Dans un élément sonore en Swahili relayée par le media en ligne Kindu7, basé au Maniema, le gouverneur à l’intérim de la province du Maniema appelle la population de la province du Maniema à voter massivement pour l’actuel chef de l’État Congolais Joseph Kabila.

De son retour en provenance de Kinshasa vendredi dernier, Jérôme BIKENGE, Gouverneur du Maniema par l’intérim, s’est adressé au public abordant notamment la question d’une participation certaine du résident Joseph Kabila prochaines élections présidentielles, prévues le 23 décembre 2018.

« Nous voulons que notre population du Maniema puisse voter de nouveau pour le président Joseph Kabila » a déclaré Jérôme Bikenge, indiquant avoir reçu les instructions de l’autorité morale de la majorité présidentielle sur la question.

Sous les applaudissements du public, assourdissant les voix discordantes sur cet annonce, Jérôme Bikenge poursuit: « Sommes-nous d’accord? Ayant reçu les orientations du chef de l’État, nous lui réitérons notre attachement. Et pour démontrer que nous sommes toujours attachés au Raïs, nous voterons pour lui en 100% de voix » conclut-il.

La question de la succession du président Joseph Kabila reste tabou dans sa famille politique. Alors que 221 jours séparent le peuple Congolais des échéances électorales annoncées, la majorité présidentielle n’a pas encore désigné le candidat qui portera son étendard lors du prochain scrutin présidentiel.

Dans les milieux proches de la famille politique du président Joseph Kabila, une certaine opinion croit à une nouvelle représentation du président aux prochaines élections.

« Joseph Kabila peut briguer un nouveau mandat car ayant épuisé le premier en 2016 » estimait dans un point de presse le juriste Jean Cyrus Mirindi.

« La modification de la loi électorale due à la révision de la constitution en 2011 qui a touché certaines modalités sur le mandat présidentiel et leur comptage. Un nouveau régime juridique passé de deux à un tour et de la majorité absolue à une majorité simple a interrompu le comptage de mandats débuté en en 2006» avait estimé ce chercheur en droit.

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