La Dynamique pour la solution à la crise (DYSOC) félicite Martin Fayulu, coordonnateur en exercice de LAMUKA «pour sa constance depuis Genève jusqu’à ce jour, pour sa fidélité à l’esprit de sa coalition devenu propriété du peuple congolais qui se l’est approprié et pour sa détermination à exiger, envers et contre tout, le respect de la Constitution. Cette structure dirigée par Lisanga Bonganga l’a fait savoir le mardi 29 décembre dans une déclaration dont une copie est parvenue à la rédaction de « Forum des As ».

La DYSOC fait ainsi allusion au rapprochement de Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi. «Si d’aventure ces deux leaders de la coalition LAMUKA confirment leur adhésion à la nouvelle coalition Union sacrée, ils s’inscriront dans une démarche dialectique qui les met en porte à faux avec les dispositions pertinentes de l’alinéa 4 de l’article 3 de la convention de LAMUKA du 27 avril 2019, muant la plateforme électorale LAMUKA en plateforme politique».

Cette disposition, observe le communiqué de la DYSOC, dispose : « Tout membre fondateur, ainsi que tout membre adhérent peut se retirer de la plateforme LAMUKA en tout temps. Le retrait d’un membre fondateur ou celui d’un membre adhérent ne peut donner lieu à la dissolution de la plateforme LAMUKA ou à la revendication par ce membre d’un droit de propriété intellectuelle ou d’un quelconque droit juridique sur la plateforme LAMUKA».

La DYSOC rappelle qu’aux termes de l’acte d’engagement que ces deux leaders ont signé le 11 novembre 2018 dans le cadre de l’Accord de Genève, «il est stipulé notamment qu’en cas de non-respect de cet accord de Genève, les signataires se sont engagés à mettre fin à leur carrière politique, de se soumettre aussi à l’opprobre de la Nation et la sanction de leurs pairs».

QUID DU STATUT JURIDIQUE DE L’«UNION SACREE»

«Au regard de ce qui précède, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi de LAMUKA dont question, qui flirtent avec l’Union sacrée de la Nation devront tirer toutes les conséquences de leur adhésion définitive à cette vision du Président Félix Tshisekedi».

Lisanga Bonganga s’interroge sur le statut juridique de la plateforme nouvellement créée par Félix Tshisekedi. L’ancien ministre d’Etat réfléchit sur le statut juridique de l’Union sacrée de la Nation. «Est-ce un regroupement politique ? Est-ce une nouvelle formation politique?», se demande-t-il.

Pour ce cadre de la coalition LAMUKA, «un début de réponse vient d’être donné par le ministre délégué près le Président de la République qui, à travers les médias, a révélé à l’opinion que l’Union sacrée de la Nation est une vision de son initiateur». En tout état de cause, pense Lisanga Bonganga, «au risque de violer les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 96 de la Constitution, de par sa fonction de chef de l’Etat, le Président Félix Tshisekedi ne peut pas créer un parti ou un regroupement politique et encore moins, en diriger les organes».

S’agissant de l’idée selon laquelle l’Union sacrée «serait ni plus ni moins qu’une simple vision de son initiateur», Lisanga Bonganga estime qu’elle conforte la DYSOC dans son analyse «qui considère l’Union sacrée de la Nation comme une nébuleuse, c’est-à-dire une vision sans âme, aux contours flous et dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants».

On rappelle que nombre de personnalités, partis et regroupements politiques ont déclaré leur adhésion à la nouvelle coalition labellisé “Union sacrée pour la Nation”, créée par Félix Tshisekedi, après liquidation le 6 décembre, de la coalition FCC-CACH, au pouvoir depuis janvier 2019.

Rachidi MABANDU
Forum des as

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