VIDEO. Bokoto Bokoto : Boketshu Wa Yambo abimisi ba vérités cachées. Regardez
URGENT – Kinshasa : Pluies diluviennes à Lemba, la route de l’université coupée en deux
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale ont également provoqué une érosion sur une importante voie qui mène vers l’université de Kinshasa.
Cette voie entre l’arrêt « Trinité » et « Elimosantu » est coupée en deux.
La voie réhabilitée, il y a moins d’une année, relie le Rond point Ngaba à L’intendance de l’Université.
Les pluies ont désagrégé les sols et ont emporté une partie du mur d’une école.
La couche bitumée de la voirie s’est effondrée, créant un fossé infranchissable pour les usagers.
Christine Tshibuyi
Leïla Zerrougui : « On ne peut pas réussir à protéger la population si on devient nous même une cible »
La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, Mme Leïla Zerrougui a rappelé à la population de Beni que la MONUSCO ne sait pas la protéger dès qu’elle devient la cible des attaques de cette même population. Elle l’a dit lundi 25 novembre 19 à l’issue du conseil de sécurité présidé le même lundi à Kinshasa par le président Félix Tshisekedi et élargie à la MONUSCO.
« Je dis à la population de Beni que je comprends sa colère. Je compatis parce que C’est une population qui a beaucoup souffert, qui a subi beaucoup de pertes, qui est déstabilisée. Mais on ne peut pas réussir à la protéger et à soutenir nos partenaires du gouvernement et des FARDC si on devient nous même une cible. On ne veut pas qu’on soit la cible. On veut qu’on travaille ensemble pour réduire la menace jusqu’à la finir », a recommandé Mme Leïla Zerrougui.
La Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC a fait part de son inquiétude face à la diffusion d’informations mensongères et d’appels à la violence sur les médias sociaux.
« Je demande à la population de ne pas céder à la tentation. La MONUSCO est un partenaire. Les racontars qui sont en train de circuler selon lesquels nous appuyons les ADF ou que nous avons tiré sur la population civile, tout ça c’est de la propagande. Mais nous devions travailler pour corriger, pour améliorer parce que nous n’avons d’autres choix que de gagner ensemble », a noté Mme Zerrougui.
« La MONUSCO va renforcer la coopération avec ses partenaires et travailler étroitement avec les autorités pour trouver conjointement des solutions en faveur de la population de Beni. L’unité, le calme et la détermination doivent nous guider pour mettre fin aux agissements criminels et lâches des ADF contre les populations civiles », a précisé le même lundi la mission onusienne sur Twitter.
Radio Okapi
Affaire Héritier Watanabe et Naomie : Félix Wazekwa explique ndenge abimisaki Héritier na parquet et parle de l’article 23
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Foot-Transfert : Joël Kimwaki s’engage avec le FC Renaissance du Congo
Le défenseur international Congolais Joël Kimwaki Mpela (34 ans) s’est engagé avec le Football Club Renaissance du Congo. La durée de son contrat n’a cependant pas encore été révélée par le club de la capitale.
L’ancien joueur du Tout-puissant Mazembe en fin de contrat avec le club de Lubumbashi, revient à Kinshasa 10 ans après son dernier passage au sein du DCMP en 2009.
Vainqueur de 2 CHAN avec la sélection locale de la RDC (2009, 2016) et médaillé de bronze avec l’équipe première à la coupe d’Afrique des nations 2015, Joël Kimwaki est parmi les joueurs congolais les plus titrés.
Cette signature au sein du club cher à l’évêque Pascal Mukuna, intervient donc après celle de Ley Matampi il y a quelques semaines.
Gede Luiz Kupa
Éveil Patriotique : Lamuka et Ensemble enfin derrière Fatshi ? Fils Mukoko recadré
Éveil Patriotique : Lamuka et Ensemble enfin derrière Fatshi ? Fils Mukoko recadré. Regardez
Coalition FCC-CACH: le chemin tracé par Joseph Kabila
Beaucoup de mauvaises langues se sont déliées méchamment ces derniers jours contre le Président National du PPRD. Joseph Kabila Kabange a été au cours des diatribes de plusieurs détracteurs nourris dans les laboratoires occidentaux représentés dans l’ombre sur le sol de nos ancêtres.
Pour cause, l’annonce depuis Lubumbashi par son parti de sa rentrée politique au sein de son parti où il doit statutairement assumer ses fonctions de président du parti, conformément à l’article 40 des statuts du PPRD, tels que révisés en 2018.
