En RDC, l’ACAJ, l’Association congolaise pour l’accès à la justice, s’interroge sur l’origine des fonds ayant servi à financer le meeting du FCC. Le Front commun pour le Congo a réuni samedi 27 octobre plusieurs dizaines de milliers de personnes au stade Tata Raphael de Kinshasa. A première vue, la rencontre entre Emmanuel Ramazani Shadary – le candidat de la majorité présidentielle – et ses militants était donc un succès. Mais l’ACAJ soupçonne les organisateurs d’avoir utilisé l’argent du Trésor public et demande des clarifications aux autorités.

Par le biais de ses agents sur le terrain, l’ACAJ dit avoir recueilli des informations selon lesquelles de nombreux bus de la compagnie publique Transco ont été réquisitionnés illégalement pour l’occasion. D’après l’ONG, des représentants des forces de sécurités, en civil, étaient également présents dans les gradins. Et plusieurs participants se seraient vu remettre ou promettre des sommes d’argent.

« C’est un acte qui étonne, affirme Georges Kapiamba, président de l’ACAJ, pour lequel nous espérons recevoir vivement des explications de la part des organisateurs qui sont, pour la plupart, membres du gouvernement et donc soumis au principe de redevabilité. »

Sous couvert d’anonymat, un fonctionnaire contacté par RFI raconte avoir été enjoint de participer au meeting, sans quoi « il aurait des problèmes ». 17 000 francs congolais lui auraient été promis en échange. Il affirme n’en avoir touché que 2 000. Lambert Mende, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, dément catégoriquement : « Il n’y a jamais eu d’ordres donnés pour forcer les gens à venir ou des menaces contre les gens qui ne sont pas venus. Ca c’est complètement faux. »

Le ministre dément également les accusations de réquisition illégales de bus Transco. Il assure que ceux-ci ont été loués grâce aux cotisations de chaque regroupement politique.

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