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La motion de déchéance du Premier ministre a recueilli la majorité de voix, ce mercredi 27 janvier à l’Assemblée nationale. Sur 377 votants, 367 députés ont voté pour la motion de déchéance, 7 députés ont voté contre la motion, 2 votes abstentions ont été enregistrés et 1 bulletin nul.

Le constat est sans appel, à travers les élus du peuple, ce sont les Congolais qui ne veulent plus de la précarité généralisée, avec l’exécution à tâtonnement du programme de gouvernement.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba, chef du gouvernement de la coalition s’efface ainsi, sans honneur, après l’effacement de la coalition tumultueuse FCC-CACH qui a duré près de deux ans.

Lui qui a boycotté ce rendez-vous, emboitant le pas aux députés FCC pro Kabila, a plutôt préféré se justifier via les réseaux sociaux tout en se cramponnant à ne se mettre qu’à la disposition du seul bureau définitif. Argumentaire balayé dès l’entame de la séance plénière par le président du bureau d’âge. Le doyen Mboso précise que c’est la plénière souveraine qui investit le gouvernement et non le bureau. Et c’est la même plénière qui convoque le Premier ministre et non pas le bureau.

A voir de près, le Premier ministre déchu n’a pas vraiment eu la meilleure approche en choisissant de ne s’appuyer que sur son parti, en particulier son autorité morale, plutôt que de lire la nouvelle dynamique politique en place. C’est le refus de réalisme mais qui le fait sortir par la petite porte.

Quelle sera la suite ?

Tout est réglé par la Constitution. L’article 147 stipule : « Lorsque l’Assemblée nationale adopte une motion de censure, le Gouvernement est réputé démissionnaire. Dans ce cas, le Premier ministre remet la démission du Gouvernement au Président de la République dans les vingt-quatre heures… »

Sylvestre Ilunga qui n’a été respectueux que des mots d’ordre de son camp politique, le FCC, va-t-il une fois de plus ignorer sa casquette républicaine pour ne pas respecter cette disposition constitutionnelle ? La question demeure. Néanmoins, au-delà des conséquences juridiques, en cas de non-respect, les conséquences politiques seront certainement immédiates.

Pitshou Mulumba
Le potentiel

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