Pourtant, dans la capitale cuprifère, tous les discours officiels du PPRD lus à l’ouverture et à la clôture de la matinée politique qui a fait trembler la terre ont été rendus publics. Nulle part, il n’a jamais été question de la candidature de Joseph Kabila en 2023. Ce sont plutôt ses détracteurs qui ont ouvert le feu sur son éligibilité ou non en tant qu’ancien président de la République en 2023. Il a fallu un débat d’idées entre spécialistes de droit pour que les choses se clarifient sans toutefois personnaliser le contour de la question.
Candidature en 2023 : que dit la Constitution ?


Si pour le professeur Mbata, un sénateur à vie ne peut plus se présenter, son collègue Nyabirungu fort de son expérience, est venu clore le débat, non pas avec des injures, mais plutôt avec les arguments de droit. Le seul article de la Constitution consacré au statut d’un ancien président de la République, est le 104, alinéa 7 : « Les anciens présidents de la République élus sont de droit sénateurs à vie ».
Et de rappeler : « Une loi, lorsqu’elle est claire, elle ne donne pas lieu à l’interprétation », avant de préciser : « L’article 104 donne le droit au sénateur à vie, et à tous les anciens présidents élus, présents ou futurs, et ne concerne aucun individu en particulier… ». Cet article confère non seulement un honneur mais aussi un droit (…) qui ne peut être donné d’une main par le constituant et retiré d’une autre…
L’ancien président est sénateur à vie de droit. Ce droit, il peut y renoncer si envie lui en prend et se livrer à d’autres activités ou de ne rien faire », conclut le professeur émérite Raphaël Nyabirungu.
Si au PPRD on soutient que la question n’a jamais figuré à l’ordre du jour de sa matinée à Lubumbashi, il demeure vrai dans la pratique et bon sens que l’on ne saurait priver à un ancien président qui qu’il soit de ses droits civils et politiques.
FCC-CACH : une coalition, un bloc contre les prédateurs…


Au Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, on soutient la coalition. Car cette idée émane de son Président national du qui, en décembre 2018, dans son discours d’au revoir à la nation, avait préconisé la coalition des forces politiques ayant gagné les élections à divers niveaux. Ce, pour constituer un bloc infranchissable contre les prédateurs de nos richesses et les artisans de la balkanisation.
L’idée de la coalition qui, d’ailleurs, s’imposait de par les résultats des élections n’avait jamais traversé la tête du président honoraire désormais entré par la grande porte dans les annales de l’histoire congolaise. Voilà pourquoi, le PPRD qui s’aligne sur le chemin tracé par son président national tient à la coalition non pas qu’il est en position de faiblesse. Mais, c’est le contraire, affirme un cadre du PPRD qui a requis l’anonymat.
Toutefois, au parti de Joseph Kabila, on dénonce la violation répétée de l’accord Fcc-Cach par les partenaires du camp présentiel par des initiatives qui sortent du fonctionnement normal des institutions sans tenir compte des prérogatives constitutionnelles dévolues aux différentes institutions dans un régime semi-présidentiel où le Premier Ministre, chef du gouvernement, est responsable devant le parlement. On y reviendra en détail un jour.
Tensions dans les différentes bases du Fcc-Cach


Certes, il a été noté certains écarts de langage qui, quand bien même ils rentrent dans le cadre de la liberté d’opinion, sont çà et là allés au-delà et n’engagent que leurs auteurs à titre individuel. Toutefois, c’est ici qu’il faut saluer la grandeur d’âme, la profondeur de leurs pensées et leur sens d’honneur d’Etat dont on fait montre leurs Excellences Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Joseph Kabila Kabange, respectivement, Président en fonction et Président honoraire pour avoir gardé le regard fixé sur l’intérêt supérieur de la nation.
Main noire contre la coalition
Dans ce qui est apparent, il y la force nuisible de l’iceberg. Ce sont les ennemis de la coalition. Ils se comptent par milliers au pays et à l’étranger.
Au pays, ce sont ceux qui sont pressés de voir la coalition, tel un bateau, chavirer. Au-delà de nos frontières, il y a des forces impérialistes avec leurs relais dans les sous-Régions. Elles encourageraient, selon certaines indiscrétions, l’actuel chef de l’Etat à se débarrasser de son allié et partenaire de la coalition. Ceci filtre à travers plusieurs missions officielles qu’effectue notre président actuel, selon les sources averties.
