Il faudra disponibiliser au moins cinq camions pour évacuer les 100 tonnes de déchets que produit chaque jour , Zando, le plus grand marché de la capitale congolaise , a affirmé son administrateur, qui entend lancer des grands travaux d’assainissement.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du soutien à l’opération Kin Bopeto lancée par le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila.
Après son entretien avec le chef de l’Exécutif provincial, M. Bompili a expliqué qu’il va s’agir de la sensibilisation et de l’évacuation des immondices.
« Nous sommes prêts à soutenir le gouverneur de la ville à travers l’assainissement de notre marché. Ici on vend toute sorte des marchandises et nous recevons les gens de tous bords. Ce qui donne à ce marché un caractère touristique », a-t-il déclaré.
Depuis lundi dernier, la Régie d’Assainissement de Kinshasa a lancé des travaux d’évacuation des immondices dans les avenues Bokasa et Rwakadingi.
La capitale Kinshasa croule sous de très chères ordures. La ville produit au moins 9 000 tonnes de déchets chaque jour. Il faudrait des millions de dollars par mois pour les évacuer.
Entre 2008 et 2015, l’Union européenne avait emboité le pas pour 9 des 24 communes de Kinshasa. Pour ce programme, l’UE déboursait un million de dollars par mois.
Les étudiants de l’Unikin, expulsés la semaine dernière de leur université à la suite de manifestations violentes, espéraient le salut du président Félix Tshisekedi. En vain puisque la rencontre entre le chef de l’Etat et une délégation étudiante, samedi dernier, s’est soldée par un statu quo, voire même pire.
Selon le président du comité estudiantin de l’Unikin, Arsène Mulumba, interrogé par nos confrères d’Actualités.cd, la hausse des frais académiques reste inchangée, bien que l’entourage du Président eut laissé entendre, la semaine dernière, qu’on allait organiser des discussions en vue de « trouver une solution ». En outre, les activités académiques, suspendues le 7 janvier, ne reprendront qu’après identification des vrais étudiants (de nombreuses autres personnes se logeaient sur le campus jusqu’ici), ce qui, connaissant la manière dont les choses se passent au Congo, prendra certainement du temps.
Plus consternant encore pour les étudiants: Félix Tshisekedi s’est prononcé pour le lancement de travaux de réhabilitation des homes de l’Unikin dans les prochains jours, ce qui retardera d’autant le relogement des milliers d’étudiants jetés à la rue la semaine dernière.
Des milliers de sans-abri sous la pluie
Une grande partie de ces étudiants n’ont pas de famille à Kinshasa et sont donc sans abri, alors que des pluies torrentielles tombent sur la capitale congolaise. Le ministre ayant en charge les Affaires humanitaires, Steve Mbikayi (qui avait occupé sans gloire le poste de ministre de l’Enseignement supérieur dans le gouvernement Badibanga), a été chargé de trouver une solution mais on peut craindre que, comme d’habitude, les sinistrés doivent trouver seuls la voie de leur survie, au bon cœur de la population kinoise. Actualités.cd ne cache pas que de nombreuses étudiantes redoutent d’être victimes de viol.
Dans le sillage de la manifestation étudiante du 6 janvier, des violences avaient eu lieu les 6 et 7 janvier, dont une partie au moins est attribuée à des voyous. Un policier avait été lynché à mort le 7 par des personnes non identifiées, tandis que, sur les deux jours, deux policiers et une demi-douzaine d’étudiants avaient été blessés, certains par balles. La police a arrêté onze personnes, dont cinq seulement étaient des étudiants.
L’ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018 demande à l’opposition congolaise de changer son fusil d’épaule dans son combat pour l’avènement d’un Etat de droit.
Dans une publication de ce mardi 14 janvier sur son compte Twitter, Seth Kikuni déconseille à l’opposition de voir l’ombre de l’ancien président de la république Joseph Kabila partout, et surtout d’arrêter de se servir du sentiment « anti-Kabilisme » comme moyen d’existence.
Sans chercher voies et moyens pour dédouaner le président en fonction, Seth Kikuni estime que l’alliance avec Joseph Kabila et l’entourage ou les actions de Félix Tshisekedi « reflètent ses choix ».
« L’opposition doit trouver un moyen objectif d’exister. L’anti-Kabilisme comme idéologie par défaut ou comme langage national de contestation n’est plus crédible. On ne peut pas continuer à « déresponsabiliser » Fatshi. Son alliance, son entourage, ses actions reflètent ses choix », indique son compte Twitter.
La déclaration du plus jeune candidat au scrutin présidentiel du 30 décembre 2018 intervient au lendemain de la conférence de presse de Martin Fayulu qui s’en va en guerre contre Joseph Kabila, l’accusant d’être le « maître d’œuvre » de la balkanisation du pays.
