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Exclusivité : 60 ans d’âge de l’Archbishop Kutino Fernando
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Koffi Olomide – Tshiboless (Clip Officiel)
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Innoss’B feat. Awilo Longomba – Maboko Milayi (Clip Officiel)
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Denis Lessie : le concert d’Héritier Wata au Stade des martyrs c’est un échec
Pour le prophète des nations Denis Lessie, le concert de l’artiste musicien Héritier Wata au Stade des martyrs c’est un échec et met en garde le patron de la Team Wata pour son deuxième concert au Grand LIBULU !
Des caches d’armes pour prétexter écarter Moïse Katumbi de la présidentielle
Des laboratoires de très haute dangerosité seraient suffisamment avancés dans la planification d’un coup fatal contre Moïse Katumbi Chapwe. Depuis l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2023, Katumbi est devenu un homme à abattre aux yeux de certains puissants réseaux politiques du pays.
Avec la démission mercredi de ses fidèles ministres, Katumbi passe pour un adversaire inarrêtable. L’œuvre serait, selon les ténors de l’opposition radicale, savamment planifiée par le régime Tshisekedi.
Non seulement il a conservé toute sa notoriété nationale et internationale, Moïse Katumbi Chapwe passe chaque jour pour un adversaire de taille face à Félix Tshisekedi en 2023. Visiblement, les sbires du régime auraient conclu que seul le contrôle de la CENI (Commission électorale nationale indépendante – CENI) ne suffira pas à leur candidat pour remporter la victoire, tellement la surveillance électorale s’accroît et se smartphonise. A leurs yeux, Denis Kadima Kazadi ne pourra pas tout seul faire le job. Même la Cour constitutionnelle n’arrêtera pas le Tsunami de la contestation post-électorale en cas de fraude des élections en République démocratique du Congo l’année prochaine. Pour preuve, l’opération d’identification et enrôlement des électeurs bat de l’aile et démontre au grand jour les insuffisances techniques de Kadima et son équipe. À cette allure, Kadima seul ne saurait paw faire un passage en force. Tout à côté, la Cour constitutionnelle est tout autant contestée et décrédibilisée. Ses juges pourtant dans le confort de leur expérience et formation professionnelle reconnues, deviennent la risée de tout le monde et n’inspirent plus confiance. Ainsi les conspirateurs du régime auraient jugé nécessaire de recourir aux méthodes fortes. Contraindre Katumbi à s’exclure de la course.
Planter des caches d’armes chez Katumbi
La malice est hautement démoniaque. Certains savants au service du mal auraient mis en place un plan visant à discréditer, accuser et faire interpeller le leader d’Ensemble pour la République dans le but de le clouer dans une prison sans aucun espoir de libération, même provisoire. L’idée tout droit sortie du monde des ténèbres consisterait à simuler une perquisition brutale dans l’une des concessions de l’homme d’affaires congolais afin de précipiter son arrestation suivie d’une lourde condamnation sous une retransmission en direct à la télévision publique (RTNC). Ainsi, la menace serait écartée pour l’Union sacrée qui verrait son joker Tshisekedi rafler la mise en 2023. “Ils veulent lui coller une fausse affaire de cache d’armes et l’accuser de chercher à fomenter un coup d’État contre le président de la République“, souffle un soutien de Moïse Katumbi. Une cabale qui ne passera pas étant donné que le peuple est déjà au courant de toutes les manœuvres du pouvoir contre le président du TP Mazembe.
Pourquoi Katumbi fait-il si peur au pouvoir ?
Rien que l’acte de démission de ses trois ministres qui occupaient des juteuses fonctions de haute souveraineté dans le gouvernement Sama prouve que quelle que soit la déstabilisation ourdie contre sa personne, sa candidature et ses lieutenants politiques, Moïse Katumbi reste et demeure un acteur politique incontournable et difficilement battable. Si le projet de loi Tshiani sur la “Congolité” est en moisissure surveillée de la part de l’opinion publique congolaise, la tendance à nuire à la personne physique de Moïse Katumbi Chapwe serait la pire des hypothèses. Katumbi, avec son parti politique, ses réseaux et sa popularité sait que sa candidature à l’élection présidentielle est un atout de victoire face à ses adversaires, surtout ceux de l’Union sacrée dont le bilan souffre de grande fragilité et de faiblesse d’articulation.
