« Le Chef de l’État a […] recommandé au gouvernement de prendre des mesures pour éviter que les assemblées provinciales deviennent des lieux de manipulation et de règlement de compte », dit le compte-rendu du Conseil des Ministres de ce vendredi 22 novembre.
Présidé par Félix Tshisekedi, la 11ème réunion ordinaire s’est notamment penchée sur l’instabilité des institutions provinciales, eu égard aux motions de défiance qui ont ciblé quelques gouverneurs des provinces dont Jean Bamanisa qui venait d’être déchu par la chambre de représentants de l’Ituri.
Entre autres mesures préconisées par le Président de la République, figurent « l’exigence de libérer régulièrement les frais de fonctionnement et les rémunérations revenant aux différentes provinces et l’engagement des réformes en vue de la stabilisation des institutions provinciales », stipule le compte-rendu.
Création d’une commission gouvernementale sur Minembwe et Beni
Le déroulement des opérations visant l’éradication des groupes armés étrangers et nationaux et le type de mesure de protection des populations ont été également abordés au cours de cette réunion.
À ce sujet, « le Président de la République a rassuré le Conseil que toutes les dispositions étaient prises pour éradiquer l’insécurité sur l’ensemble du territoire national et, en particulier, à l’Est. Il a exhorté tous les leaders politiques de l’Est à s’abstenir de tout discours ou acte qui risque de susciter des tensions communautaires », indique ce document.
D’ailleurs, il a annoncé la « création d’une commission gouvernementale constituée des personnalités non originaires » de Beni et Minembwe afin de réfléchir sur les mesures à prendre pour ramener définitivement la paix dans ces deux territoires, la situation sécuritaire étant préoccupante.
Le Chef de l’État a également annoncé au gouvernement sa prochaine destination. Félix Tshisekedi mettra le cap sur la région Est de la RDC.
Les deux derbys kinois et lushois disputés dimanche 24 novembre se sont soldés par des nuls.
Au stade des martyrs de Kinshasa, DCMP qui recevait As Vclub, en match de la 4e journée du championnat national de football- Division I, a été rejoint au score (1-1) grâce à Avadongo (70′) après avoir mené à la première mi-temps par Nguelou (42′).
Tandis qu’au stade Kibasa Maliba de Lubumbashi, saint Eloi Lupopo et TP Mazembe ont partagé le point (2-2) lors de la 7e journée de ce championnat.
Mazembe était le premier à scorer par Ushindi Chicco (29′). Mpiana égalise pour Lupopo (33′). Ce score resta jusqu’à la mi-temps.
Sur un centre travaillé de Katuka, Mpiana signa le doublé en plaçant sa tête hors de la portée de Gbahouo pour le 2-1 en faveur de Lupopo (51′).
Dix minutes après, Kevin Mondeko remet les pendules à l’heure, sur une merveilleuse passe de Trésor Mputu (61′).
Les deux équipes se quittent donc dos-à-dos.
Avec ces nuls, Mazembe garde toujours la tête du championnat avec 26 points (10 sorties), suivi de Vclub (22 points, 14 rencontres livrées) et de DCMP (21 points, 10 sorties).
Le troisième match du jour ne s’est pas joué entre SM Sanga Balende et As Maniema union, match de la 9e journée au stade Tshikisha de Mbuji-Mayi. L’équipe de Kindu n’a pas effectué le déplacement du Kasaï-Oriental.
Une personne a été tuée ce lundi 25 novembre 2019 à Beni lors de la manifestation de colère organisée par la population après le nouveau massacre perpétré par des présumés ADF à Masiani, un des quartiers de cette ville du Nord-Kivu.
En outre, la base de la Monusco située dans le quartier Boikene a été également incendiée par les manifestants qui réclament le départ de la mission onusienne, qu’ils accusent d’être incapable de réagir aux attaques des groupes armés.
Bien avant, la population en colère avait incendié ce même lundi le bureau de la mairie de Beni, dans le Nord-Kivu.
Pour rappel, la nouvelle incursion des présumés ADF a fait près de 8 morts, selon les sources locales.
Les faucons du PPRD ont rêvé d’un troisième mandat de leur autorité morale, allant jusqu’à promettre l’« inanition » du pays en cas de non accomplissement de ce vœu. Ils se sont mobilisés pour faire sauter le verrou de l’article 220 de la Constitution, sans succès. Au finish, Joseph Kabila a présenté un dauphin qui, hélas !, a mordu la poussière à la présidentielle de décembre 2018. Sans s’avouer vaincus, ces indécrottables ont pris l’option de marcher sur la coalition FCC-CACH aux fins de ramener à la surface leur autorité morale. D’où, l’escalade verbale observée de part et d’autre et qui risque de pousser Kabila à la faute.
