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Que retenir de la deuxième commémoration de Papa Wemba, si ce n’est du déjà-vu ? Hier mardi 24 avril, les mélomanes de la musique ont assisté à tout… sauf à l’essentiel. Pas de mausolée ni moins encore, de buste à l’honneur de l’artiste comme promis par les autorités.

Les fans qui se sont rendus par milliers pour l’évènement, sont restés sur leur soif. Et pour cause, personne ne pouvait s’imaginer que le deuxième anniversaire de la disparition du « Roi de la sape » passerait sans aucun geste symbolique de la part des autorités du pays.

Et pourtant, la veuve de Papa Wemba et plusieurs musiciens avaient, quelques jours avant la date de la commémoration de l’an deux de la mort de Kuruyaka, entrepris des démarches pour interpeller le Gouvernement. Même le Premier ministre avait été saisi pour que la dépouille de l’illustre disparu cesse de rester dans une tombe inachevée.

Aux yeux des observateurs, le 24 avril 2018 devrait être une occasion pour les autorités de mettre fin à l’« enterrement provisoire » du Foridol. Ce qui n’a pas été fait. A la place, la commémoration de la deuxième année de la mort de Papa Wemba a ressemblé un peu à du folklore : spectacles de musique autour d’une bière à Matonge. Un décor planté en présence de quelques autorités, à l’instar du ministre du Genre, famille et enfant Chantal Safu, le bourgmestre de la commune de Kalamu Jean-Claude Kadima, du conseiller spécial Luzolo Bambi…et de certaines figures bien connues de la classe politique congolaise.

« Le Roi de la sape et de la rumba » laisse derrière lui une carrière bien remplie, qui lui a permis d’influer des générations entières de musiciens africains. Il a largement contribué au rayonnement de la musique rd-congolaise à l’international. Voilà pourquoi, un mausolée ou un mémorial, serait une marque de reconnaissance de tout un peuple à travers ses dirigeants.

Rachidi Mabandu
Forum des As

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