Athanase Mwenge
Ouragan
Evoloko Lay Lay fait des révélations graves sur sa vie et sa carrière musicale
Franck Stemay reçoit Evoloko Lay Lay. L’artiste musicien a fait des révélations graves sur sa vie et sa carrière musicale.
« Aucun avion de chasse n’a survolé l’espace aérien rwandais », affirme Kinshasa
Un communiqué émanant du ministère de la Communication et Médias, daté d’hier jeudi 29 décembre, dément formellement les allégations de Kigali selon lesquelles un avion militaire de la RDC a survolé l’ouest du Rwanda dans la journée de mercredi 28 décembre.
Kinshasa fait savoir qu’«après plusieurs jours de stationnement, deux de ses avions Sukhoï ont effectué des vols de routine, le mercredi 28 décembre 2022, suivant un routing qui a été préalablement défini. »
Selon le gouvernement congolais, ces deux avions ont survolé entre autres le Iac Kivu, dans l’espace aérien congolais. De ce fait, «le Gouvernement rwandais ne peut en aucun cas considérer ce mouvement aérien des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à l’intérieur de l’espace aérien national comme une quelconque provocation», a indiqué le communiqué.
Ce n’est pas tout. Kinshasa précise par ailleurs que «ces deux avions de chasse n’étaient pas armés et par conséquent aucun bombardement n’a été effectué.»
La République démocratique du Congo dit rester respectueuse du processus de Luanda ainsi que de tous ses engagements pris dans ce cadre. En même temps elle attire l’attention de la communauté internationale sur « la complicité du Gouvernement rwandais avec les terroristes du M23 dans le recours à des prétextes farfelus pour bloquer, comme à leurs habitudes, le processus de paix en général et la mise en œuvre du communiqué final du mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022 en particulier. »
Les accusations rwandaises interviennent un jour après que les autorités congolaises ont présenté au cours d’une conférence de presse plusieurs espions œuvrant pour les services rwandais.
Kinshasa accuse aussi le Rwanda d’avoir cherché à préparer une attaque contre le président de la République, Félix Tshisekedi.
Malgré les condamnations de la communauté internationale, Kigali continue d’appuyer les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Les États-Unis et la France ont demandé à Kigali de cesser tout soutien au groupe armé. Dans leur dernier rapport, les experts des Nations unies assurent avoir trouvé des preuves de l’intervention de l’armée rwandaise sur le sol congolais en renfort au M23 ou pour des opérations contre les FDLR.
Défait en 2013 par les FARDC et les Casques bleus, le M23 a repris les armes fin 2021, soutenu par le Rwanda. a gagné du terrain dans l’est de la RDC, s’emparant notamment de trois cités congolaises importantes, Bunagana, Kiwanja et Rutshuru-centre à 70 kilomètres de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, frontalière avec le Rwanda et l’Ouganda.
Didier KEBONGO
Forum des as
Bosolo Na Politik : Noël Tshiani sollicite un débat avec Moise Katumbi
Bosolo Na Politik : Israël Mutombo reçoit Noël Tshiani. « De père et de mère » sollicite un débat avec le président de « Ensemble Pour La République », Moise Katumbi.
CENI : Machines et cartes d’électeurs inappropriées
La carte d’électeur Kadima est moche, illisible et moyenâgeuse. Outre la qualité archaïque de sa présentation sur les deux faces, le document ressemble à un imprimé de cybercafé où les images photos sont méconnaissables. Denis Kadima a donc fait un choix chaotique de la firme productrice des cartes d’électeurs pour, selon un cadre de la CENI courroucé, se faire une santé financière personnelle.
Des sources internes à la CENI confirment le choix autoritaire du fournisseur Miru Systèms Ltd dont quelques individus auraient obtenu des garanties suffisantes de retrocommission. C’est ce qui justifierait les attitudes suffisantes du président de la CENI et son obstination à ne jamais considérer les avis divergents des autres membres. Ainsi, Denis Kadima Kazadi vient d’imposer à toute une nation un document d’identité électorale de piètre qualité en raison de ses propres désirs excessifs de gagner personnellement sur tous les marchés conclus par la CENI. Ce qui fait dire à Lamuka que Denis Kadima démontre chaque jour qui passe qu’il a été parachuté à la gestion du processus électoral par la magie des faveurs ethniques et politiques.