Ceci serait suicidaire pour la paix chèrement acquise. Joseph Kabila Kabange n’est pas n’importe quel acteur politique que quiconque tenterait d’effacer d’un trait. Non, il y a encore et encore plusieurs milliers des congolais derrière lui. La démonstration en a été donnée par le secrétaire permanent de son parti.
A travers quelques récentes sorties dans le Haut Katanga, le Lualaba et Kinshasa, on a vu une mobilisation spontanée des congolaises et congolais qui croient en Joseph Kabila et aux idéaux de son parti. Si hier on prétendait que les foules affluaient vers les meetings du PPRD parce qu’en tant que parti au pouvoir jadis, on achetait, on soudoyait les participants à des meetings. Aujourd’hui cet argument est trop faible pour tenir debout.
L’intérêt général
Les militantes et militants du PPRD ainsi que les congolais dans leurs diversités savent ce que Joseph Kabila Kabange a fait pour ce pays depuis son accession au pouvoir. Patrimoine commun désormais, Joseph Kabila Kabange mérite respect et considération.
Après la pluie vient le beau temps. Il est plus que temps d’espérer que l’heure a sonné pour que les uns et les autres membres de la coalition respectent les engagement pour le bon fonctionnement des institutions pour le plus grand bien du peuple congolais. Le PPRD a toujours et déjà été prêt à accomplir sa part de contrat. Car depuis plus d’une décennie, son président est rompu dans l’art des négociations même avec ceux qui, hier se sont tournés contre la patrie.
Kabongo Ntumba
La Prospérité
King Kester : Ce lourd sacrifice qu’il a eu de plus en plus du mal à supporter
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Tueries à Beni : Martin Fayulu propose la mise en place d’une opération militaire du type « Artémis »
L’opposant congolais Martin Fayulu Madidi, monte au créneau et s’insurge contre les massacres des civils observés ces dernières semaines dans la région de Beni.
En exclusivité avec 7SUR7.CD ce lundi 25 novembre 2019, celui-ci propose la mise en place d’une opération militaire du type « Artémis » en vue de mettre « hors d’état de nuire tous les ennemis du pays ».
« Trop c’est trop, il faut arrêter. Qu’on lance une opération comme celle qu’on a appelée Artémis pour bouter tous les ennemis du pays hors d’état de nuire. Cependant je compati avec mes frères et sœurs de Beni », a déclaré le président de la Dynamique de la Vérité des Urnes.
Selon lui, les manifestations de la population de Beni sont légitimes, cependant ce sont les attaques contre les bases de la MONUSCO qui sont inappropriées.
« Il ne faut pas s’attaquer à la MONUSCO. On peut exprimer la réaction de colère différemment avec des rassemblements tout court mais il ne faut pas aller plus loin dans le sabotage ou dans les attaques contre les édifices non », a-t-il soutenu au téléphone de 7SUR7.CD.
Pour rappel, un nouveau massacre des civils au quartier Masiani a provoqué la colère des habitants. Ces derniers ont incendié la marie, deux véhicules de la MONUSCO ainsi qu’une partie de la base de cette dernière située à Boikene. Un manifestant a été tué et d’autres blessés.
Bantou Kapanza Son depuis Beni
Moto Epeli entre Ferre Gola et Awilo Longomba pona trophée ya Afrima. Ba recadre bango somo
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RDC: Après Beni, vive tension ce mardi à Butembo
Après les manifestations violentes de Beni et de Goma lundi, la tension est vive ce mardi à Butembo, toujours la province du Nord-Kivu. Plusieurs mouvements dont la Véranda Mutsanga avaient appelé à une journée ville morte pour protester contre les tueries dans le Grand NORD de la Province et exiger le départ de la MONUSCO qu’ils jugent inefficace. Ce matin, plusieurs commerces sont fermés et des jeunes ont dressé des barricades sur certaines artères de la ville.
Cette journée morte était devrait être observée à Beni, à Oicha et à Butembo particulièrement dans le communiqué de la véranda Mutsanga.
« Pour ce mardi, 26/11/2019 pas d’activités sur toute l’étendue de la ville de Butembo,, de Beni et Oicha et dans toutes les localités de Beni Lubero . Ville morte et sèche, tous nous devons fermer nos boutiques et magasins, pas d’écoles, pas de circulation des motos des véhicules, incendié les pneus partout dans nos quartiers , implanté des croix comme signe de désaccord de cette souffrance nous imposer il y’a plus de 5ans, ce mardi, le monde entier doit savoir que, les habitants de Beni Lubero ne sont pas d’accord avec les massacreurs et leurs complices », disait le communiqué.
