Tokomi Wapi du 09 octobre 2018 : Toute l’actualité de la RDC avec Ndeko Eliezer. Regardez
RDC – Présidentielle : « Aujourd’hui, le seul vrai opposant est Félix Tshisekedi », (Kin-Kiey Mulumba)
En séjour depuis quelques jours à l’étranger, le candidat à la présidentielle du 23 décembre prochain, Tryphon Kin-Kiey Mulumba a, dans une interview accordée à Jeune Afrique publiée mardi 9 octobre, indiqué que l’oppostion est aujourd’hui remplie d’anciens collaborateurs du Chef de l’État.
Répondant à une question lui posée sur le président Joseph Kabila et son entourage, Kin-Kiey n’avait pas la langue dans sa poche. Il a affirmé qu’il y a à ce jour, un seul vrai opposant.
« Bien sûr. On ne l’a pas aidé (J. Kabila). Il a été détruit non seulement par l’opposition, mais surtout la Majorité. Regardez qui se trouve aujourd’hui dans l’opposition : c’est la Majorité ! Aujourd’hui, le seul vrai opposant est Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Rappelons par ailleurs qu’il y a peu, Kin-Kiey Mulumba était parmi les collaborateurs du président de la République, qui s’est illustré par la création de « Kabila Désir », autrefois Asbl devenue parti politique, dont l’objectif principal : promouvoir et pérenniser l’action et la pensée de Joseph Kabila.
Jephté Kitsita
Tête-à-tête entre Félix Tshisekedi et Museveni
Félix Tshisekedi a rencontré lundi 8 octobre 2018 Yoweri Kaguta Museveni, président Ougandais à Kampala. La rencontre d’environ une heure a tourné autour de l’actualité politique et de la vision du pouvoir de Kampala sur la RDC, rapporte l’entourage du candidat de l’UDPS à la présidentielle du 23 décembre.
Tshisekedi quitte Kampala ce mardi pour se rendre à Bruxelles avant de s’envoler pour les Etats-Unis d’Amérique.
Museveni a pris ce lundi 8 octobre les commandes de la conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) dont fait partie la RDC et onze autres Etats.
C’est la deuxième fois que le pays de Museveni dirige cette communauté en moins de 5 ans. Après deux mandats successifs, l’Ouganda avait cédé le fauteuil à l’Angola en 2014.
actualite.cd
Suivez les détails sur l’état de santé de Vue de loin du 09 octobre 2018
VIDEO. Suivez les détails sur l’état de santé de Vue de loin du 09 octobre 2018.
Urgent: Nikki Haley démissionne
L’ambassadrice des États-Unis aux Nations-Unies a présenté sa démission ce mardi 9 octobre 2018 auprès du président américain Donald Trump.
L’information a été rendue publique par Radio France Internationale « RFI » et relayée par plusieurs autres médias américains.
Rappelons par ailleurs que Nikki s’est rendue en République Démocratique du Congo l’année passée, pour entre autre, réaffirmer la position des USA sur la tenue des élections démocratiques et transparentes en 2018.
Jephté Kitsita
Concert de Werrason au Zenith de Paris confirmé le 12 janvier 2019
VIDEO. Concert de Werrason au Zenith de Paris confirmé le 12 janvier 2019. Regardez
RDC : Ramazani Shadary demande la levée des sanctions contre lui
Quinze personnalités congolaises – dont le candidat du pouvoir à l’élection présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC), Emmanuel Ramazani Shadary – ont demandé la levée des sanctions de l’Union européenne qui les touchent, ont annoncé mardi leurs avocats belges et français.
« Malgré leurs demandes répétées depuis plus d’un an et les nombreuses explications documentées, le Conseil de l’Union européenne ne réserve aucune réaction positive aux demandes d’être entendues des 15 personnalités congolaises concernées par les sanctions afin d’apporter leur version des faits qui leur sont reprochés », ont affirmé les avocats, Mes Thierry Bontinck, Patrick De Wolf et Marie Forgeois, dans un communiqué adressé à l’agence Belga.
Sanctions prolongées en décembre 2017
Ces quinze personnalités ont chargé leurs conseils de porter cette affaire devant le Tribunal de l’Union européenne. La procédure est actuellement en cours sous les références T-163/18 à T-177/18, précise le texte.
Selon les avocats, la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) impose qu’il soit procédé à toutes les vérifications nécessaires dès lors que naissent des interrogations légitimes quant à la fiabilité des informations fournies à l’encontre d’une personne concernée par des sanctions. « Il s’agit d’un droit élémentaire conforme aux standards internationaux et qu’impose notamment la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne », soulignent-ils.
