Le procès très médiatisé de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et actuel opposant politique, a pris un tournant spectaculaire ce lundi matin à la Cour de cassation. Devant un auditoire sous tension, l’accusé a interpellé les juges dans des termes d’une rare véhémence, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de la justice.
« Je ne suis pas là pour recevoir vos menaces. Si vous avez déjà un complot planifié, faites-le. Je vais tout assumer. », a lancé Mutamba, sans détour, depuis le box des accusés.
Cette déclaration choc, prononcée en pleine audience, a jeté un froid dans la salle d’audience et suscité une onde de choc immédiate dans la classe politique et sur les réseaux sociaux.
Une rupture dans le ton du procès
Poursuivi pour détournement présumé de plus de 19 millions de dollars américains, Constant Mutamba affirme être victime d’un procès politique, visant à l’écarter de la scène nationale. Alors que la Cour venait de rejeter les exceptions d’inconstitutionnalité soulevées par sa défense, l’accusé a choisi l’affrontement verbal direct avec l’institution judiciaire.
« Ce n’est plus un procès, c’est une exécution politique programmée », a-t-il ajouté, selon un témoin présent à l’audience.
Une salle d’audience figée, un appareil judiciaire silencieux
Les juges de la Cour sont restés impassibles face à la sortie de l’accusé. Aucun rappel à l’ordre immédiat n’a été prononcé, mais plusieurs juristes estiment que ces propos pourraient avoir des répercussions disciplinaires ou juridiques, tant la Cour de cassation est considérée comme l’une des plus hautes instances judiciaires du pays.
Des sources proches du dossier indiquent toutefois que le président de la Cour souhaite poursuivre l’audience sans interruption, afin de maintenir l’image d’une justice sereine malgré les tensions.
Une posture politique assumée
Déjà très offensif lors des précédentes audiences, Constant Mutamba avait exigé la comparution de plusieurs personnalités de haut rang, dont la Première ministre Judith Suminwa, des ministres en fonction, ainsi que des anciens chefs de l’Inspection générale des finances.
Pour sa défense, l’objectif est clair : prouver qu’il n’a fait qu’exécuter des décisions administratives validées par d’autres institutions, et démontrer qu’il sert de bouc émissaire dans un dossier complexe politiquement chargé.
Un procès sous haute tension politique
Ce nouveau développement vient accentuer la dimension politique du procès. Plusieurs figures de l’opposition dénoncent déjà une dérive autoritaire, tandis que la majorité reste silencieuse. Sur les réseaux sociaux, la phrase de Mutamba est massivement relayée, cristallisant un clivage croissant entre justice et opposition politique.
Conclusion : un procès sous haute intensité, un accusé qui refuse de plier
En prononçant publiquement : « Faites votre complot, je vais tout assumer », Constant Mutamba ne se pose plus simplement en accusé, mais en combattant politique, prêt à aller jusqu’au bout dans ce qu’il considère comme un affrontement entre vérité et pouvoir.
La suite du procès s’annonce explosive, avec des témoignages décisifs attendus dans les prochains jours. L’opinion, elle, est suspendue à ce qui pourrait devenir l’un des tournants judiciaires et politiques majeurs de l’année 2025 en RDC.