Est-ce de gaieté de cœur que l’ex-président Joseph Kabila a procédé, le 24 janvier 2019 à Kinshasa, à la passation, dite pacifique et civilisée du pouvoir avec son successeur Félix Tshisekedi ? Avec un peu de recul, l’on ne peut pas confirmer cette assertion.
Tous les analystes qui suivent de près la politique de la République démocratique du Congo ont du mal à trouver la bonne réponse à cette question. Moins d’une année après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, la coalition FCC – CACH présente de graves fissures. On aurait évidemment souhaité que l’opposition en soit le principal responsable. Curieusement, ce sont ceux qui composent la majorité au pouvoir qui se rentrent de manière pas du tout honorable.
Tirs croisés
Tout est parti de la matinée politique organisée dernièrement à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, par le PPRD, chef de file du FCC (Front commun pour le Congo), plateforme politique de Joseph Kabila. A l’occasion, Emmanuel Ramazani Shadary a fait un discours qui a mis dans tous ses états son partenaire à la coalition CACH, particulièrement l’UDPS de Félix Tshisekedi.
Comme il est désormais de coutume, l’UDPS a répondu au « coup pour coup », promettant de ne pas se laisser faire, chaque fois que le PPRD tenterait de remettre en cause la légitimité de son chef, en l’occurrence le président Félix Tshisekedi.
Le feu couvait déjà. Les propos de Ramazani Shadary n’auront servi que d’étincelles. La coalition y a pris un sacré coup.
Devant les militants de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, président a.i. de l’UDPS, y a ajouté une couche, avant qu’un communiqué au vitriol du bureau politique du FCC ne recadre la situation, tout en promettant de saisir les institutions politiques pour laver cet affront.
En séjour en Europe, le chef de l’Etat a tenté de ramener le calme dans les rangs, confirmant les bons rapports qu’il continue d’entretenir avec son prédécesseur, Joseph Kabila, autorité morale du PPRD. Mais, le mal était déjà fait. Le venin a infesté le fruit.
Dernièrement à Kinshasa sur la place Ymca, en marge de l’intronisation du gouverneur de la ville Gentiny Ngobila, comme président interfédéral du PPRD, Ramazani Shadary s’est encore mis en vedette, promettant des « uppercuts politiques » à chaque fois que son parti se sentira agressé.
Comme il n’en suffisait pas, le secrétaire permanent du PPRD a encore remis une couche, lors de l’installation du Président National de la Ligue des Jeunes du PPRD.
« Il ne faut pas avoir peur. Arrêtez d’avoir peur ! Nous sommes en coalition pour la paix dans le pays. Nous avons envie d’être en coalition, mais si ton discours n’est pas correct, nous n’accepterons pas », a t-il dit. Les militants étaient en effervescence, contents de menaces proférées à l’endroit de l’UDPS.
« Notre ligue des jeunes est une ligue d’un parti civilisé, pas une ligue des bandits. Nous ne voulons pas des désordres, mais si on nous attaque nous allons réciproquer. Je le dis ouvertement. Il y a beaucoup de jeunes ici. Je vois les bérets rouges, je vois également les bérets verts. Il y a également des sportifs », a déclaré Ramazani Shadary. Il faudrait être un naïf pour ne pas lire entre les lignes ce langage belliqueux du PPRD.
Aux discours enflammés de Ramazani Shadary, Henri Mova a encore apporté de l’eau au moulin, allant jusqu’à remettre en cause les résultats de la présidentielle qui ont donné gagnant Félix Tshisekedi. « Shadary n’a pas perdu la présidentielle, il s’agit des stratégies », a lancé Mova, devant une foule de militants surexcités. Et d’ajouter : « Et comme vous le voyez, est-ce qu’il avait échoué ? Est-ce que quelqu’un qui a échoué peut se tenir comme ça devant les gens ? Est-ce qu’il peut diriger les gens comme ça ? Comprenez qu’il s’agit des stratégies (…). Comme le Général Che Guevara lui-même, notre Général Major, c’est toujours de la stratégie », a t-il déclaré, dans des propos tenus à lingala.
Il va par la suite mobiliser la jeunesse du parti, comme pour la préparer à un affrontement plus que jamais prévisible : « Est-ce que vous êtes convaincus qu’il avait perdu ? A partir d’aujourd’hui, il faudra reprendre nos habitudes d’installer le parti partout. Les cellules de base, il ne faut pas vous endormir. Il ne faut pas qu’il y ait des divisions entre vous : bérets verts, bérets rouges, etc. Réveillez-vous ! La bataille n’est pas finie. La force du parti, c’est sa jeunesse », a-t-il renchéri.
