suivre cette radio et aux médias qui prennent le relais de ne plus le faire », a déclaré le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Boucard Kasonga Tshilunde, à l’AFP.
« La BBC a agi sur injonction du gouvernement britannique qui a subi des pressions des autorités de Kigali pour qui les écrits de Charles Onana font obstacles à leur visée hégémonique », a-t-il dit.
Grand nom de la presse congolaise, Jacques Matand Diyambi a travaillé pendant plusieurs années à la radio onusienne Okapi avant de rejoindre la rédaction de BBC Afrique à Dakar (Sénégal).
En novembre, il a réalisé une interview avec l’intellectuel franco-camerounais Charles Onana, sur son livre intitulé « Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise », diffusée par la BBC les 20 novembre et le week-end des 23 et 24 novembre 2019.
A la suite de cette interview, « le gouvernement rwandais a accusé la BBC d’avoir été injuste, biaisée et inexacte, et a indiqué qu’il se réservait le droit de prendre des sanctions à l’encontre de la BBC », peut-on lire dans la lettre de notification de licenciement de M. Matand, consultée par l’AFP. « Ladite plainte a soulevé des manquements potentiels de votre part, à savoir le non-respect des lignes directives de la politique éditoriale globale de la BBC ».
Plusieurs médias et organisations des journalistes (au Sénégal et en RDC) sont vent débout contre la radio BBC depuis l’annonce de cette sanction. Sur les réseaux sociaux, une pétition invitant la BBC à lever cette mesure circule.
Les relations entre la RDC et le Rwanda sont en dent de scie. Plusieurs organisations congolaises accusent le Rwanda d’avoir soutenu des groupes armés qui ont déstabilisé l’est de la RDC pendant plus de deux décennies.
Depuis l’avènement du président Félix Tshisekedi, les relations entre les deux pays se sont sensiblement améliorées au niveau officiel.
Le débat sur le divorce entre le Front commun pour le Congo (FCC) et le cap pour le changement (CACH) commence à prendre une autre dimension.
Après avoir obtenu le soutien de Jean-Claude Katende et Franck Diongo dans sa campagne dénommée “éveil patriotique”, le pasteur Pascal Mukuna a été recadré par son collègue, le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda Nyanga.
Dans un message relayé sur son compte twitter ce mardi 11 février 2020, l’ancien président de la CENI, s’enflamme contre le responsable de l’église Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK).
“Ce que fait Pascal Mukuna n’est ni éveil patriotique ni prophétique mais une mobilisation tribalo-Kasaienne basée sur la haine, la jalousie et l’ingratitude. Il doit savoir qu’il a allumé un feu qui ne sera éteint que par un autre feu “, a tonné le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda
Et d’ajouter : “Pascal Mukuna doit savoir que Felix Tshisekedi est le Président de tous les congolais, c’est pourquoi nous avons voté pour lui, et que la RDC appartient à tous les congolais, si non on l’appellerait République Fédérale du Kasaï. Quel tribalisme honteux…”.
Rappelons que le pasteur Pascal Mukuna a lancé ladite campagne pour réclamer le divorce du mariage scellé entre le FCC et le CACH.
Il avait plaidé non coupable mais sa ligne de défense n’a pas convaincu les juges du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe pour le disculper.
Reconnu coupable d’homicide volontaire, Thomas Makwala, n’a joui d’aucune circonstance atténuante. Médecin de son état, il a été condamné à la prison à vie pour avoir éjecté d’un immeuble de six niveaux, un certain Yeza Mutama, qui serait selon sa version, l’amant de son épouse.
« Je voulais vérifier des informations, comme quoi mon épouse voyait quelqu’un d’autre. Quand je suis arrivé dans son appartement, j’ai trouvé le Monsieur dans la chambre de ma femme. Et il était caché derrière la porte. Il n’y avait pas de lumière. Nous avons commencé à nous reoer des coups dans la chambre. La bagarre s’est poursuivi jusqu’au salon et le monsieur a sauté de lui-même sur le balcon », s’est défendu le prévenu, rejetant en bloc les accusations selon lesquelles il aurait provoqué la chute mortelle de l’infortuné.
Une version balayée par son épouse affirmant qu’il [Thomas Makwala] a « continué » à donner des coups à la victime pendant qu’elle cherchait à s’agripper au balcon.
Un témoignage qui a cloué le médecin Makwala, également condamné au versement de 200.000 Usd à la famille de l’amant décédé.