La carte d’électeur imposée aux Congolais est minable et ne saurait être brandie en public, surtout en présence de nos ennemis, soient-ils issus de petits pays limitrophes qui se sont déjà beaucoup trop moqués des Congolais.
Des cartes d’électeurs au prix Mangondo
Les avis d’appel d’offres pour l’acquisition des kits d’enrôlement des électeurs, des cartes d’électeurs et des services connexes dans le cadre de la Révision du fichier électoral par la CENI lancés en juin 2022, faisaient suite au plan de passation des marchés de la commission électorale nationale indépendante (CENI) publié le 16 juin 2022 sur le site de l’autorité de régulation des marchés publics (ARMP). En réalité, la CENI a sollicité et obtenu du gouvernement de la République démocratique du Congo dans le cadre de la Loi de finances pour l’exercice 2022, des crédits budgétaires liés aux opérations électorales (77100) dont une partie devrait être utilisée pour effectuer des paiements au titre du marché d’acquisition des kits d’enrôlement des électeurs, des cartes d’électeurs et des services connexes. La CENI ouvrit les plis des souscripteurs le vendredi 8 juillet 2022. Six (6) entreprises avaient soumissionné en bonne et due forme. Le premier soumissionnaire AISEC, fixa son enveloppe à hauteur de plus de 350 milliards de francs congolais (175 millions USD) assortie d’une lettre de facilité de crédit de 10 millions USD. Le deuxième, c’est Miru system. Ces Coréens du Sud fixèrent à au moins 80 millions USD l’offre. Acquéreur du marché de la machine à voter en 2018, Miru system brandit la lettre de facilité de crédit de 5 millions USD. Le troisième fut BIGRADAP Group. Cette société avait évalué son offre à plus de 270 milliards de francs congolais (135 millions USD) sans aucune facilité de crédit. Le quatrième fut Smartmatic qui dégageait une offre à plus de 210 milliards de francs congolais, sans aucune garantie de facilité de crédit. Le 5e, AZELTECO-UAC avait présenté une facture globale de plus de 140 millions USD sans aucune garantie de facilité de crédit. Le dernier fut UBC SARL & HBC Identification avec sa facture totale fixée à plus de 180 millions USD.
Malheureusement, le leadership autoritaire de la CENI choisit le plus médiocre de tous, sa vision n’étant orientée que vers des dividendes liquides immédiates. Toutes les mises en scène que la CENI a projetées par la suite, n’auront servi qu’à faciliter une mafia électorale déshonorante et dégoûtante. Ainsi se termine l’histoire d’une CENI conçue, mise en place et rendue opérationnelle par la force. Tous les professionnels des élections formés du temps de Malumalu, Ngoy Mulunda ou encore du tristement célèbre Corneille Nangaa sont devenus méconnaissables. Leur savoir-faire a été noyé dans les espèces sonnantes et trébuchantes. Ce qui nécessite un nouveau leadership des élections pour bâtir une CENI finalement propre, incolore et inodore.
Machines et cartes d’électeurs inappropriées
Tous les rapports d’observation rendus publics jusqu’ici sur les premiers jours de l’opération d’identification et enrôlement des électeurs sont unanimes sur les ratés de l’opération. La CENI souffre d’une myasthénie chronique qui nécessite un renouvellement total de son staff et de son système. Les machines à voter utilisées actuellement sont largement dépassées au point qu’elles se rebellent de temps en temps à chaque inscription de requérant. Ces équipements sont d’une extrême fragilité et d’une utilisation douteuse. Même le système de pré-inscription tant venté par Kadima n’aura été qu’une simple publicité de conformité médiatique. Pour tromper la vigilance des autorités et de certains officiels, la CENI a placé quelques spécimens de machines plus ou moins fonctionnelles à des endroits stratégiques tels que la commune de la Gombe mais aussi à Mbandaka où le président s’est enrôlé. Si Martin Fayulu s’est enrôlé en 22 minutes le mardi 27 décembre, Monseigneur Fridolin cardinal Ambongo Besungu, quant à lui, a été scandalisé par les impondérables de son fameux centre d’inscription. La carte remise au cardinal n’avait ni forme, ni qualité : « J’ai eu comme l’impression qu’en 2005, la carte avait une meilleure qualité. Au fur et à mesure qu’on avance, la qualité diminue ».
