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Enfin, l’aurore après une longue nuit noire peuplée de cauchemars et de zombies ! Ce 6 décembre 2020 entre dans l’Histoire. Comme l’est le 24 avril 1990. Hier, c’était Mobutu Sese qui rompait avec le parti unique. Ici, c’est Tshisekedi Tshilombo qui s’émancipe d’un encombrant allié. Dénominateur commun, à 30 ans d’intervalle : la rupture est la conséquence des «consultations», une sorte de dialogue direct entre le sommet de l’État et «la base réelle» de la communauté.

L’avantage de ce direct, c’est que «la base réelle » exprime mieux, sans fards, la douleur, la révolte et les attentes des citoyens. Et ce, contrairement aux députés et sénateurs qui privilégient leur positionnement individuel par rapport à leurs «autorités morales».

Tshisekedi avait annoncé les consultations dans une adresse d’à peine 6 minutes. Il les a clôturées après 31 minutes d’explications. Ça valait le coût par rapport au volume de «suggestions». Ce qui lui a du reste fait dire : «Je vous ai consultés. Et vous m’avez parlé. J’ai pris bonne note des attentes de chaque catégorie de mes compatriotes».

Alors, le peuple a exigé la rupture avec l’ordre ancien. Il est donc servi. La pertinence des suggestions obtenues et l’urgence à les mettre en œuvre imposent la responsabilisation de chaque Congolais. Le président gagnerait, et le pays avec lui, en confiant les «Suggestions» à des spécialistes de différents secteurs selon leur technicité. L’objectif est de les faire traduire en actions prioritaires de l’État, après adoption et budgétisation par le gouvernement et le parlement.

C’est à cette condition que les réformes réclamées par le peuple et annoncées le 6 décembre 2020 par le garant du fonctionnement des institutions de la République pourraient permettre de consolider l’État de droit et de refonder la gouvernance du pays sur des bases saines.

Le Potentiel

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