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Le député national Bertin Mubonzi s’est exprimé à ACTUALITE.CD après que la police a dispersé ce vendredi, à coup de gaz lacrymogènes, les militants et cadres de l’Union pour la nation congolaise (UNC), réunis devant le siège du parti avant le début de la marche de soutien à Vital Kamerhe dont le procès en appel s’ouvre ce lundi 31 mai dans le cadre de l’affaire 100 jours.

M. Mubonzi condamne le comportement des éléments de la police qui soutenaient que cette marche n’a pas été autorisée. Il fait notamment savoir que la police a lancé des gaz lacrymogènes jusqu’à l’intérieur du siège du parti.

« Nous sommes sidérés de voir que malheureusement notre police n’a pas pu se contenir. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes même dans notre siège. Il y a des mamans qui sont en train de suffoquer. Je refuse de croire que la police a agi comme il se devait. Nous sommes dans un État de droit prôné par le président de la République que nous soutenons et nous allons soutenir jusqu’au bout. Je pense que ce sont des méthodes à décrier. Nous avons décrié ça à l’époque, et je pense que pour nous de l’Union sacrée, nous ne pouvons pas fermer la bouche lorsqu’on assiste à ce genre des scènes. Nous restons confiants et pensons que le 2e degré du procès sera une occasion pour que notre président national soit acquitté », a déclaré Bertin Mubonzi, présent à l’occasion de cette marche.

Les cadres de l’UNC ont échangé pendant quelques minutes avec les éléments de la police pour négocier afin que la marche se tienne. Mais ces discussions n’ont pas abouti.

Plus d’une centaine de militants se sont retrouvés cette matinée devant le siège du parti aux côtés de quelques députés, de l’épouse ainsi que des enfants de Vital Kamerhe pour cette marche, qui devrait aller jusqu’à la place Rond-point Moulaert dans la commune de Bandalungwa.

La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a fixé la prochaine audience du procès de 100 jours sur les détournements des fonds destinés à la construction des maisons préfabriquées au 31 mai prochain.

La dernière audience dans ce procès mettant en cause Vital Kamerhe, Samih Jammal et Jeannot Muhima avait eu lieu le 15 février 2021. La Cour d’appel avait décrété la surséance en attendant que la Cour de cassation examine une requête aux fins de renvoi pour cause de suspicion légitime.

Ivan Kasongo
Actualite.cd

DiaspoRDC TV

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