C’est devenu une bonne habitude, quelques jours avant la Saint-Valentin, la banque d’affaires sud africaine RMB Investments publie son baromètre des pays africains où il fera bon investir dans les prochains mois.
A la tête de son hit-parade, la banque privée d’investissements regarde bien loin vers le nord en confirmant l’Egypte du président al-Sissi en pole position. Un rang que le pays des Pharaons occupait déjà en 2019. En seconde position, on retrouve désormais le Maroc qui progresse d’une place et relègue l’Afrique du Sud sur la troisième marche du podium.
Le Kenya arrive en 4e position, juste devant le Rwanda. Les deux pays progressent chacun d’un rang. Le Ghana se pose en 6e position et enregistre la plus belle progression du peloton de tête avec un bond de 3 places (il était 9e en 2019). Viennent ensuite la Côte d’Ivoire (même progression de 3 places – malgré les élections présidentielles qui s’annoncent). Le Nigeria reste inchangé en 8e position, tandis que l’Ethiopie rétrograde en 9e position (un chute de 5 positions). La Tunisie, elle, intègre le top 10 en avançant d’un siège.
Depuis neuf ans maintenant, la banque sud-africaine propose ce classement aux investisseurs qui cherchent des opportunités d’investissement sur le continent africain ou veut aiguiller ceux qui y sont déjà vers des marchés potentiellement plus attractif. Pour obtenir ce classement; la banque additionne les données macroéconomique des pays avec leur pratique du « doing business » à l’aune de ce qui se fait sur le continent africain.
Dans la présentation de on rapport; la RMB explique : « Nous ne manquons jamais d’être à la fois satisfaits et surpris par l’ampleur de l’amélioration dans des pays qui ne sont pas forcément perçus comme des destinations favorables aux investissements ». Elle épingle dans cette catégorie la Guinée, le Mozambique ou Djibouti qui ont enregistré les gains les plus importants, grâce à des avancées importantes dans certains aspects de leur environnement d’investissement.
Dans le sens inverse, le rapport pointe aussi les pays qui perdent de l’attractivité pour les investisseurs. Parmi les bons élèves, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie et la Tanzanie ont enregistré un recul. L’Afrique du Sud subit également un ralentissement cyclique.
La République démocratique du Congo, malgré sa première alternance pacifique à la tête de l’Etat, continue de régresser. Elle pointe désormais à une triste 31e place (recul en trois places), juste derrière Madagascar et le Cap Vert et tout juste devant la Mauritanie, le Gabon (en très net recul) et Djibouti (en progression de 10 places). Il faut dire que le tableau macroéconomique de la RDC n’a rien de séduisant et l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi et de ses conseillers n’ont pas amélioré le climat des affaires.
Le classement
- Egypte
- Maroc
- Afrique du Sud
- Kénya
- Rwanda
- Ghana
- Côte d’Ivoire
- Nigeria
- Ethiopie
- Tunisie
- Maurice
- Senegal
- Botswana
- Ouganda
- Tanzanie
- Algérie
- Zambie
- Cameroun
- Burkina Faso
- Mali
- Angola
- Mozambique
- Benin
- Namibie
- Malawi
- Guinée
- Niger
- Seychelles
- Madagascar
- Cap Vert
- RDC
- Mauritanie
- Gabon
- Djibouti
- Togo
- Soudan
- Zimbabwe
- Tchad
- Sierra Leone
- Gambie
- Lesotho
- Swaziland
- Sao Tome et Principe
- Libye
- Guinée Bissau
- Centrafrique
- Erythrée
- Comores
- Congo
- Soudan du Sud
- Liberia
- Burundi
- Somalie
- Guinée Equatoriale
La libre Afrique















Ce rapport n’a rien de surprenant. En effet, on ne peut pas accuser Felix Tshisekedi de tous les maux dont souffre la RDC. De toute evidence, Felix Tshisekedi ne dispose que d’une parcelle restrainte du pouvoir contrairement a ses predecesseurs. Bien plus, La RDC se definit dans le contexte moderne comme une colonie d’exploitation, une stalitte du Rwanda. Il est presqu’impossible que la RDC s’ouvre au veritable developpement comme le desirent les citoyens congolais.
NB. Je me sers du clavier anglais pour commenter sur vos articles. Ce clavier ne me permet pas de corriger certaines fautes qui appairessent dans ce texte. Veuiller m’en excuser. Je suis votre compatriote.
Il faut rester simple et concret dans son raisonnement.
1 an de passation de pouvoir, la RDC ne saurait pas effacer +- 50 ans de mauvaise gouvernance !
Le président se bat sur tout les fronts pour redorer le nom Congo. Les contrats passés avec les divers pays accueillants ne peuvent déboucher sur des actes concrets immédiats.
Il y a des études à réaliser et puis entre partenaires des ententes se créent sur base de leurs compétences professionnelles et humaines.
Dans ce cadre là, la perte de place est tout à fait logique!