Lundi, la MONUSCO avait appelé au calme après la mise à sac de sa base située à Boikene, à Beni, par les manifestants. A ce propos, la Représentante spéciale du Secrétaire général en République démocratique du Congo, Leila Zerrougui, s’était rendue, le même lundi 25 novembre, à un Conseil national de sécurité, présidé par le président Félix Tshisekedi, réunissant ministres et membres de l’état-major général.
« Elle a souligné qu’elle comprenait la colère et la frustration de la population après de nouvelles attaques meurtrières perpétrées par les ADF. Elle a néanmoins souligné que s’attaquer aux installations de la Mission et à celles des autorités locales ne fait qu’affaiblir la lutte menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo contre les ADF », avait déclaré Mathias Gillmann, porte-parole par intérim de la MONUSCO.
Actualite.cd
Katumbi au sujet de Beni : « les discours et les promesses ne suffisent plus »
L’opposant Moïse Katumbi s’est associé aux différentes réactions après les violences de ces derniers jours dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). Il a demandé au gouvernement et autres autorités du pays plus d’actes.
« Ras-le-bol à Beni où la population proteste face à la recrudescence des massacres de civils. Les discours et les promesses ne suffisent plus. Il faut du concret, des actes. La réponse est militaire, politique et diplomatique. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et agir », a-t-il dit.
Sur place à Beni, la population s’en est pris au bâtiment de la mairie et au quartier général de la MONUSCO, basé à Boikene.
Toujours ce lundi 25 novembre, le président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé un Conseil de sécurité élargie d’urgence, à la Cité de l’Union Africaine, au Mont Ngaliema. Il a été décidé notamment l’installation d’un quartier général avancé des forces armées de la RDC (FARDC) à Beni (Nord Kivu) et de la mise sur pied des opérations communes entre l’armée nationale et les forces des Nations Unies en RDC, pour imposer la paix et la sécurité dans cette partie du pays.
Actualite.cd
Quand Maman Kalunga souhaite « Joyeux Anniversaire » à Naomie Mbando d’Héritier Watanabe
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Fayulu : « Tant que la défense du pays et l’armée seront sous le contrôle de Joseph Kabila et ses vassaux, les massacres continueront »
Martin Fayulu s’est également associé aux différentes réactions après les violences de ces derniers jours dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). Comme d’habitude, il s’en est pris à Joseph Kabila et a appelé à un vrai changement.
« Tant que la défense du pays et l’armée seront sous le contrôle de Joseph Kabila et ses vassaux, les massacres continueront à Beni bien que les solutions existent. Il faut déboulonner le système pour de vrai », a-t-il déclaré.
Sur place à Beni, la population s’en est pris au bâtiment de la mairie et au quartier général de la MONUSCO, basé à Boikene.
Toujours ce lundi 25 novembre, le président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé un Conseil de sécurité élargie d’urgence, à la Cité de l’Union Africaine, au Mont Ngaliema. Il a été décidé notamment l’installation d’un quartier général avancé des forces armées de la RDC (FARDC) à Beni (Nord Kivu) et de la mise sur pied des opérations communes entre l’armée nationale et les forces des Nations Unies en RDC, pour imposer la paix et la sécurité dans cette partie du pays.
Actualite.cd
Insécurité en RDC : que ferait Mobutu ?
Depuis près de deux décennies l’est de la RDC est en proie à une insécurité telle qu’il est difficile de passer une journée sans pleurer. Mais que ferait Mobutu si la situation était la même quand il prit le pouvoir le 24 novembre 1965 ?
Huit civils tués cette nuit, des manifestations et des tirs au siège de la Mission des nations unies en RDC (MONUSCO),… Comme d’habitude depuis quelque 20 longues années, Beni à l’instar de plusieurs localités de l’est halète encore en ce lundi 25 novembre 2019.
Une date chargée de symboles pour les Congolais. Tant certains se souviennent de ce 24 novembre 1965, lorsque le lieutenant-général Joseph Désiré Mobutu destitua Joseph Kasa-Vubu pour devenir le deuxième président de l’histoire de la RDC.
« Jeudi 25 novembre 1965. Députés et sénateurs réunis en congrès prirent connaissance de la proclamation du Haut-commandement de l’ANC. Le Lieutenant général J-D. Mobutu, Commandant et chef de l’Armée nationale congolaise, devint le Chef de l’Etat. (AP archives) », a écrit sur Twitter, Nzanga-Mobutu, l’un des enfants de Joseph Désiré Mobutu.