Au regard de toutes ces déclarations, on est en droit de se poser une question : est-ce que Joseph Kabila est au courant de tous ces discours incendiaires ? Par absurde, en serait-il le commanditaire ? Son silence, depuis que l’escalade verbale a commencé entre PPRD et l’UDPS, est lourd de sous-entendus. Raison pour laquelle, d’aucuns ont exigé.
Un affrontement à distance
On est bien en face d’un affrontement à distance qui peut dégénérer à tout moment. Le PPRD est inscrit dans un agenda dont il est le seul à en détenir encore le secret. Il faut déjà craindre le pire, tant le décor se met en place. Chaque jour qui passe, le PPRD multiplie des provocations visiblement orientées vers l’UDPS. Apparemment, le message d’apaisement de Félix Tshisekedi n’a pas apaisé les tensions. Bien au contraire, c’est comme si on soufflait sur un feu qui peine à se répandre.
Est-ce déjà le signe précurseur de cette « inanition » que promettaient les principaux ténors du PPRD, si jamais Joseph Kablila n’obtenait pas son troisième mandat ? En tout cas, on n’est pas loin de ce cas de figure.
Comme on l’a souligné dans l’une de nos précédentes éditions, le plus exposé dans la fougue qui a gagné les rangs du PPRD, c’est encore et toujours Joseph Kabila. En acceptant la passation « pacifique et civilisée » du pouvoir avec Félix Tshisekedi, Joseph Kabila devrait aussi se plier aux règles du jeu. Ce qui n’est pas le cas au regard de la très forte agitation qui gagne le FCC, portée essentiellement par le PPRD. Il en sera une fois de plus le grand perdant.
Le peuple a barré la route à la tentative de réussir un troisième pénalty, selon l’expression chère au président d’Ensemble pour le changement, Moïse Katumbi. Le forcing raté de modifier la Constitution pour faire sauter le verrou de l’article 220 a fait flop car, la dynamique populaire a eu raison de la démarche anticonstitutionnelle des faucons du PPRD.
Sénateur à vie, en vertu de la Constitution, Joseph Kabila n’a pas intérêt à suivre la voie de la perdition dans laquelle l’entrainent les faucons du PPRD. C’est une voie sans issue. Car, la roue de l’histoire a déjà changé de sens. Aujourd’hui, le monde, tout comme le peuple congolais se reconnaissent en Félix Tshisekedi comme porteur du changement tant rêvé. Se mettre au travers de sa route, c’est voguer à contre-courant de l’histoire.
Pour ce cas précis, les faucons du PPRD se trompent d’époque. Ils voudraient pousser Joseph Kabila d’agir à la Mobutu qui, en son temps, avait neutralisé les politiciens pour instaurer un régime militaire à la tête du pays. La suite, on la connaît, le pacificateur s’est mué très vite en père de la nation , guide-timonier, etc.
Le chien aboie, la caravane passe. Mais, gare au chien, parce qu’il peut être écrasé à tout moment par la caravane, avait ajouté en son temps Joseph Kabila. Les faucons du FCC feraient mieux d’intérioriser cette donne car les intérêts égoïstes sont voués à l’échec quand ils prennent le dessus sur ceux du souverain primaire.
Après le crash qui a coûté la vie à la garde du chef de l’Etat, un autre accident a causé la mort de 26 personnes hier à Goma.
Des « cercueils volants » sillonnent le ciel congolais. Ces aéronefs menacent au quotidien la sécurité aérienne, suite à la vetusté de ces appareils. Après le crash d’un Antonov 72, affrété par la Présidence de la République, un autre accident vient de causer la mort de 26 personnes dans la capitale du Nord-Kivu. Un crash de plus qui interpelle les autorités de l’aviation civile.
Un avion de la compagnie Busy-bee s’est écrasé hier dimanche 24 novembre dans la matinée au quartier Birere, à Goma dans la province du Nord-Kivu. Ce petit porteur, en partance pour Beni a raté son décollage en plein centre-ville, selon les témoignages recueillis par l’équipe de recherche dépêchée sur place.
D’après un communiqué du ministère national de Transport et Communication, ce crash a causé 26 morts, dont 17 passagers, 2 membres d’équipage et 7 personnes au sol. Ce bilan lourd est encore provisoire. Les recherches se poursuivent encore.
Le ministère de Transports précise, en outre, que l’appareil était du Type Dornier 228, immatriculé 9s-GNH. L’aéronef s’est écrasé aux alentours de 9h02′, juste après le décollage alors qu’il venait de quitter Goma pour Beni et Butembo. L’accident s’est produit au quartier Mapendo, dans l’agglomération de Birere, sur l’avenue TEFEZ, où l’avion a percuté les toits des maisons.
