Les gouverneurs et les présidents des quatre provinces en crise ont été appelés à « travailler pour l’intérêt de la République ». Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende, a fait cet appel, mardi 14 janvier 2020 à Kinshasa, lors de la réunion qu’il a organisée avec les gouverneurs et les présidents des assemblées provinciales des provinces en crise.
« Il nous a été rappelé les prérogatives qui nous incombent. Vous savez que nous devons travailler pour la République, pour les biens des citoyens et trouver des solutions à tous les problèmes qui peuvent se poser dans nos provinces », a rapporté Jean Bamanisa, gouverneur de l’Ituri.
Il dit remercier le gouvernement pour cette sollicitude des questions très importantes pour la stabilité de institutions provinciales, « afin d’assurer le développement. »
Jean Bamanisa, a aussi annoncé les discussions vont se poursuivre mercredi 15 janvier 2020.
« Nous allons poursuivre ces réunions demain. Elles seront par province : par gouvernements provinciaux et assemblées provinciales. Nous pensons que cette période de crise doit passer et que nous devons travailler en parfaite collaboration pour le bien de nos populations », a souhaité Jean Bamanisa.
Les provinces en crise qui se sont rencontrées avec le ministre de la Justice sont :
Haut Lomami
Kongo central
Ituri
Sankuru.
Dans toutes ces quatre ces provinces, les assemblées provinciales et les gouverneurs sont en conflits. Les organes délibérants ont déchu les gouvernements provinciaux à travers des motions de défiance. Les gouverneurs ont rejeté ces motions, les qualifiants dans la plupart de cas d’illégales.
De la révision du fichier électoral aux scrutins indirects des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs en passant par les élections du 30 décembre 2018, le Trésor public a débloqué 903,268 millions USD.
D’après le Rapport de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) déposé à l’Assemblée nationale, ce montant couvre respectivement les charges suivantes :
– Révision du fichier électoral 2016-2017 : 400,821 millions USD (399,575 millions USD) ;
– Trois scrutins directs combinés du 30 décembre 2018 : 432,753 millions USD ;
– Cooptation des chefs coutumiers, scrutins indirects (sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs) : 7,196 millions USD ;
– Dépenses additionnelles (report des élections Beni-Butembo-Yumbi), formation, déploiement, télécommunications : 35,473 millions USD ;
– Dépenses exceptionnelles (incendie entrepôts Ceni à Kinshasa ) : 27,025 millions USD.
En ce qui concerne l’acquisition des kits d’enrôlement, la CENI rapporte que des sources d’énergie et des différents autres matériels, les dépenses relatives aux opérations de la révision du fichier électoral ont été effectuées d’abord dans la province pilote (Nord-Ubangi- et ensuite progressivement dans les cinq aires opérationnelles.
Des dépenses additionnelles d’environ $35 millions
Sur le budget initial prévu de 400 821 568 millions USD, seuls 399 575 246 millions USD ont été mis à sa disposition.
Ce budget a également pris en compte le recrutement et la formation du personnel, le déploiement du personnel et du matériel, la sensibilisation de la population et des autres parties prenantes, la supervision des opérations, la collecte et la centralisation des données, le paiement des salaires des agents opérationnels ainsi que le dédoublonnage.
Quant aux trois scrutins combinés du 30 décembre 2018, le Rapport indique que les acquisitions des matériels et de la quincaillerie électorale ont représenté 52,46% du total, la rémunération du personnel des opérations 19,09% et la logistique 17,18%.
Au sujet des dépenses de la cooptation des chefs coutumiers, des scrutins indirects (sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs), les 7,196 millions USD ont couvert la formation, la sensibilisation, le déploiement du personnel et du matériel ainsi que la rémunération du personnel affecté à ces opérations.
D’après la CENI, trois raisons majeures ont justifient les dépenses additionnelles d’environ 35 millions USD. Primo, le besoin de sécurisation du processus électoral suite à l’environnement politique caractérisée par un sentiment d’hostilité et de méfiances. Secundo, le besoin de diabolisation des matériels utilisés dans le processus électoral occasionnant ainsi le perfectionnement des machines à voter, du dispositif informatique et des télécommunications. tertio, le report du scrutin du 30 décembre 2028 au 31 mars 2019 à Beni, Beni ville, Butembo et Yumbi à la veille du scrutin.
Enfin, les dépenses exceptionnelles d’environ 27 millions USD ont été justifiées par des réajustements du calendrier électoral et des coûts additionnels importants surtout au niveau de l’acquisition du matériel électoral et des couts liés à la logistique. Des charges qui ont été couvertes à la suite de l’incendie des entrepôts centraux STA à Kinshasa.