Dans son argumentaire, Joseph Kabila a choisi Félix Tshisekedi pour parachever sa mission de balkanisation du pays qui aurait déjà atteint « 70 % » de sa mise en œuvre.
Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement, (ECIDÉ), continue d’alerter l’opinion congolaise sur les velléités de balkanisation de la RDC.
Lundi dernier lors de son point de presse, Martin Fayulu a accusé l’ancien chef de l’État Joseph Kabila d’en être l’instigateur principal à hauteur de 55% sur l’échelle de 100%.
En réaction, Patrick Nkanga, membre du bureau politique du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), estime que les accusations de ce membre du présidium de LAMUKA contre leur autorité morale sont infondées et qu’il aborde ce sujet de manière « maladroite » et « théâtrale » au point où l’on ne peut lui accorder du crédit.
« Le sujet de la balkanisation est sérieux mais il est abordé théâtralement par Martin Fayulu. Avant 2006, ce pays était presque dans un état balkanisé. Quelqu’un [Joseph Kabila ndlr] qui vient travailler pour la balkanisation n’aurait pas oeuvrer à réunifier un pays qui était déjà divisé. S’il était venu tel que Martin Fayulu le dit, il aurait laissé le pays à l’état dans lequel il l’a hérité, ça c’est une chose. La deuxième chose, quelqu’un qui veut balkaniser ce pays, il n’aurait pas travailler si ardemment à doter nos forces armées des équipements et de la ressource humaine qu’il y a aujourd’hui. L’armée dans sa forme actuelle qui a combattu les M23 et les forces négatives qui nous attaque, ce n’est pas une armée dont le président Kabila a hérité. C’est une armée qu’il a façonnée sur le plan technique, armement, ressources humaines et même sur son ossature opérationnelle. Tout ça ne vont pas dans le sens d’attester les faits tenus par Martin Fayulu. C’est pour ça qu’on dit que c’est théâtrale parce qu’il enlève le sérieux qu’on devrait accorder à ce sujet », a-t-il déclaré à 7SUR7 ce mardi 14 janvier 2020.
L’ancien président de la jeunesse du PPRD pense qu’en ce moment les acteurs politiques de toutes les obédiences devraient taire leurs divergences et faire bloc derrière les institutions de la République et les forces loyalistes qui sont engagées dans la traque des rebelles dans l’Est du pays.
« Malheureusement Martin Fayulu est dans la politisation de tout », a regretté P. Nkanga.
Dans la foulée, il balaie d’un revers de la main l’argument mis en avant par Fayulu sur la décentralisation comme élément déclencheur de la balkanisation, en affirmant que celle-ci est une volonté de la Constitution.
Cette prise de position de P. Nkanga est subsidiaire à celle du secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary qui avait, lors de son allocution à l’occasion de la cérémonie d’échange de voeux avec les cadres du parti le 8 janvier dernier, dénoncé les politiciens en mal de positionnement qui font de la souffrance et des tueries des populations de Beni, un fonds de commerce.
Le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), Franck Diongo, considère les propos de l’ancien député national Zacharie Badiengila dit Ne Muanda Nsemi qui s’était autoproclamé président de la république comme un « SOS politique » au regard de sa situation « critique ».
Franck Diongo estime que son message est également un piège pour le président de la République qui ne devrait pas poursuivre le président de Bundu Dia Mayala.
« Il faut considérer son message comme un SOS politique pour attirer l’attention des frères Ne kongo et des hommes de bonne foi et les institutions pour tenir compte de sa situation. Son état de santé n’est pas bien. Je l’ai rencontré par deux fois depuis que je suis sorti de la prison et son propos constitue même un piège parce que si vous allez dans la radicalisation vous l’arrêter, il va mourir en prison et on dira que Félix Tshisekedi a tué Ne Muanda Nsemi. Ça va porter une responsabilité dans la gestion du président Félix Tshisekedi, donc il ne faut pas considérer son propos comme une menace aux institutions », a dit Franck Diongo dans une interview accordée ce mardi 14 janvier à ACTUALITE.CD.
M. Diongo explique aussi la raison du rejet de l’invitation de Ne Muana Nsemi qui l’a invité à former le présidium pour diriger la “république fédérale du Congo” et non à la RDC.
« Néanmoins dans son propos il a déclaré qu’il est président de la république fédéral du Congo, qui n’est pas la république démocratique du Congo. Nous ne sommes pas un pays de droit divin, il dit qu’il a été nommé par Dieu le père, le commandant suprême de l’armée céleste, il ne dit pas qu’il a été élu, il ne revendique pas un droit de la constitution congolaise », a ajouté Franck Diongo.