Jeudi 25 novembre 1965. Députés et sénateurs réunis en congrès prirent connaissance de la proclamation du Haut-commandement de l’ANC. Le Lieutenant général J-D. Mobutu, Commandant et chef de l’Armée nationale congolaise, devint le Chef de l’Etat. (AP archives) pic.twitter.com/Aj7DhFQzqz
— Nzanga Mobutu (@NzangaMobutu) November 25, 2019
Or, en tant qu’acteur politique et diplômé en relations internationales et communication de précieuses universités occidentales, Nzanga-Mobutu sait qu’en politique, rien ne se dit ni ne se fait au hasard. Tout porte ainsi à croire que le signifié de ce texte était de susciter les réactions de certains de ses compatriotes. Surtout en cette période où ça brûle encore à l’est.
« Merci de nous rappeler ce grand et légitime événement. C’ est ce qu’on devrait faire pour notre armé. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut au moment qu’il faut », répond un internaute au tweet de l’ancien ministre du Travail et de la Prévoyance sociale (2010-2011).
« Merci cher Oncle … Nous pouvons tout dire de l’ancien régime, j’inviterai mes compatriotes à en retenir quand même les fondamentaux : fierté d‘être Zaïrois, réunification, unité et pacification du pays, le vouloir-vivre collectif … », renchéri un autre internaute.
Mais il y a aussi des avis contraires. « C’était le commencement du malheur du Congo. Ils ont changé la constitution, le pays lui appartient et c’est le début de la dictature », répond Fellybo67, un autre internaute.
« Ton père était une honte, un traitre qui a bradé notre souveraineté. Ce pays doit sa situation chaotique à la dictature et la trahison de Mobutu pour satisfaire les intérêts égoïstes des occidentaux, il a marqué d’une page noire l’histoire de notre pays », assène Christian Lutumba, un autre anonyme.
Le « Grand léopard » lui aussi incapable ?
De la cinquantaine de réactions, il y a quasiment équilibre entre les pro et les anti-Mobutu. Difficile dans ce cas de déterminer si le « Grand léopard » pouvait croquer à belles dents les desperados qui écument l’est de la RDC depuis 1998. Donc un an après son éviction par Laurent Désiré Kabila soutenu par l’Ouganda, le Burundi et surtout le Rwanda lequel fit valoir le droit de poursuite pour traquer des responsables du génocide de 1994 réfugiés à l’est, notamment dans les deux provinces du Kivu.
Or, si la campagne de ces trois pays en RDC avait bénéficié de la bénédiction d’Occidentaux dont les puissants États-Unis, Mobutu avait conquis et conservé le pouvoir pendant 32 longues années grâce au soutien de mêmes Occidentaux qui l’utilisaient comme un rempart contre le communisme dans la région des Grands Lacs, estiment des experts.
Ils expliquent également qu’avant ou pendant son pouvoir, les Forces armées zaïroises (FAZ) ont souvent remporté des batailles, grâce en grande partie à l’important appui de puissances étrangères. Et l’un des plus inoubliables succès des FAZ reste la bataille de Kolwezi en 1978 dans l’actuel Katanga. Des Lumumbistes s‘étant emparés des 2/3 du territoire menaçaient terriblement le régime. « Le colosse avait les pieds d’argile », commenta un journaliste belge.
Il fallut l’intervention de la légion française pour repousser les rebelles et sauver le général Mobutu aux abois. Mais après avoir invité à Kinshasa Giscard d’Estaing en guise de gratitude, Mobutu s’attribua la victoire et mit de nouveaux galons sur ses épaules pour devenir maréchal. « C‘était ça le paradoxe avec Mobutu. Chaque fois que son armée échouait, il montait en grade », racontait Aubert Mukendi, un ancien célèbre analyste politique congolais.
Pour couronner le tout, lors de l’avancée des troupes de Kabila en 1997, de nombreux militaires zaïrois dénonçaient entre autres, les salaires « médiocres » et « l’insuffisance de la logistique (armes, alimentation) ». Ce qui explique en partie l‘échec des FAZ face aux hommes de Kabila et alliés rwando-burundo-ougandais. Même si le sort de Mobutu semblait déjà scellé (avertissement de Mohamed Sahnoun, représentant spécial des Nations unies et de l’OUA pour la Région des Grands-Lacs).
John Ndinga Ngoma
Africanews
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