Le Débat sur le rapport remis à la session de mars 2020
Il y a lieu de rappeler que la CENI a déposé son Rapport de 258 pages, le 30 octobre dernier, au bureau de l’Assemblée nationale. La session budgétaire s’est clôturée le 15 décembre sans que la plénière ne l’ait examiné.
Considérant son importance, la président de la chambre basse du Parlement, Jeanine Mabunda a déclaré, dans son mot de clôture de la session budgétaire, que le débat sur ce rapport sera initié au cours de la prochaine session ordinaire de mars 2020.
En rappel, ce rapport reprend dans les détails l’ensemble activités de la CENI, de 2011 à avril 2019, dont la cartographie électorale, l’enrôlement des électeurs et l’organisation des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, sénatoriales et des gouverneurs et vice-gouverneurs.
Il a été déposé dans un contexte où le mandat de quatre ans des membres de la CENI était forclos, depuis le 16 juin 2019 et que rien n’ait été fait pour organiser les élections urbaines, municipales et locales conformément au calendrier électoral.
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, (FARDC), ont affirmé mardi 14 janvier dernier qu’à ce jour, il ne reste plus qu’un seul leader ADF actif sur le territoire national qu’il faut neutraliser.
Le porte-parole de l’armée, le Général-major Léon-Richard Kasonga qui s’exprimait au cours d’un point de presse à Kinshasa, a déclaré que la neutralisation de ces délinquants permettra aux FARDC d’annoncer la fin des ADF.
« La tête des ADF a été neutralisée. Il y’a un seul leader des ADF qui n’a pas encore été neutralisé définitivement. Il doit être caché quelque part. C’est le centre de gravité que nous recherchons. Quand nous aurons neutralisé ces délinquants, ces terroristes, nous serons heureux de dire que pour nous maintenant, l’histoire des ADF est terminée, ça reste le travail de la Police afin qu’elle fasse le travail de maintien de l’ordre public », a-t-il dit.
En outre, l’armée par l’entremise de son porte-parole affirme que cette fois-ci, c’est la dernière et qu’elle ne va plus reculer.
« Cette fois-ci, c’est la dernière. Nous n’avons plus à reculer. Nous allons écraser, nous allons neutraliser de manière définitive toute obligation, toute attitude qui serait apparentée aux ADF », a rassuré le général Léon-Richard Kasonga.
Pour rappel, c’est depuis le 30 octobre 2019 que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont lancé les actions de grande envergure contre les rebelles de l’ADF dans la région de Beni au Nord-Kivu.
Trois congolais et un chinois sont morts dans l’explosion d’une citerne à 30 kilomètres de Kolwezi (Lualaba). Le drame s’est produit dans l’enceinte de la société minière TCC. L’entreprise chinoise y exploite cuivre et cobalt. La citerne était rempli d’acide sulfurique servant à nettoyer les minerais.
Le site est en train d’être évacué. Employés et habitants des alentours quittent le lieu. La crainte d’une pollution à grande échelle de la zone est réelle. Plusieurs autorités de la ville et de la province ont fait le déplacement pour prendre les premières mesures.
Les premières réactions viennent de la société civile. Le cadre de concertation société civile du Lualaba s’est dit consterné par la situation. Il en appelle à la responsabilité du gouvernement provincial pour mettre fin à des pareils drames qui sont fréquents dans ces zones.
Au moins 18 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans des combats entre l’armée congolaise et une milice à proximité d’une mine d’or dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de sources locales. Plusieurs enfants « sont encore portés disparus », a ajouté le curé de Salamabila, l’abbé Célestin Kijana. Paniqués, des centaines d’élèves s’étaient enfuis au début des combats samedi, à l’heure de la sortie des classes.
« Nous venons d’enterrer en collaboration avec les membres de la Croix Rouge locale 18 corps » dont « huit enfants », a déclaré l’homme d’église dans la province du Maniema. Selon ce prêtre, la plupart des corps portait des « traces de balle ».
« Nous avons aussi enregistré 10 blessés graves qui ont été évacués à Bukavu », capitale de la province voisine du Sud-Kivu, a-t-il ajouté. Six miliciens ont été tués et deux capturés, selon le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée dans le Sud-Kivu, qui ne dit rien des pertes civiles. Un militaire congolais a été tué et deux ont été blessés, a-t-il ajouté.
Samedi, des combats avaient opposé les militaires des Forces armées congolaises (Fardc) et la milice Malaika qui prétend défendre les intérêts des habitants vivant près des gisements d’or de Salamabila. Ce groupe armé demande aux autorités congolaises le respect d’un cahier des charges pour le partage des richesses de la mine d’or de Salamabila (respect des droits des mineurs artisanaux et construction de routes).