Le samedi 4 Janvier dernier, Zacharie Badiengila dit Ne Muanda Nsemi s’était autoproclamé Président de la République. Il avait déclaré qu’il est bénéficiaire d’un coup d’Etat divin qui met fin à une présidence de mascarade de Félix Tshisekedi, qui d’après lui est « libre de rester à Kinshasa ou d’aller dans la région du Kasaï ».
Les réactions ne cessent de tomber après la déclaration fracassante de Martin Fayulu président de l’ECIDÉ.
En réplique, Adam Bombole proche du président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a déclaré ce mardi 14 janvier 2020, appelé le gouvernement à ouvrir le CNPP pour les politiciens congolais tels que l’opposant Martin Fayulu
“J’exhorte le gouvernement de s’impliquer financièrement pour remettre en état le CNPP, afin d’interner et de traiter ceux de nos compatriotes politiciens atteints de trouble confusionnel et de la démence. Plusieurs cas signalés au début de cette année !”, a-t-il tonné.
Rappelons que lors de son point de presse, l’opposant Martin Fayulu a déclaré lorsqu’il a commencé avec la politique, l’actuel président de la République était encore à l’école.
C’est une fin de non recevoir réservée par Franck Diongo à la sollicitation du député honoraire Zacharie Badiengela alias Ne Mwanda Nsemi.
Dans une correspondance adressée au président du Mouvement Lumumbiste Progressite(MLP) dont l’authenticité a été vérifiée par CAS-INFO, celui qui s’est autoproclamé « président de la République Fédérale du Congo » avait fait recours à Franck Diongo pour figurer parmi les cinq personnes avec lesquelles il comptait travailler.
Les deux hommes devraient avant tout s’entretenir le dimanche 12 janvier dernier, rendez-vous qui n’a pas eu lieu. Pour Franck Diongo qui a joué aux abonnés absents, le leader de Bundu Dia Mayala souffre de la dépression et doit être pris en charge.
« Il est malade. On a détruit sa maison. Je demande la clémence de toutes les institutions. Qu’on essaie de s’occuper de sa santé », a plaidé Franck Diongo.
Le 04 janvier, M. Badiengela s’est autoproclamé président de la République en déclarant être bénéficiaire d’un coup d’État divin mettant fin à ce qu’il qualifie de « présidence de mascarade de Félix Tshisekedi ». Mais selon Franck Diongo, il faut dédramatiser les propos tenus par cet ancien député.
« Il ne dit pas qu’il a gagné les élections mais il a été nommé par Dieu. Nous ne sommes pas un pays des droits divins. Nous sommes un pays qui a la constitution comme base légale. Donc, c’est un acte qui n’a rien avoir avec le vrai pouvoir », relative t-il.
Selon lui, Ne Mwanda Nsemi essaie d’attirer l’attention de l’opinion vers lui. L’arrêter pour atteinte à la sûreté serait un piège car il risque de mourir en prison.
Dans sa déclaration, Ne Mwanda Nsemi avait accusé Félix Tshisekedi d’avoir épousé une rwandaise et demandé à Joseph Kabila de s’exiler pendant trois ans. Arrêté en mars 2017 et jeté en prison, le leader de Bundu Dia Mayala, mouvement politico – religieux s’était évadé de manière spectaculaire le 17 mai 2017 avant de réapparaître l’année dernière aux côtés de Joseph Olenga Nkoy, président du Conseil national de suivi de l’accord de la saint Sylvestre.
Martin Fayulu a réagi lundi à Kinshasa à la position des autres membres de la coalition Lamuka qui ne se sont pas prononcés sur cette marche.
L’ancien candidat à la présidentielle passée de la coalition Lamuka rappelle qu’il est président élu. Il n’a de contrat qu’avec le peuple.
« Je suis le président élu, j’ai un contrat avec le peuple, je l’ ai décrété. Celui qui pense qu’il ne va pas marcher qu’il reste à la maison », a-t-il conclu.
Un message clair envoyé à Katumbi et Bemba qui ne soutiennent pas la marche du duo Fayulu-Muzito.
Lors de son adresse à la nation du 30 janvier 2019, Martin Fayulu avait appelé à une marche de deuil et d’indignation.
« Le 17 janvier 2020, jour du martyr de notre heros national, je vous invite a une marche de deuil et d’indignation sur toute l’étendue du pays et dans la diaspora. Deuil, pour pleurer nos frères et soeurs tués à Beni et ailleurs. Indignation, pour exprimer notre désapprobation au plan de balkanisation de notre pays. Ce jour-là, soyons tous des Lumumba. Bandeau blanc au tour de la tête, déterminés et en marche pour sauver notre patrie en danger », avait-il appelé.
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