Selon nos informations, le couple marié depuis près de dix ans était en instance de divorce et vivait séparément. La femme, Pamela Kabakela, travaillant pour une banque bien connue à Kinshasa a quant à elle, écopée d’une peine de 12 mois de servitude pénale pour « non assistance à personne en danger ».
Les médias Kinois commentent l’ouverture, par le parquet général de Kinshasa/Matete, des instructions judiciaires sur l’exécution des travaux de construction des sauts-de-mouton à Kinshasa et logements sociaux.
À l’issue du grand déballage, par médias interposés, entre le ministre des Finances et le directeur de cabinet du chef de l’État sur le taux d’exécution et de financement du programme d’urgence de 100 jours du chef de l’État, le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete se saisit du dossier, annonce Le Potentiel.
Le Parquet a adressé aux ministres des ITPR, des Finances, de Budget ainsi qu’au gouverneur de la Banque centrale du Congo, une réquisition à expert, explique le journal.
Pour le quotidien, cela permettra de faire toute la lumière sur la traçabilité des fonds alloués à l’exécution des sauts-de-mouton et autres chantiers d’urgence. Certainement, de gros poissons seront attrapés, conclut le tabloïd.
« Programme d’urgence de 100 jours : audits, messieurs, vous pouvez trembler », titre pour sa part Le Phare.
En cette période où les spéculations vont dans tous les sens au sujet de présumés détournements des fonds, surtout en ce qui concerne les sauts-de-mouton à Kinshasa, où des foyers de mécontentements s’accumulent, dans la capitale comme dans l’arrière-pays, suite à la lenteur maladive de certains entrepreneurs dans l’exécution des travaux et à leurs suspensions à répétition, voire leur arrêt définitif, analyse le journal, l’opinion nationale attend beaucoup de la justice pour être éclairée.
Cette enquête intervient, rappelle Cas-info.ca, alors que le week-end, le gouvernement a décidé de « sauver » ce programme d’urgence en levant l’option de financer l’exécution des travaux restants. A l’issue d’une réunion d’urgence présidée samedi par le premier ministre, ajoute le site web, le taux d’exécution de ces ouvrages est de plus de 50%.
Plusieurs responsables du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), dont son directeur provincial au Kasaï Central ont été interpellés samedi 8 février 2020 par le parquet général près la cour d’appel de Kananga saisi par l’exécutif provincial, note pour sa part Actualite.cd.
L’interpellation des responsables provinciaux du FPI est en rapport avec l’exécution des travaux de 100 jours du programme d’urgence du chef de l’État, explique le site web qui fait remarquer qu’après leur audition, les responsables du FPI ont été relaxés.
7sur7.cd de son côté estime que, pour le gouvernement central, le taux d’exécution des travaux à Kinshasa correspond bel et bien à la hauteur de la somme décaissée par le ministère des finances.
Le site web se réfère à une réunion tenue le samedi 8 février à la Primature sur l’évaluation des travaux des sauts-de-mouton dans la ville province de Kinshasa avec les responsables de l’OVD et Office des routes.
Pour La Prospérité, les « spécialistes » passent sous silence, certainement par ignorance ou simple mauvaise foi, les diverses étapes, souvent contraignantes, liées à l’exécution des sauts-de-mouton qui requièrent une technicité pointue.
Ce travail, explique le journal, requiert la satisfaction de plusieurs étapes : du décaissement des fonds à partir du mois d’avril 2019 à l’ouverture de la chaussée, les fondations en béton s’enfoncent à 27 mètres de profondeur, avant la phase de l’élévation des superstructures et l’assainissement de l’environnement.
Magistrats en grève
Dans un autre registre, les médias congolais commentent la grève des magistrats affiliés au Syndicat autonome des magistrats du Congo (SYNAMAC).
Ces magistrats exigent le respect du barème salarial tel qu’adopté dans le budget de l’exercice 2020 et la fin des écarts dans leurs traitements, rapporte Le Potentiel. Cette décision n’a rien à voir avec la nomination au sein de l’appareil judiciaire opérée par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Ces hommes et femmes en toges chargés par la République de dire le droit estiment qu’en leur qualité de troisième pouvoir, ils ont le droit de bénéficier d’un traitement digne de leur rang, conclut le quotidien.
Le SYNAMAC veut, ajoute Le Phare, à travers ce mouvement de grève, pousser le gouvernement à l’application du barème salarial du magistrat avec le gouvernement en 2011 et exprimer aussi le mécontentement contre l’Impôt professionnel sur les rémunérations (IPR).