Dans le dur, Kadima et ses hommes tentent d’apaiser l’opinion mais le mal est consommé. Le décor de la contestation est planté. Avec cette opération d’enrôlement, on sent déjà venir la tricherie à grande échelle.
Landry Amisi
Ouragam
Celeo Scram et Franck Stemay : Fara Fara na plateau
Franck Stemay reçoit l’artiste musicien Celeo Scram. L’ancien animateur de Werrason parle du concert d’Héritier Wata au Stade des martyrs.
Moïse Katumbi : « Joseph Kabila est un frère »
Ses relations avec Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, ses éventuelles alliances avec d’autres candidats, le conflit avec le M23… Désormais engagé dans la course à la magistrature suprême, l’ancien gouverneur du Katanga se dévoile en exclusivité pour Jeune Afrique.
(Par Stanis Bujakera Tshiamala)
Moïse Katumbi est désormais un homme pressé. Après des mois de suspense, il a déclaré sa candidature à la présidentielle et sa rupture avec l’Union sacrée de Félix Tshisekedi un an, presque jour pour jour, avant la date prévue pour l’élection, le 20 décembre 2023. Maintenant, il veut aller au plus vite au scrutin et assure avoir un bilan et un programme pour » libérer son peuple « .
Quelle stratégie compte-t-il mettre en place pour parvenir à son but ? Est-il prêt à nouer des alliances avec Joseph Kabila ou d’autres opposants au président ? Quelle attitude adopter face au M23 dans l’est de la RDC ? Il a répondu aux questions de Jeune Afrique en exclusivité.
Jeune Afrique : Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat à la prochaine élection présidentielle?
Moïse Katumbi : Je suis candidat parce que je pense pouvoir sauver le peuple congolais. J’ai un programme pour cela, et j’en ai l’expérience : je l’ai fait au Katanga lorsque j’étais gouverneur [2007-2015]. J’étais alors le meilleur, et ce n’est pas un slogan.
À l’image du Katanga, je voudrais que le Congo change, que les gens vivent en paix, et plus de façon misérable. Aujourd’hui, le pays va mal.
Vous apparteniez jusqu’à présent à l’Union sacrée, l’alliance au pouvoir. N’êtes-vous pas en partie responsable de ce bilan ?
Non, j’ai accepté de rejoindre l’Union sacrée en soumettant au président Tshisekedi un cahier des charges pour sauver cette nation. Mais mes recommandations n’ont jamais été suivies durant deux ans. Il a annoncé des programmes trop peu importants : les » 145 territoires « , par exemple, c’est du saupoudrage. Cela représente 10 millions de dollars par territoire, c’est bien trop peu !
Avec Félix Tshisekedi, à quel moment la rupture a-t-elle été consommée ?
Vous savez, cela fait bien longtemps que nous étions dans l’Union sacrée sans y être. Au sein de cette alliance, nous n’avions aucunement le droit à la parole. Dès que nous émettions une critique, nous étions taxés d’opposants. C’était difficile de cohabiter.
SI FÉLIX TSHISEKEDI AVAIT BIEN GOUVERNÉ, J’AURAIS PRIS MA RETRAITE POLITIQUE IL Y A LONGTEMPS
À quand remonte votre dernière conversation avec le président ? L’avez-vous personnellement informé de votre intention de quitter la coalition ?
Je ne me souviens plus de la dernière fois que nous nous sommes parlé, mais cela fait longtemps. En revanche, je lui ai écrit pour l’informer de mon départ.
Je ne cherche pas le pouvoir pour le pouvoir. Si Félix Tshisekedi avait bien gouverné, j’aurais pris ma retraite politique il y a longtemps.
Il y a un an, vous aviez fait de la nomination de Denis Kadima à la tête de la Commission électorale une » ligne rouge « . Pourtant, vous avez ensuite attendu des mois pour quitter l’Union sacrée. Pourtant avoir tant hésité ?
Je voulais tout faire pour que l’Union sacrée réussisse et ne souhaitais pas être considéré comme un élément déstabilisateur. J’ai plusieurs fois lancé des alertes à destination du chef de l’État. En vain.
Maintenant que vous avez quitté l’Union sacrée, les membres du gouvernement issus d’Ensemble pour la République doivent-ils démissionner ?
