Pour le chef spirituel de l’Eglise Kimbanguiste, ce n’est que dans le consensus et l’unité qu’on peut bâtir un Congo plus beau qu’avant.

Le groupe de 13 personnalités politiques et de la Société civile regagne Kinshasa satisfait de son séjour en terre sainte de Kamba. Delly Sesanga, Mukoko Samba, Patrick Muyaya, Jacques Ndjoli, André Claudel Lubaya, Jean Jacques Mamba, Patrick Muyaya… ont rallié à leur cause une personnalité de grande envergure : Son Eminence Simon Kimbangu Kiangani, chef spirituel et Représentant légal de l’Eglise Kimbanguiste.

La plus haute personnalité des Kimbanguiste a béni l’initiative, affirmant que ce n’est que dans le consensus et dans l’unité qu’on peut bâtir un Congo plus beau qu’avant.

Après le cardinal Ambongo de l’Eglise catholique romaine, Simon Kimbangu Kiangani est le deuxième chef d’une importante confession religieuse à déclarer sa totale adhésion à la démarche menée par les initiateurs de l’appel de 11 juillet pour un consensus sur les réformes électorales pour des élections apaisées en 2023.

Arrivés à Kamba dans la soirée de mercredi 19 août, ces personnalités et acteurs de la Société civile ont quitté la terre sainte hier jeudi 20 août avec le sentiment d’un devoir accompli.

Mukoko Samba, qui a pris la parole au nom du groupe, s’est dit réconforté par le soutien du père spirituel de l’Eglise Kimbaguiste. Il a réitéré l’appel pour un consensus dans un forum consacré exclusivement aux réformes électorales. L’ancien Vice-Premier ministre du Budget appelle toutes les forces vives de la nation à trouver un consensus pour les élections de 2023, afin que ce quatrième cycle électoral soit meilleur que les trois précédents, à savoir ceux de 2006, 2011et 2018.

Dans leur démarche, ces personnalités et acteurs de la Société civile préconisent un cadre de dialogue pour pouvoir dégager un consensus afin de garantir des élections crédibles et transparentes en 2023, par le biais des réformes du processus électoral. “Nous, signataires de l’appel du 11 juillet 2020, sommes porteurs d’une idée et d’une conviction. Nous ne formons pas un parti politique ni non plus un regroupement politique. Nous sommes une initiative transversale ouverte, rassemblant des personnalités de professions et de carrières différentes issues tant de l’espace politique que de la société civile dans sa diversité et militons en faveur d’un consensus sur les réformes électorales nécessaires, gage de la paix et de la concorde nationale”, font-ils savoir.

Pour rappel, le pays fait face à des remous sociaux consécutifs à la désignation de Ronsard Malonda comme président de la Centrale électorale en remplacement de Corneille Nangaa. Des marches de l’UDPS, parti au pouvoir, avaient causé plusieurs morts et des blessés à Kinshasa et à Lubumbashi. L’opposition, notamment la coalition LAMUKA, avait également manifesté à travers le pays pour contester cette désignation.

Les Eglises catholique, protestante, l’Église Kimbanguiste et la société civile fustigent cette désignation, expliquant que Malonda était Secrétaire exécutif de la CENI lors des élections très critiquées de décembre 2018. L’Eglise Kimbaguiste avait dénoncé un faux vote qui avait été attribué à M. Malonda en son nom. Elle avait retiré son représentant des discussions, demandant un processus beaucoup plus transparent.

PREVENIR LE CHAOS ET BALISER LA ROUTE EN VUE DES ELECTIONS TRANSPARENTES

” L’appel du 11 juillet est avant tout l’expression d’une conscience partagée entre signataires sur l’évidence de la division de la Nation à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Division au sein de la coalition gouvernementale, division au sein de la majorité parlementaire, division au sein de l’opposition politique parlementaire et extraparlementaire, division y compris au sein de la société civile et particulièrement parmi les confessions religieuses, entraînant une fracture au sein de nos populations, avec parfois des positions extrêmes comme celles vécues lors des dernières manifestations de rue qui aggravent le contexte délétère actuel de la vie nationale sur les plans politique, sécuritaire, économique et social, sur fond la crise sanitaire de la COVID-19″, justifient les 13 personnalités et acteurs de la Société civile.

Forum des as

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