Pour se faire entendre, les Malaika ont enlevé pendant plusieurs semaines en 2017 puis 2019 des salariés -dont des Français et Sud-Africains- de la société canadienne Banro, qui exploitait le site. En septembre, Banro a annoncé la suspension de ses activités à Salamabila en déplorant « le harcèlement et les raids sur les lignes d’approvisionnements de Banro, les attaques contre le site minier lui-même et les menaces contre les employés ». « Aujourd’hui Salamabila et ses environs sont sous contrôle de l’armée congolaise », a indiqué l’officier.
Treize personnes arrêtées depuis le mois de novembre de l’année passée, ont été libérées ce mardi 14 janvier de la prison de Beni. Parmi ces personnes libérées, 9 sont issues de de la commune rurale d’Oicha et 4 de la ville de Beni dont 2 militants de la Lucha, et un de la Véranda Mutshanga.
Ces personnes ont été arrêtées par la police et les militaires FARDC au cours des manifestations organisées pour dénoncer l’inaction de la MONUSCO et les tueries des civils dans la région de Beni.
Leur libération est intervenue après le plaidoyer du Bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme de la MONUSCO.
Ces 13 personnes parmi lesquelles se trouvaient trois mineurs âgés de 16 et 17 ans étaient poursuivies par la justice militaire pour rébellion et association des malfaiteurs.
Selon des sources judiciaires, la décision de la libération de ces personnes a également été motivée par l’insuffisance des charges après examens minutieux de chaque dossier au cas par cas par le magistrat instructeur.
Les nouveaux ambassadeurs de Chine, de l’Iran et de l’Algérie en RDC ont présenté leurs lettres de créance au Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. C’était ce mardi 14 Janvier 2020 au Palais de la Nation.
Il s’agit de Messieurs Zhu Jing, Mohammad Javad Shariati et Djouama Toufik, nouveaux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires, respectivement de la République populaire de Chine, de la République islamique d’Iran et de la République démocratique et populaire d’Algérie en République Démocratique du Congo.
Qui sont-ils
Le Chinois Zhu Jing débute sa carrière diplomatique en 1995 comme fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères de Chine. Il exerce ensuite les fonctions d’attaché, troisième secrétaire, Directeur adjoint au département des Affaires d’Afrique au ministère des Affaires étrangères de Chine (2000 à 2007).
De 2015 à 2019, il est Conseiller, Directeur général adjoint au département des Affaires d’Europe au ministère des Affaires étrangères de Chine, avant d’être nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Chine en RDC.
Mohammad Javad Shariati, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Iran en RDC.
Djouama Toufik est le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République démocratique et populaire d’Algérie en RDC. Né le 09 mars 1969 en Algérie, il est diplômé de l’Ecole nationale d’administration d’Alger. Il est détenteur d’une licence en droit et d’un master en droit international et relations internationales.
En 1995, il est recruté en qualité de Secrétaire des Affaires étrangères, au ministère des Affaires étrangères à Alger. De 2012 à 2015, il exerce les fonctions de sous-directeur en charge des institutions spécialisées et des activités opérationnelles du système des Nations unies en Algérie, au ministère des Affaires étrangères.
De 2015 à 2019 il est ministre conseiller, représentant permanent adjoint, mission permanente d’Alger à Genève. Madale Marie Tumba Nzeza, ministre des Affaires étrangères a assisté à la cérémonie.
Le président de l’Union Nationale des Fédéralistes du Congo, (UNAFEC), a, dans une interview accordée mardi 14 janvier 2020 à 7SUR7.CD, appelé au soutien total des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Gabriel Kyungu Wa-Ku-Mwanza émet le vœu de voir tous les rebelles actifs dans l’Est de la République Démocratique du Congo être anéantis par l’armée nationale, afin de permettre aux populations de vivre dans la paix.
« J’appelle au soutien total à nos forces armées, à notre police, à nos services de sécurité. Nous souhaitons vraiment qu’ils mettent hors d’état de nuire ces ennemis qui s’adonnent à des massacres de nos populations. Nous avons un grand soutien à nos forces armées et à tous les services de sécurité de notre pays », a déclaré Gabriel Kyungu.
Lors d’un point de presse tenu mardi dernier à Kinshasa (Nord-Kivu), le porte-parole de l’armée le général Léon-Richard Kasonga a assuré que tous les mécanismes étaient actionnés pour porter le coup de grâce à l’ADF.
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