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Le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu demande à la population de faire confiance à son Armée, de ne céder ni à la panique ni à la désolation, et surtout qu’elle se souvienne de l’épopée de 2013, face aux mêmes acteurs et dans le même environnement.

Dans une communication officielle faite hier lundi 13 juin, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) confirment l’attaque de la cité frontalière de Bunagana, passée désormais sous contrôle des rebelles du M23, après d’intenses combats avec les forces gouvernementales.

Le porte-parole du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général Sylvain Ekenge affirme que les terroristes M23 ont été soutenus par les Forces de défense du Rwanda (RDF), qui ont cette fois attaqué «à découvert ».

«Après avoir constaté d’énormes revers subis par leurs protégés sur le terrain, les Forces de défense du Rwanda ont, cette fois et à découvert, décidé de violer l’intangibilité de notre frontière et l’intégrité de notre territoire en occupant la cité frontalière de Bunagana. Ce qui constitue ni plus ni moins, une invasion de la RDC et les FARDC tireront toutes les conséquences qui s’imposent et défendront la patrie», assure le Général Sylvain Ekenge.

Dans une communication faite avant hier, le dimanche 12 juin, l’Armée faisait savoir que l’objectif du Rwanda est d’occuper Bunagana, en vue «d’asphyxier la ville de Goma» et mettre la pression sur le Gouvernement congolais.

Laver l’affront

La cité de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, présente une «grande» importance stratégique commerciale et militaire. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) déclarait il y dix ans, en 2012, que Bunagana permettait de réaliser chaque mois entre 500. 000 et 700. 000 dollars USD de recettes douanières. Selon des sources, dix ans plus tard, les recettes auraient triplé. De quoi aiguiser l’appétit des rebelles et leurs maîtres.

Malgré des images montrant ses militaires sur le sol congolais, ce qui devrait l’accabler, le Rwanda continue de nier son implication.

La grande majorité de l’opinion congolaise est vent debout. Elle estime que l’heure a sonné pour laver l’affront. Les FARDC ne disent pas autre chose. Tout en dénonçant cette invasion du pays, elles promettent de tirer toutes les conséquences qui s’imposent. Elles défendront la Patrie.

Didier KEBONGO
Forum des as

SOMBA,TEKA Ofele

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