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Les professeurs d’universités publiques de la République démocratique du Congo durcissent leur mouvement de grève.

Ils ont décrété mercredi 26 janvier 2022 une nouvelle phase de grève de 21 jours dans toutes les universités et instituts supérieurs du pays, après avoir évalué l’état des pourparlers entre le Réseau des associations des professeurs d’universités et la partie gouvernementale.

Dans la déclaration publiée à l’issue de cette rencontre, les professeurs grévistes ont exprimé leur indignation face au refus manifeste du Premier ministre de recevoir leur délégation qui a fait le déplacement à la Primature.

« Malheureusement, 21 jours après le début de son mouvement de grève, le RAPUCO constate avec amertume, le manque criant d’unité de vision et d’action de la part du gouvernement qui a fait du 03 janvier une lettre morte. Il constate, avec regret, que le gouvernement de la République n’a pas de considération envers les professeurs d’universités.
Pour s’en rendre compte, le mardi 25 janvier, la délégation du RAPUCO est restée toute la journée dans la rue, attendant d’être reçu par le Premier ministre, chef du gouvernement qui, finalement, a délégué son directeur de cabinet pour s’excuser », rapporte le communiqué signé par plus d’une dizaine d’associations des enseignants d’universités et instituts supérieurs.

Ce corps enseignant qui se dit indigné par l’attitude du gouvernement, exige la réalisation sans délai de la totalité de son cahier des charges qui avait été déposé auprès de l’exécutif.

Par ailleurs, le RAPUCO reste ouvert aux négociations, même s’il fustige l’attitude des membres des comités de gestion de certains établissements d’enseignement supérieur publics qui font pression sur les professeurs pour qu’ils reprennent le travail.

Depuis le 05 janvier 2022, les professeurs d’universités et instituts supérieurs publics ont déclenché un arrêt de travail de 21 jours renouvelable. Ils exigent l’amélioration de leurs conditions salariales.

Lydie Matadi
Ouragan

SOMBA,TEKA Ofele

1 COMMENTAIRE

  1. L’Oisiveté de l’Intellectuel Congolais : La Source de son Propre Malheur

    L’universitaire congolais est trop aveugle pour comprendre à sa juste portée le sort de l’enseignant en RDC. Mobutu a, une fois qualifié, l’enseignement de pneus de réserve. Dans sa logique, ce dictateur estimait qu’aussi longtemps que les quatre pneus d’une voiture fonctionnent normalement, le pneu de réserve n’est d’aucune importance. Dans cet ordre d’idées, le feu Lwambo Makiadi, alias Franco s’était évertué en se moquant de l’universitaire congolais dans l’une de ses chansons intitulée, ‘’Mario’’. Dans celle-ci, Mario y est illustré comme un jeune universitaire détenteur de cinq diplômes, mais incapable de se trouver un emploi. Pris en charge par sa femme, Mario finira par être chassé du toit conjugal pour enfin devenir un sans-abri. Emboîtant le pas à ce musicien, les Katangais pensent que les diplômés universitaires sont des voleurs connus sous le vocable, ‘’ BAMUIJI’’ dans cette province. Dans l’espace ‘’Grand-Kasayi’’, on estime que bien parler le Français n’est pas synonyme de disposer des moyens appropriés pour se prendre en charge, une façon de ternir l’image de l’universitaire. Un groupe folklorique, appelé les Bayuda du Kasayi décrit l’universitaire congolais comme un être salle, incapable de se procurer les basiques de la vie pour le maintien de ses besoins hygiéniques. Tel est le portait de l’universitaire en RDC, un pays où les anti-valeurs s’institutionalisent. Laurent-Désiré Kabila n’a jamais changé le sort de l’enseignant en RDC. Son fils adoptif, Joseph Kabila n’avait aucune raison de le faire tenant compte de son appartenance rwandaise. L’actuelle administration ne fera rien pour soulager ni la misère de l’enseignant ni celui de la population congolaise en général. Il est une tradition en RDC que le travail intellectuel ne paie jamais. Ceux qui travaillent n’ont pas droit à un salaire. En fait, la paie qu’ils reçoivent n’est que fantaisiste. Combien de fois allez-vous négocier avec ses parvenus et inconscients qui relèguent à l’arrière-plan l’intérêt général de la population congolaise ? Chers vaillants militants du savoir ! Vous êtes appelés à périr pour la simple raison que vous refusez de défendre une juste cause : la protection de vos droits fondamentaux. Les grèves que vous déclenchez du jour au lendemain ne produiront aucun effet. Sur le plan national, personne ne vous écoutera et sur le plan international les diplômes de la RDC n’ont aucune valeur. Sachez que la RDC est prise en otage par les forces du mal que je me garde de citer. Seule une révolution quel qu’en soi la nature changera ce statu quo dans ce pays où l’universitaire est devenu l’objet de la risée sociale. Chers compatriotes ! Le salut s’arrache. Le salut ne se donne pas et ne se donnera jamais. Suivez l’exemple de Rossy Mukendi et de Floribert Chebeya qui se sont sacrifiés pour l’intérêt suprême de la RDC. La mort n’est toujours pas une perte surtout quand elle s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde des valeurs fondamentales de sa propre nation. Quand elle vous surprend dans ce sens, soyez prêt à lui tendre vaillamment la main. Votre compatriote, Zacharie Bilenge Mwadi Wanyama, Pour La RDC, je mourrai.

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