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En juin 2010, en République démocratique du Congo (RDC), Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, deux activistes des droits de l’homme, étaient assassinés dans les installations de l’Inspection générale de la police nationale. Dix ans après ce crime, une ONG des droits l’homme livre ses conclusions et demande que le procès soit rouvert. Les vrais coupables courent encore, affirment les responsables de La Fondation Bill Clinton pour la paix qui ont ainsi décidé de saisir la justice.

Pour la Fondation Bill Clinton pour la paix, l’enquête autant que le procès en rapport avec cette affaire ont été tronqués. En dehors du colonel Daniel Mukalayi, condamné à dix ans de prison, tous les autres policiers qui avaient effectivement participé à ce crime, n’ont jamais été ni arrêtés, ni jugés, révèlent les responsables de l’ONG.

À en croire cette enquête, les commanditaires avaient pris soin d’éloigner ces policiers de la capitale. Ces policiers ont été dilués dans d’autres unités à l’intérieur du pays. C’est pourquoi la Fondation Bill Clinton pour la paix demande aujourd’hui la réouverture du procès sur l’affaire Chebeya.

« Nous disons qu’il faut la réouverture du procès parce que les commanditaires sont toujours en service, explique Emmanuel Cole, de la Fondation. Aucun crime ne peut rester impuni. Nous demandons d’ouvrir une nouvelle enquête. Dans le cas contraire, nous demandons l’implication de la communauté internationale. Parce que nous avons des témoins, des gens qui sont prêts à dire la vérité. »

Selon les responsables de l’ONG, plusieurs membres de l’unité Simba se trouvent dans le Grand Katanga, et continuent à servir dans les rangs de la police. Un témoin du crime, le major Paul Mwilambwe, réfugié aujourd’hui en Belgique après être passé par le Sénégal, dit être prêt à son extradition pour dire toute la vérité devant la justice.

RFI / MCP

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