Contrairement aux mouvements de grève des années antérieures où l’on observait des réticences, cette fois ci, tous les magistrats, même ceux qui ne sont pas affiliés au SYNAMAC, ont suivi le mot d’ordre de la grève, constate le tabloïd.
Le gouvernement, indique Cas-info.ca, appelle les magistrats à des concertations pour trouver une solution à leurs revendications.
Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice et garde des sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende, a échangé, au cours d’une réunion, avec les syndicats des magistrats sur les revendications à la base de ce mouvement de grève, note Forum des As.
Les révélations dans l’affaire sextape dans laquelle est impliquée le Pasteur Moïse Mbiye se multiplient davantage. Les avocats de Eliane Bafeno, principale actrice dans le clip « Ye Oyo », confirment avoir été contactés par d’autres personnes victimes des abus commis par le pasteur de l’église cité Bethel.
« Eliane n’est pas seule victime. Depuis ce week-end nous avons reçu plusieurs victimes qui sont venus nous solliciter. La situation n’est pas telle que vous l’avez relevée dans les medias », a dit Francis Kalombo, avocat de la victime.
Se refusant de tout commentaire, Francis Kalombo a fustigé l’absence du pasteur lors de la confrontation qui devait avoir lieu ce lundi, 10 février 2020, annulée à cause du mouvement de grève observé par les magistrats depuis ce week-end. « Le Pasteur a tout intérêt à se représenter chaque fois que l’on va le convoquer ni lieu ne peut le servir de refuge en ce qui concerne les prétentions de notre partition », a-t-il dit.
Et de poursuivre : « Le Congo a signé plusieurs conventions avec plusieurs pays et que au cas où quelqu’un tenterait de se soustraire de la justice congolaise d’autres pays pourront le rattraper. Je pense que la meilleure façon serait de venir. La vie de notre cliente est en danger vous avez que l’Etat congolais prend certaines mesures pour la protéger voilà pourquoi vous ne la verrez pas ».
Le cardinal Fridolin Ambongo a échangé le lundi 10 février 2020 avec l’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands-Lacs en Afrique, Dr. J. Peter Pham en visite officielle à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
Les discussions ont été centrées notamment sur la vision de l’église, la situation politique actuelle en RDC et les aspirations du peuple Congolais.
Selon des sources concordantes, une rencontre est également prévue entre le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Dr.J Peter Pham.
Il échangera aussi avec les hauts responsables politiques et des membres de la société civile de la République Démocratique du Congo.
La visite officielle de l’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands-Lacs en Afrique s’inscrit dans le cadre de renforcement des liens entre les deux Nations en mettant l’accent sur l’amélioration de la gouvernance, la promotion de la paix et de la sécurité, la lutte contre la corruption, ainsi que la promotion des droits de l’homme.
Charles Michel, Président du Conseil Européen, a échangé avec Félix Tshisekedi le 10 février à Addis-Abeba (Ethiopie) en marge du 33e sommet de l’Union africaine. Les deux personnalités ont parlé des questions de partenariat entre l’Afrique et l’Europe, mais aussi entre la RDC et le vieux continent.
« J’ai l’occasion de le féliciter. Je crois que c’est une bonne chose pour la RDC, une bonne chose pour l’Afrique. Je me réjouis que la RDC soit active sur le plan international. Elle jouera un rôle essentiel dans le cadre de l’Union africaine et ça contribuera à renforcer le lien entre l’Europe et l’Afrique, je l’espère (…). Dans cette position, on aura l’occasion de parler d’avancer des projets très concrets entre les populations entre l’Europe et l’Afrique », a dit Charles Michel.
Après avoir échangé avec le Chef de l’Etat congolais, il s’est montré plutôt optimiste.
« L’ambition du président est d’être mobilisé pour améliorer les conditions, pour soutenir le développement, surtout pour susciter plus d’investissements notamment dans les infrastructures qui correspondantes aux attentes de la population congolaise », a t-il ajouté.
Il a promis le soutien de l’Europe au président congolais.
« J’ai indiqué toute la volonté de l’Union européenne sous mon leadership d’être très mobilisée pour renforcer l’efficacité du partenariat, de la coopération. Nous voyons qu’il ya un président, il ya des projets, qu’il a une ambition pour le pays, qui veut améliorer les conditions de la population ».
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