Revue de presse du lundi 19 mars 2018

Quoique débarqué du comité exécutif du PALU (Parti lumumbiste unifié), Adolphe Muzito ratisse large. Sa mise à l’écart de la structure politique de son parti n’a pas ébranlé sa détermination à fédérer le plus de monde possible autour de sa vision, écrit Le Potentiel qui présente l’ancien Premier ministre comme «un homme de conviction qui croit en ce qu’il fait.»

Il est allé dernièrement à la rencontre du Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa. Les deux hommes ont quelque chose en commun : le désir de voir la RDC se relever et réussir l’alternance démocratique au terme des élections de décembre 2018, fait savoir le tabloïd.

Même si rien n’a filtré de cette rencontre, Le Potentiel dit avoir contacté des proches de Monsengwo et Muzito, qui révèlent que les deux personnalités partagent la même conviction que les élections ne peuvent se tenir qu’en appliquant de bonne foi l’accord de la Saint Sylvestre, signé le 31 décembre 2016 sous l’égide de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo).

Kinshasatimes.cd se penche sur les élections et fait savoir que la plateforme électorale «Ensemble pour le Changement» souhaite que l’opposition présente un candidat commun, sinon, ce ne sera que de la démocratie si d’autres partis politiques présenter leurs candidats.

A ce jour, la Majorité présidentielle (MP) doit d’abord présenter son candidat président. «Nous nous avons notre candidat Moïse Katumbi. Que la Majorité présidentielle nous présente aussi son candidat», a affirmé Pierre Lumbi, vice-président de cette structure le week-end dernier au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

Selon La Prospérité qui aborde aussi ce sujet, le candidat de la plateforme «Ensemble pour le changement» est Moïse Katumbi et il «ira jusqu’au bout». Cette structure s’engage à présenter les candidatures à tous les niveaux pour affronter les élections annoncée en fin décembre 2018.

«Nous sommes prêts», a dit Pierre Lumbi que cite Forum des As. L’ancien conseiller de Joseph Kabila en matière de sécurité fait savoir que «le plan A c’est Katumbi. Le plan B, c’est toujours Katumbi.»

Dans le camp de la MP, on brandit la question de la nationalité italienne qui serait un obstacle à sa candidature à la présidentielle. A ce sujet, Actualité.cd a interrogé Pierre Lumbi, qui met en garde les autorités congolaises à propos de cette polémique.

Selon lui, ces allégations peuvent créer l’instabilité sociale : «évitons ce débat sur la nationalité, ça peut nous amener plus loin. Il faut préserver le peuple congolais des attaques personnelles injustifiées. Si on veut parler de la nationalité, qu’on déballe tout de tout le monde. Qui ignore que Katumbi est l’arrière-petit-fils de Msiri Bayike. Que ceux qui pensent être plus Congolais que Katumbi lèvent leurs petits doigts et ils auront secoué la niche des abeilles».

radio okapi

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