Nous sommes en démocratie, chacun est libre de faire ce qu’il veut.
Si vous ne donnez pas de mot d’ordre, n’est-ce pas parce que vous avez peur que ces ministres ne vous suivent pas ?
Non. Ce sont des adultes, je n’ai pas à leur dicter leur conduite.
AVEC JOSEPH KABILA, C’ÉTAIT SINCÈRE, IL N’Y AVAIT AUCUNE ARRIÈRE-PENSÉE POLITIQUE
Quelles sont aujourd’hui vos relations avec Joseph Kabila ? Il vous avait qualifié de » Judas « …
Nous avons rompu en 2015, et nous n’avions eu aucun contact jusqu’en mai dernier, lors du dialogue inter-katangais. C’est l’archevêque Fulgence Muteba qui en est l’initiateur. Il estimait que nous devions être prêts pour la réconciliation entre Katangais. Mais je ne savais même pas que l’ancien président serait présent le dernier jour de cet événement. D’ailleurs, je portais une chemise. Si j’en avais été informé, j’aurais mis un costume, par respect.
L’évêque a dit que nous devions nous donner la main. Je suis un chrétien, j’ai donné la main. C’était sincère, il n’y avait aucune arrière-pensée politique.
Vous avez aussi échangé quelques mots. Que vous êtes-vous dit ?
Je m’en rappelle très bien. Joseph Kabila m’a dit : » Gouverneur, oublions le passé et pensons à l’avenir de notre pays. Le passé, c’est le passé. Il y a eu beaucoup de mensonges. » Je lui ai répondu : » Monsieur le président, si on s’est serré la main, c’est pour que le Congo puisse aller de l’avant. «
JOSEPH KABILA EST UN FRÈRE
Vous êtes vous revus ou reparlé depuis ?
Pour l’instant, non. Mais si un jour nous devons nous voir, nous le ferons. Joseph Kabila est un frère.
Si vous continuez à vous rapprocher du président Kabila, n’avez-vous pas peur qu’on vous considère comme une girouette ?
Qui sont les girouettes ? Qui sont ceux qui, pendant des années, se sont opposé au président Kabila et ont conclu avec lui un accord en 2018 pour accéder au pouvoir ? Ce n’est pas moi, ce sont Félix Tshisekedi et les siens.
Votre décision de vous présenter à la prochaine présidentielle est-elle définitive ou pourriez-vous vous retirer au profit d’un autre candidat de l’opposition ?
Ma candidature est définitive, je ne me retirerai pour personne. C’est aux Congolais de choisir qui ils veulent élire président. Néanmoins, je reste ouvert à toute négociation.
Craignez-vous d’être empêché d’être candidat ? Il plane toujours la menace que la proposition de loi Tshiani, qui instaurerait le fait qu’il faille être de père et de mère congolais pour prétendre à la magistrature suprême, soit adoptée…
Cette loi est tribale et raciste et nous ne l’accepterons jamais. Personne n’a le droit d’empêcher quiconque d’être candidat.
Que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes Zambien ou Italien…
Je connais ma mère, qui est enterrée ici, à Lubumbashi. Je connais mes origines. Si j’écoutais les ragots, j’aurais une cinquantaine de nationalités. Pourquoi m’attaque-t-on là-dessus ? Parce que je suis métissé ? Dans ce cas, Barack Obama n’aurait jamais été président des États-Unis, Nicolas Sarkozy n’aurait jamais dirigé la France…
Ici aussi, il y a une jurisprudence. Des métis ont accédé à de hautes fonctions : Adam Bombole a été candidat à la magistrature suprême en 2011, tout comme Léon Kengo wa Dongo, qui a été Premier ministre [de 1982 à 1986, de 1988 à 1990 et de 1994 à 1997] et président du Sénat de 2007 à 2011 puis de 2012 à 2019.
JE RÉTABLIRAI UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE À DEUX TOURS. COMMENT AVOIR UNE LÉGITIMITÉ QUAND ON EST ÉLU AVEC SEULEMENT 15 % OU 16 % DES VOIX ?
La Commission électorale dirigée par Denis Kadima a été critiquée par une partie de l’opposition. Lui faites-vous confiance pour organiser une présidentielle transparente ?