L’UE avait prolongé d’un an, le 11 décembre dernier, les sanctions visant seize responsables congolais – dont plusieurs ministres et des haut gradés militaires – impliqués, selon elle, dans de « graves violations des droits de l’homme » en RDC. Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l’Union européenne. Elles ont été adoptées « en réponse aux entraves à une sortie de crise consensuelle » en RDC.
Le Conseil avait adopté ces sanctions en deux temps, le 12 décembre 2016 (sept personnes concernées) et le 29 mai 2017 (neuf autres responsables).
Emmanuel Ramazani Shadary
Parmi ces personnes figurent notamment l’ancien vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, désigné en août dernier comme candidat du pouvoir à la présidentielle du 23 décembre et donc « dauphin » du président Joseph Kabila.
Sont également visés un autre ex-ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga – qui avait obtenu une dérogation pour rendre visite l’an dernier à sa mère, malade, en Belgique -, l’ancien gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe Musonda, et son homologue du Kasaï central, Alex Kande Mupompa, ainsi que de hauts gradés militaires, le directeur de l’Agence nationale du renseignement (ANR), Kalev Mutond, et le chef de milice Gédéon Kyungu.
« Rapports unilatéraux »
Selon leurs avocats, « l’ensemble des accusations qui ont justifié des mesures restrictives à leur égard ressortent pourtant de rapports unilatéraux d’organisations diversement motivées ou d’articles de presse sans qu’aucune vérification n’ait été opérée par l’Union européenne ».
Pour les avocats, la demande d’audition s’impose d’autant plus que, dans la plupart des documents produits par le Conseil de l’Union européenne, les noms des personnes concernées ne sont, soit pas cités, soit le sont de manière telle qu’il n’en ressort aucune possibilité de leur imputer les faits qui y sont décrits.
« Les éléments apportés par les 15 personnalités et leur volonté affirmée à de nombreuses reprises de collaborer aux devoirs d’enquête qui auraient dû être mis en oeuvre ne permettent plus aujourd’hui de maintenir à leur encontre ces sanctions humiliantes, dégradantes et disproportionnées tant par leurs effets que par le grave préjudice d’image qu’elles imposent à des personnes qui, pour certaines, sont candidates aux scrutins électoraux majeurs qui se tiendront le 23 décembre », ajoute encore le communiqué.
La libre Afrique
Mirage, ex musicien de Koffi Olomide félicite Fally Ipupa pour ses 3 trophées à Afrimma Awards
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URGENT : Plusieurs Congolais tués en Angola en marge de l’expulsion de clandestins
Plusieurs Congolais ont été tués en Angola en marge d’une opération lancée par Luanda pour expulser les étrangers en situation irrégulière qui vise des milliers de Congolais, ont rapporté lundi des sources des deux pays. La télévision publique angolaise TPA parle de onze morts, dix Congolais et un policier angolais, lors d’affrontements à Lucapa, dans la province angolaise du Lunda Norte. Selon les témoins cités par TPA, un groupe de chercheurs d’or congolais a commencé mercredi à attaquer les ressortissants et la police, en réponse à l’opération anti-illégaux. L’intervention de la police aurait fait deux morts congolais. Le lendemain, après des affrontements, huit Congolais et un policier angolais auraient été tués.
En RDC, un « comité des Congolais vivant en Angola » avance le chiffre de 14 Congolais tués samedi dans des affrontements avec la police angolaise à Lucapa.
Selon TPA, la ville est calme depuis vendredi, et environ 6.000 Congolais sont rentrés volontairement depuis le début de l’opération.
Le poste-frontière congolais de « Kamako est submergé », selon Jean Kambamba, chef d’antenne du programme de l’hygiène aux frontières en poste à Kamako (Kasaï). Il avance que depuis jeudi jusqu’à ce lundi matin, son service a enregistré des milliers de Congolais traversant la frontière pour regagner leur pays.
La libre Afrique
Arrestation de Roger Ngandu : la réaction de Piroger, porte-parole de Werrason
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Roger Baka se déchaine et dévoile un pasteur de Limete
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RDC : Denis Mukwege, l’homme qui répare les femmes et dénonce le pouvoir
Travailler sans relâche et ne jamais se résigner à l’horreur. Le Dr Denis Mukwege, qui a reçu vendredi le prix Nobel de la Paix, « répare » depuis des années les femmes violées victimes des guerres oubliées dans l’est de la République démocratique du Congo.