Le vice-ministre de Transport, Jacques Yuma, assure, dans le même communiqué, que les dispositions sont prises pour diligenter une enquête afin de déterminer les causes de l’accident et établir, les cas échéants, les responsabilités.
Pourtant, les enquêtes sur le crash de l’Antonov qui a causé la mort des rapprochés du chef de l’Etat trainent à livrer leurs secrets
LE MINISTRE MOLENDO AJOURNE SON RETOUR A KINSHASA
Le crash de l’avion petit porteur a fait des victimes dans la délégation du ministre des Affaires foncières, Molendo Sakombi, en mission à l’est de la République Démocratique du Congo. Trois cadres de l’administration des ministères des Affaires foncières du Nord Kivu, qui étaient en mission avec le ministre Molendo ont été fauchés.
» Très peiné par la disparition dans le crash du petit porteur de la compagnie Busy Bee, survenu ce dimanche matin dans la ville de Goma , de trois cadres de l’administration foncières du Nord Kivu qui rejoignaient leur postes de travail à Beni, Butembo après la séance du travail que j’ai organisée , j’adresse mes condoléances les plus attristées aux familles de ces compatriotes décédés dans l’exercice de leur fonctions », a écrit le ministre Aimé Molendo.
« Pour marquer ma compassion et mon émotion, j’ai décidé d’annuler mon retour à Kinshasa prévu ce même dimanche afin de consoler les familles éprouvées et prendre, en concertation avec les autorités provinciales, les dispositions utiles pour les obsèques » a conclu Aimé Molendo Sakombi sur son compte tweeter
Les rebelles d’Allied Democratic Force (ADF) ont de nouveau ciblé le quartier Masiani, à Beni-ville (Nord-Kivu), la nuit du dimanche à ce lundi 25 novembre 2019.
Dans leur nouveau carnage, environ 7 civils ont été tués par armes blanches (machettes) voire à feu. Ce bilan est encore provisoire.
Face à ces faits d’insécurité, les habitants de la place dont les jeunes sont très en colère. Ce matin, ils sont descendus dans la rue avec quelques corps des victimes. La situation est pour le moment, confuse au centre-ville.
La police use des bombes à gaz lacrymogènes pour tenter de contenir les manifestants qui se dirigent à la mairie scandant des chansons hostiles au pouvoir en place.
« Nous avons alerté les autorités la soirée du dimanche sur la présence de l’ennemi à Kipriani qui préparait la nourriture, aucune mesure n’a été prise pour faire l’offensive contre lui. À 19h, il est venu tuer ici près de chez mois. Nous sommes déçus », déclare à 7SUR7.CD, un habitant de Masiani, attaqué par les ADF.
Les activités socio-économiques sont paralysées. Des écoles, magasins, boutiques, banques et autres services sont fermés.
La tension est montée d’un cran dans la ville de Beni (Nord-Kivu), ce matin du lundi 25 novembre. Les manifestants en colère ont mis le feu sur le bâtiment de la mairie après une nouvelle attaque sanglante des présumés combattants ADF (Forces Démocratiques Alliées), au quartier Masiani, en pleine ville.
Huit corps ont été répertoriés et six ont été acheminés à la morgue. Excédés par cette nouvelle tuerie, les jeunes défilent avec le corps d’une des personnes tuées. La police tente de calmer la situation.
C’est dans l’après-midi que le ministère des Transports et des Voies de communication a communiqué sur le crash du Dornier 228 de la compagnie aérienne Busy Bee, ce dimanche 24 novembre, à Goma.
Le communiqué signé par le vice-ministre Jacques Yuma Kipuya indique que l’avion quittait Goma pour Beni et Butembo. Le crash s’est produit à 9h07′, soit deux minutes après son décollage.
Le même document indique que le bilan provisoire fait état de 26 morts, soit 17 passagers et 2 membres de l’équipage et 7 morts au sol. D’après le bilan fourni par les services de la mairie de Goma à ACTUALITE.CD, c’est au total 29 corps qui ont été retirés des décombres. Le premier rapport du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), qui avait dépêché une équipe de 6 personnes sur place, parle de 25 personnes dont deux survivants alors que les équipes de mairie n’ont noté qu’un seul survivant.
Le même document de l’équipe du PNHF ajoute que dans l’habitation sur laquelle l’avion s’est écrasé il y avait 6 personnes d’une même famille, toutes décédées. Les services de la mairie citent 7 personnes tout comme le communiqué du ministère des Transports.
On sait également que les sources de Busy Bee privilégient la thèse d’un problème technique.
Le vice-ministre annonce également que les dispositions sont pries pour diligenter une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’accident et en établir les responsabilités.
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