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Le parti de l’ex-spécialiste de la Sécurité de Mobutu, Honoré Ngbanda, décédé le 21 mars dernier, n’aura pas attendu un mois après la disparition de son chef pour se déchirer.

Trois jours après le décès au Maroc d’Honoré Ngbanda (surnommé « Terminator » lorsqu’il officiait au Zaïre), un des quatre vice-présidents de l’Apareco (Alliance des patriotes pour la refondation du Congo), l’ex-directrice de cabinet du défunt, Candide Okeke, a été désignée présidente nationale du parti ad intérim, selon un communiqué signé par le secrétaire général Patrick Lukika.

Le 8 avril, Candide Okeke a procédé à une série de nominations qui ont provoqué une révolte au sein de la formation politique en exil. Le même jour, en effet, le comité national de l’Apareco soulignait dans un communiqué rédigé à Paris – ou ce parti est établi – qu’étant intérimaire, Mme Okeke ne peut qu’ »expédier les affaires courantes » et qu’elle n’a été nommée que « pour une période intérimaire allant jusqu’aux obsèques de notre regretté Président ». Ces obsèques n’ont toujours pas eu lieu: la famille Ngbanda rencontrerait des difficultés à amener le corps du défunt du Maroc en France en période de pandémie.

Selon ce communiqué du comité national, le congrès du parti « sera convoqué endéans les soixante jours suivant son inhumation » pour choisir un nouveau chef du parti. « L’empressement qu’affiche Madame Candide Okeke dans ces conditions pose certainement bien des questions à l’opinion. Par conséquent, nous rejetons avec la plus grande force toutes ces nominations qui ne reflètent ni l’esprit de nos statuts ni la bonne pratique en la matière ».

La libre Afrique

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