A deux mois et demi d’élections cruciales en RDC, les jurés du prix Nobel ont aussi récompensé une voix parmi les plus sévères envers le régime du président Joseph Kabila, davantage entendue à l’étranger qu’au pays.
« L’homme cesse d’être homme lorsqu’il ne sait plus donner l’amour et ne sait plus donner l’espoir aux autres », déclarait-il en 2015 au personnel de l’hôpital de Panzi qu’il dirige à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.
Âgé de 63 ans, marié et père de cinq enfants, le Dr Mukwege aurait pu rester en France après ses études à Angers (centre-ouest). Il a fait le choix de retourner dans son pays, et d’y rester aux heures les plus sombres.
Profondément croyant, ce fils de pasteur pentecôtiste « vit ses valeurs dans tout ce qu’il fait », et surtout, il « n’abandonne jamais », témoigne une Européenne qui a travaillé avec lui pendant plusieurs années à Panzi.
Par son combat pour la dignité des femmes du Kivu, il est aussi de fait le porte-parole des millions de civils menacés par les exactions des groupes armés ou des grands délinquants du Kivu, région riche en coltan.
Lui-même dans le viseur, il échappe de peu un soir d’octobre 2012 à une tentative d’attentat. Après un court exil en Europe, il rentre en janvier 2013 à Bukavu.
Entre deux voyages à l’étranger, comme cette année en Irak pour lutter contre la stigmatisation des femmes violées yazidies, le docteur Mukwege vit dans fondation de Panzi, qui se trouve sous la protection permanente de soldats de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).
« C’est un homme droit, juste et intègre mais intraitable avec la médiocrité » qui veut faire de Panzi un pôle de référence « aux normes internationalement reconnues », dit de lui le Dr Levi Luhiriri, médecin de l’hôpital. Sa fondation est largement soutenue par l’Union européenne.
– « Guerre sur le corps des femmes » –
Né en mars 1955 à Bukavu, dans ce qui est alors le Congo belge, Denis Mukwege est le troisième de neuf enfants. Après des études de médecine au Burundi voisin, il rentre au pays pour exercer à l’hôpital de Lemera, sur les Moyens Plateaux du Sud-Kivu.
Il découvre alors les souffrances de femmes qui, faute de soins appropriés, sont régulièrement victimes de graves lésions génitales post-partum les condamnant à une incontinence permanente.
Après une spécialisation en gynécologie-obstétrique en France, il rentre à Lemera en 1989, pour animer le service gynécologique. Lorsqu’éclate la première guerre du Congo, en 1996, l’hôpital est totalement dévasté.
En 1999, le Dr Mukwege crée l’hôpital de Panzi. Conçu pour permettre aux femmes d’accoucher convenablement, le centre devient rapidement une clinique du viol à mesure que le Kivu sombre dans l’horreur de la deuxième guerre du Congo (1998-2003) et de ses viols de masse.
Cette « guerre sur le corps des femmes », comme l’appelle le médecin, continue encore aujourd’hui. « En 2015, on avait observé une diminution sensible des violences sexuelles. Malheureusement, depuis fin 2016-2017, il y a une augmentation », confiait-il à l’AFP en mars.
Déjà récompensé en Europe, aux États-Unis et en Asie pour son action, ce colosse débordant d’énergie à la voix grave et douce a lancé en 2014 un mouvement féministe masculin, V-Men Congo.
Il prête son image à une campagne mondiale incitant les grandes multinationales à contrôler leurs chaînes d’approvisionnement pour s’assurer qu’elles n’achètent pas des « minerais du sang », qui contribuent à alimenter la violence dans l’est du Congo.
Depuis 2015, alors que la RDC s’enfonce dans une crise politique émaillée de violences, « L’Homme qui répare les femmes », comme le décrit un documentaire sur son combat a dénoncé à plusieurs reprises « le climat d’oppression […] et de rétrécissement de l’espace des libertés fondamentales » dans son pays.
Le nouveau prix Nobel a encouragé fin juin les Congolais « à lutter pacifiquement » contre le régime du président Joseph Kabila plutôt que de miser sur les élections prévues le 23 décembre « dont on sait d’avance qu’elles seront falsifiées ».
« Nous sommes dirigés par des gens qui ne nous aiment pas », s’était-il emporté en mars devant l’AFP en réaction au boycott par Kinshasa d’une conférence humanitaire sur la RDC.
A ceux qui le croient tenté par la politique, il rétorque néanmoins que seuls comptent pour lui les malades de Panzi, mais qu’il n’entend en rien renoncer à sa liberté d’expression.
La libre Afrique
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