À l’origine, j’étais critique aussi, mais désormais, cette commission est en place et il faut que nous allions de l’avant. Il ne faut pas retarder les élections. Mais nous allons être très vigilants et nous n’accepterons aucune fraude.
Il y a d’importantes réformes à mener et je les mettrai en œuvre une fois au pouvoir. Je rétablirai notamment une élection présidentielle à deux tours. Comment être légitime quand on est élu avec seulement 15 % ou 16 % des voix ? Il faut que le vainqueur recueille plus de 50% des suffrages.
En 2018, l’opposition s’était choisi Martin Fayulu comme candidat commun, à Genève, avant de se disloquer. Seriez-vous à nouveau prêt à nouer un pareil accord?
Cette question n’est pas à l’ordre du jour pour le moment. Nous fonçons seuls pour l’instant et Ensemble pour la République est sûr de sa victoire.
Augustin Matata Ponyo, Martin Fayulu, Adolphe Muzito, Jean-Marc Kabund-a-Kabund…Beaucoup de personnalités de l’opposition ont annoncé se présenter face à Tshisekedi. En partant en ordre dispersé, ne sacrifiez-vous pas vos chances ?
Non, pas du tout.
LORSQUE JE SERAI PRÉSIDENT, IL N’Y AURA PLUS DE GUERRE EN SIX MOIS
L’un des dossiers brûlants du moment est la résurgence du M23 dans l’Est, région minée par des conflits depuis vingt-cinq ans. Si vous êtes élu, comment comptez-vous y faire cesser la guerre ?
C’est très facile. Lorsque je serai président, il n’y aura plus de guerre en six mois. Tous les pays voisins vont nous respecter.
Personne n’est pourtant parvenu à faire cesser ces conflits jusqu’à présent… Comment comptez-vous vous y prendre ?
Certains oublient qu’ici, au Katanga, lorsque je suis devenu gouverneur, il y avait le » triangle de la mort » sur lequel régnait Gédéon Kyungu Mutanga. C’était la désolation. Mais j’ai discuté avec nos généraux et, six mois plus tard, il n’y avait plus de morts.
Le seul secret, c’est de mieux former nos militaires, et pour cela, je diminuerai le train de vie de l’État afin de financer l’armée. Aujourd’hui, on recrute des jeunes pour en faire de la chair à canon. Comment voulez-vous réussir?
Doit-on négocier avec le M23 pour faire la paix ?
Il n’y a pas de négociations à mener. Ces gens sont des bandits. Même si toute guerre finit par des négociations.
Les autorités congolaises, désormais appuyées par un récent rapport du groupe d’expert des Nations unies, accusent le Rwanda d’être derrière le M23. Quelle est votre position sur ce sujet ?
Je ne sais pas pourquoi il y a encore débat. Le M23 n’est pas venu de nulle part lorsqu’il est entré en RDC en novembre 2021. Il faut cesser de prendre les Congolais pour des dupes. Nous ne pouvons accepter qu’une agression vienne du Rwanda, d’Ouganda ou d’un quelconque autre pays. L’impunité ne doit plus durer.
Forum des as
Bosolo Na Politik : Didi Kinuani sauvé d’un assassinat orchestré par un sujet libanais!
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Martin Fayulu s’est enrôlé en toute quiétude
Vêtu en blanc, sans un quelconque engouement autour de lui, l’opposant farouche du régime Tshisekedi, Martin Fayulu Madidi s’est enrôlé en toute quiétude ce mardi 27 décembre 2022, à l’Institut de la Gombe, à Kinshasa.
Content du service, et surtout de l’accueil des agents du centre, le président de l’Ecidé a exprimé sa satisfaction tout en demandant la CENI de faire à ce que tous les citoyens se procurent des cartes.
« Je me suis fait enrôler aujourd’hui à l’Institut de la Gombe. L’opération a duré 22′. La CENI doit tout faire pour que tout congolais en âge de voter puisse s’enrôler », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Martin Fayulu a déploré le retard d’ouverture de plusieurs autres centres d’enrôlement.
« Malheureusement, plusieurs centres dans l’Opération Numéro 1 ne sont toujours pas encore ouverts, faute de kits », a-t-il indiqué.
Rappelons que le go de l’opération de l’enrôlement avait été donné le samedi 24 décembre dernier par le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima, pour une durée de 30 jours.
Jephte Matondo
Factuel
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