Les militants de l’Union pour la nation congolaise (UNC), formation politique chère à Vital Kamerhe, ont organisé hier jeudi 20 août, à l’esplanade du boulevard Triomphal, un culte d’action de grâce pour implorer la faveur de Dieu afin d’obtenir la libération de leur leader, détenu à la prison centrale de Makala depuis le 8 avril dernier.

Ils étaient plusieurs dizaines des milliers, les militants et cadres de l’UNC, rejoints par la famille biologique de Vital Kamerhe et autres sympathisants à avoir pris d’assaut le Boulevard Triomphal et prié le Très-Haut pour l’acquittement de celui qu’ils appellent affectueusement VK.

Les partisans du leader de l’UNC sont convaincus de la manifestation de la main du Créateur en sa faveur.

“Les congolais sont un peuple croyant. Notre président national est un fervent chrétien catholique. Il est donctout à fait normal que nous puissions nous tourner vers l’Éternel tout puissant, Dieu notre père, pour que nous puissions aussi lui demander miséricorde et lui rendre grâce puisque que jusqu’à présent notre président est en bonne santé.

La prison n’est pas un endroit facile à vivre. Nous sommes là pour implorer sa miséricorde pour que justice soit faite, en tant que croyants, nous croyons à la justice Divine. Vous avez suivi tous ces communiqués, il a fini par dire qu’il clame son innocence et qu’il croit à la justice Divine. Aujourd’hui nous sommes là pour poser humblement cet acte qui reflète notre foi en Dieu, lui demander de nous aider, aider ceux qui ont la charge de dire le droit dans ce pays pour qu’ils puissent dire le droit et non autre chose”, a dit Aimé Boji Sangara.

A l’UNC, on croit toujours à l’innocence de Vital Kamerhe.

“Notre président national est innocent et nous croyons fermement qu’il sera libéré. La prière est une étape importante”, souligne le secrétaire général a.i de l’UNC.

L’arrivée de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Shatur, et de ses enfants, a été accueillie par un tonnerre d’applaudissements de la part de l’assistance. La foule de militants et sympathisants étaient en transe, les chansons d’adoration de Matou Samuel, Paul Bakenda, Benjamin Mulamba et Groupe Les vrais adorateurs ont fait le reste.

Outre Kinshasa, l’UNC Sud-Kivu a également organisé un culte d’action de grâce pour solliciter la justice divine. La messe a été dite à la cathédrale Notre Dame de la Paix de Bukavu où cadres, militants et sympathisants ont pris part. A l’instar de ce qui est fait à Kinshasa, à Bukavu, les militants de l’UNC ont aussi sollicité la grâce de Dieu pour qu’il puisse inspirer les juges afin qu’ils rendent la réelle justice, la justice véridique afin que leur leader Vital Kamerhe soit acquitté et qu’il regagne son toit.

LA MOBILISATION NE FAIBLIT PAS

Un nouveau rendez-vous est pris pour le 24 août courant, pour un nouveau rassemblement. Une nouvelle marche à l’appel du secrétaire général intérimaire Aimé Boji est annoncée à Kinshasa et dans toutes les provinces pour exiger la libération du président de l’UNC.

Ce sera la énième marche du genre. Depuis la détention de VK, plusieurs manifestations ont été organisées à Kinshasa et en provinces pour exiger sa libération.

A Bukavu, les militants avaient présenté un mémorandum sollicitant “l’implication du président de la République ” afin que son directeur de cabinet “bénéficie d’un procès équitable” en appel.

L’UNC continue de dénoncer un procès politique et l’acharnement contre Vital Kamerhe. Son conseil français, Pierre-Olivier Sur, avait dénoncé “une justice expéditive qui consiste non pas à se débarrasser d’un dossier, mais d’un homme”.

Vital Kamerhe avait interjeté appel contre le jugement du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe. Après une courte audience à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, l’affaire avait été de nouveau renvoyée à ce vendredi 21 août. Les partisans de VK vont suivre sans doute de très près ce procès qui ne sera pas retransmis en direct à la télévision.

Le procès en première instance a été marqué par le décès du magistrat qui a présidé les deux premières audiences, Raphaël Yanyi, le 27 mai.

Vital Kamerhe, 61 ans, arrêté le 8 avril, a été condamné à 20 ans de “travaux forcés” avec l’entrepreneur libanais Jammal Samih, 79 ans, pour détournement dans le cadre des Travaux d’urgence du Programme de 100 du Président de la République.

Forum des As

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